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Ben Yahya : « l'éradication de la mendicité ne se fait pas en un seul mandat »
Publié dans L'opinion le 28 - 10 - 2025

L'élimination des phénomènes de la mendicité et du sans-abrisme ne saurait se faire en une seule année ni au cours d'un seul mandat gouvernemental, a indiqué, lundi, la ministre de la Famille, de la Solidarité et de l'Inclusion sociale, Naïma Ben Yahya.
La générosité et l'esprit de solidarité, profondément ancrés dans notre société, font de la mendicité un ultime recours pour les plus vulnérables. Lorsqu'ils se retrouvent dans une détresse extrême, les personnes âgées, les femmes et les enfants demandent quelques pièces aux passants, dans l'espoir de jours meilleurs. Mais le phénomène a changé. De plus en plus de personnes s'organisent désormais en véritables réseaux, structurés comme des systèmes pyramidaux, se partageant les zones et exploitant les plus fragiles, en particulier les enfants et les migrants en situation irrégulière. Ce constat était au cœur de la séance parlementaire de lundi, durant laquelle la ministre de tutelle a rappelé que la réussite de toute réponse durable repose sur une mobilisation collective réunissant les efforts des autorités, de la société civile et de l'ensemble des citoyens.

Naïma Ben Yahya a insisté sur le fait que la responsabilité est partagée, déclarant que les citoyens qui donnent de l'argent à des mendiants exploitant des enfants contribuent, sans le vouloir, à la perpétuation du phénomène. Pour elle, la prévention constitue la véritable solution, et la prise de conscience sociale en est le fondement. Côté institutionnel, e ministère a adopté trois approches globales pour la protection de tous les enfants, englobant les victimes de la mendicité et de la traite des êtres humains. La première approche repose sur la sensibilisation et la prévention. Il s'agit d'éduquer la société sur les effets néfastes de la mendicité et de faire comprendre que quiconque donne de l'argent à un mendiant contribue, sans le savoir, à entretenir ce fléau.

À cet égard, Ben Yahya a relevé que les campagnes de sensibilisation commencent à produire des effets positifs. En effet, depuis la diffusion de la série ramadanesque consacrée au phénomène de la mendicité, on observe une nette évolution de l'opinion publique. De plus en plus de Marocains refusent désormais de donner de l'argent dans la rue, conscients que ce geste, bien que souvent empreint de compassion, alimente un système d'exploitation.

La ministre a également noté que le phénomène de la mendicité a évolué et pris de nouvelles formes, parfois plus intrusives. Certains individus montent désormais dans les trains en groupes pour solliciter de l'argent en invoquant des soins médicaux coûteux et passent tout le trajet à dérouler des récits bien préparés. D'autres importunent les clients attablés dans les cafés et restaurants, soit en entrant à l'intérieur, soit en restant devant les établissements, réclamant de l'argent ou de la nourriture. Certains vont même jusqu'à déposer des bonbons, des roses ou de petits objets sur les tables pour forcer une contribution financière. Selon la ministre, ces dérives traduisent une mutation préoccupante du phénomène, qui appelle une réponse coordonnée, à la fois sociale, éducative et sécuritaire.

Pour Ben Yahya a les phénomènes tels que les enfants en situation de rue, la déscolarisation ou la mendicité sont souvent liés à des dysfonctionnements familiaux. C'est pourquoi, a-t-elle expliqué, le travail sur le renforcement de la cohésion familiale constitue une base essentielle pour traiter ces problématiques à la racine. Dans cette perspective, la ministre a précisé que le ministère continue de déployer des efforts sur le terrain afin de limiter l'expansion de ces phénomènes. Il organise des campagnes régulières et a renforcé la capacité opérationnelle des unités mobiles d'assistance sociale, grâce à une enveloppe de 11 millions de dirhams dédiée à l'acquisition d'équipements et de véhicules spécialisés.

De plus, 16.53 millions de dirhams ont été mobilisés pour soutenir 31 établissements accueillant des personnes sans abri. Le ministère travaille également à l'aménagement et à l'équipement de nouveaux centres sociaux destinés à accueillir et accompagner les populations les plus vulnérables.

Toutefois, la ministre a tenu à rappeler que ces efforts interviennent souvent en réaction à des situations déjà installées, alors que le véritable enjeu réside dans la prévention à la source. Il s'agit de préserver la stabilité des foyers et d'agir en amont pour éviter que les déséquilibres familiaux ne se transforment en problèmes sociaux chroniques. Ceci dit, le ministère finalise actuellement la Stratégie nationale de la famille, un cadre d'action global visant à s'attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité sociale, de la pauvreté et du délitement familial. Cette stratégie a pour ambition de placer la famille au cœur des politiques publiques et de bâtir une société plus solidaire, où la cohésion familiale devient le premier rempart contre l'exclusion et la précarité.


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