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Conjoncture économique, monétaire et financière
Poursuite de la croissance mondiale, avec toutefois un déphasage entre les pays avancés et ceux émergents Au niveau national, le déficit commercial se creuse de 23,5%

A en juger par la revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière du mois de juillet de l ‘année en cours, émanant de la Banque centrale, les données les plus récentes de la conjoncture internationale continuent de confirmer globalement la poursuite de la croissance mondiale, avec toutefois un déphasage entre les pays avancés et ceux émergents. A cet effet, Bank Al-Maghrib précise que la croissance reste fragile dans le premier groupe, avec des taux de chômage élevés, tandis que dans le second groupe elle demeure toujours vigoureuse.
Aux USA, la hausse du PIB s'est située à 2,3% au premier trimestre 2011, en glissement annuel, après 2,8% au trimestre précédent, tandis que dans la zone euro, elle s'est établie à 2,5% au lieu de 2% un trimestre auparavant.
Par contre, au niveau des pays émergents d'Asie, notamment en Chine et en Inde, la croissance économique demeure élevée, avec des taux respectifs de 9,7% et de 7,8%, en glissement annuel au premier trimestre 2011, après 9,8% et 9,7% au trimestre précédent.
La même tendance est à relever au niveau du marché de l'emploi.
Dans les pays avancés, la situation demeure caractérisée par la persistance de niveaux relativement élevés du chômage.
Le taux de chômage aux Etats-Unis a augmenté à 9,2% en juin 2011, tandis que dans la zone euro, il a stagné à 9,9% en mai.
Dans ce contexte, ajoute Bank Al-Maghrib, les signes d'instabilité continuent de persister sur les marchés financiers, les craintes motivées par un effet de contagion de la crise de la dette souveraine s'étant amplifiées dans plusieurs pays périphériques de la zone euro.
De leur côté, les marchés monétaires ont marqué des évolutions contrastées entre les Etats-Unis et la zone euro, où ils ont connu un regain de tension, traduisant une méfiance croissante entre les banques européennes. Au niveau des marchés de change internationaux, l'euro continu son appréciation vis-à-vis des principales devises, notamment le dollar, par rapport auquel, il s'est apprécié de 0,5% en juin. Pour sa part, le crédit a poursuivi son accroissement en glissement annuel, avec des rythmes encore modérés dans les pays avancés.
Concernant les décisions de politique monétaire, la BCE, lors de sa réunion du 7 juillet 2011, a de nouveau relevé de 25 points de base son taux directeur à 1,50% après celui effectué en avril, alors que la Banque d'Angleterre et la FED ont maintenu leurs taux directeurs inchangés respectivement à 0,5% et dans une fourchette de 0% à 0,25% lors de leur dernière réunion.
Sur les marchés des matières premières, les prix ont poursuivi leur évolution baissière, observée depuis mai, tel que cela ressort de la diminution de 1,1%, en glissement mensuel, de l'indice de Dow Jones UBS. Cette évolution s'explique par le repli, respectivement, de 1,6% et de 0,8% d'un mois à l'autre de l'indice des produits énergétiques et de celui hors énergie. Les prix du phosphate et
dérivés ont, quant à eux, enregistré des évolutions divergentes en variation mensuelle au cours du mois de juin 2011, avec une stabilisation du cours du phosphate brut, une augmentation de celui du chlorure de potassium et de l'Urée.
Dans ce contexte, l'inflation mondiale a connu une augmentation en mai, s'établissant à 3,6% aux Etats-Unis et à 2,7% dans la zone euro. Dans les pays partenaires, elle a progressé de 3,6% en Espagne et 3% en Italie, tout en se stabilisant à 2,2% en France, alors qu'en Allemagne, l'inflation est revenue à 2,4% en mai, après 2,7% en avril.
Conjoncture nationale :Creusement de 23,5% du déficit commercial
Dans cet environnement, au niveau national, les indicateurs de la balance des paiements révèlent le creusement de 23,5% du déficit commercial à fin mai 2011, reflétant ainsi un accroissement, en valeur, des importations plus important que celui des exportations. Les importations ont, en effet, observé une progression de 24,2%, attribuable à celles de 43,9% de la facture énergétique et de 19,2% des importations hors énergie. Les exportations ont, quant à elles, enregistré une hausse de 23,5%, liée à la fois à l'augmentation de 53,5% des ventes de phosphates et dérivés et à celle de 15,6% des exportations hors phosphates et dérivés. Dans ces conditions, le taux de couverture s'est établi à 48% contre 48,3% un an auparavant. Pour leur part, les recettes au titre des voyages et les transferts MRE, avec des montants respectifs de 20,2 et de 21,8 milliards de dirhams, se sont renforcés respectivement de 9,2% et de 7,2% à fin mai. En revanche, les recettes et les dépenses au titre des investissements et prêts privés étrangers, chiffrées respectivement à 9 milliards de dirhams et à 2,8 milliards, ont accusé des baisses de 2,5% et de 84,5%, suite notamment à l'opération de cession d'une part de capital de Méditel par les compagnies Telefonica et Portugal Telecom réalisée en janvier 2010, soit une entrée nette de 6,2 milliards de dirhams.
Sur la base des comptes nationaux trimestriels publiés le 4 Juillet 2011 par le HCP, l'économie nationale a enregistré une croissance de 4,9% au premier trimestre 2011, attribuable à la progression de 4,7% de la valeur ajoutée non agricole et à 3,7% de celle agricole. En 2010, la croissance globale s'est établie à 3,7%.
Pour ce qui est des évolutions sectorielles, selon les dernières estimations du ministère de l'agriculture, la production céréalière devrait atteindre 88 millions de quintaux, soit une hausse de 18% par rapport à la campagne précédente, favorisée par les bonnes conditions climatiques, et par la hausse des superficies semées. Quant à l'activité de la pêche côtière et artisanale, elle a accusé durant les cinq premiers mois de l'année, une baisse de 32% des volumes débarqués, en relation principalement avec le recul des captures des poissons blancs et pélagiques.
S'agissant du secteur secondaire, les résultats de l'enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib dans l'industrie relatifs au mois de mai, révèlent globalement une nouvelle baisse de l'activité.
Parallèlement, le taux d'utilisation des capacités de production a reculé d'un point de pourcentage, se situant à 70%. Les professionnels laissent entrevoir un développement de l'activité manufacturière pour les trois prochains mois. S'agissant du secteur du bâtiment et travaux publics, la consommation du ciment s'est élevée à 6,67 millions de tonnes à fin mai, en accroissement de près de 6,9%. Au niveau du secteur minier, la production marchande de phosphate s'est accrue de 13,8%, à fin avril 2011, tirée principalement par la demande des unités locales de transformation qui a utilisé 66% de la production. De même, le chiffre d'affaires à l'export du secteur du phosphate s'est accru de 53,5% pour s'établir à 18,4 milliards de dirhams, à la faveur de la hausse des cours mondiaux. Concernant le secteur énergétique, la branche de raffinage a marqué une progression de 6,8% de sa production au terme du mois de mai. La demande d'électricité s'est ainsi améliorée, quant à elle, de 7,4% suite à la hausse de la demande basse et haute tension. En regard, la production locale d'électricité s'est ralentie, son rythme de progression est revenu de 10,1% à fin mai 2010 à 2,7% à fin mai 2011.
Au niveau du secteur tertiaire, le flux touristique a augmenté de 6,6% à fin mai contre 11,2% durant la même période de l'année précédente et les nuitées déclarées par les unités classées ont quasiment stagné. Dans ces conditions, les recettes touristiques se sont élevées à 20,2 milliards de dirhams, en progression de 9,2% par rapport à l'année dernière.
La situation des charges et ressources du Trésor, à fin mai 2011, indique une augmentation du déficit budgétaire hors recettes de privatisation, qui ressort à 17,8 milliards de dirhams contre 13,5 milliards un mois auparavant. Les recettes au titre de la privatisation se sont chiffrées à 5,3 milliards de dirhams et ont concerné la cession de 20% du capital social de la Banque Centrale Populaire aux Banques Populaires Régionales. Globalement l'évolution des finances publiques recouvre à la fois une hausse des dépenses de compensation, une baisse de 16% des dépenses d'équipement et une progression de 5,7% des recettes fiscales. Comparativement à la même période de 2010, le déficit budgétaire hors recettes de privatisation s'inscrit, toutefois, en atténuation de 115 millions de dirhams. Les recettes ordinaires hors privatisation, chiffrées à 82,6 milliards, ont enregistré une hausse de 6,5% contre une baisse de 1,7% à fin mai 2010. Par ailleurs, les dépenses globales, ayant marqué un accroissement de 4%, ont été tirées principalement par les charges de compensation, dont le montant a atteint 20,7 milliards contre 11,2 milliards à la même période de 2010. Les dépenses de fonctionnement se sont inscrites en baisse de 6,1%, recouvrant une baisse des dépenses des autres biens et services de 26,9% et une hausse de celles du personnel de 7,2%. Le stock des arriérés de paiement s'est élevé à 17,4 milliards de dirhams à fin mai au lieu de 15,5 milliards à fin avril 2011 et de 10,5 milliards à fin mai 2010. Compte tenu de la constitution d'arriérés pour un montant de 2 milliards et du solde positif des comptes spéciaux du Trésor de 6 milliards, le déficit de caisse s'est établi à 15,8 milliards.
S'agissant de la liquidité bancaire, les facteurs autonomes ont exercé sur les trésoreries bancaires un impact restrictif de 11,2 milliards de dirhams entre mai et juin, en relation essentiellement avec la contraction des avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib et, dans une moindre mesure, avec la hausse de la circulation fiduciaire. Compte tenu de la quasi-stabilité du montant de la réserve monétaire, le besoin de liquidité des banques ressort à 28 milliards de dirhams au lieu 16,8 milliards le mois précédent. Aussi, Bank Al-Maghrib a-t-elle augmenté le volume de ses injections par le biais des avances à 7 jours sur appel d'offres, le portant à 24 milliards de dirhams.
Parallèlement, le taux moyen pondéré sur le marché interbancaire s'est établi à 3,29% en juin 2011, en hausse de 3 points de base par rapport au mois précédent. Pour leur part, les taux des bons du Trésor à 52 semaines sont restés inchangés entre mai et juin, se chiffrant à 3,45%. Quant aux taux des bons à 2 ans, à 5 ans et à 10 ans, ils ont enregistré des hausses allant jusqu'à 2 points de base par rapport aux dernières émissions, atteignant respectivement 3,63%, 3,85% et 4,13%. Pour ce qui est des taux créditeurs, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et 12 mois, est passé de 3,47% en avril à 3,49% en mai.
Au niveau des conditions monétaires, les données arrêtées à fin mai 2011 montrent la poursuite de la décélération du rythme de progression des agrégats de monnaie et de crédit. Ainsi, le taux de croissance annuelle de l'agrégat M3 s'est situé à 4%, contre 4,2% en moyenne lors des quatre premiers mois de l'année, recouvrant des évolutions divergentes selon les composantes. En effet, la monnaie scripturale a enregistré un accroissement de 2,4% en glissement annuel, au lieu de 4,5% en avril. Pour sa part, la circulation fiduciaire continue d'augmenter à un rythme soutenu, soit 9,2% au lieu de 9,8% en avril, tandis que la hausse dépôts à terme s'est établie à 3,3%, après 3,8% le mois précédent. En revanche, les certificats de dépôts et les placements à vue ont poursuivi leur hausse à des rythmes soutenus. Quant aux titres des OPCVM monétaires, ils ont accusé une baisse de 0,4% par rapport à celui de mai 2010. S'agissant du crédit bancaire, il a enregistré une augmentation de 5,9% en glissement annuel, après 6,8% en avril et 6,4% au premier trimestre. Concernant les autres sources de création monétaire, les avoirs extérieurs nets ont marqué une hausse de 0,7% en glissement annuel, s'établissant 179,4 milliards de dirhams, alors que les créances nettes sur l'administration centrale se sont accrues de 7,8% en glissement annuel au lieu de 4,4% un mois auparavant. Pour ce qui est des agrégats de placements liquides, ils ont progressé de 11,4% en glissement annuel, après une hausse de 14,1% en avril.


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