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Le régime algérien serait mieux avisé de balayer devant sa porte
Sahara marocain : L'Algérie veut ouvrir les portes de la région à l'ingérence internationale
Publié dans L'opinion le 30 - 10 - 2013

En lançant lundi depuis Abuja (Nigeria) un appel en faveur de la mise en place d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme au Sahara, l'Algérie s'est inscrite une nouvelle fois en porte-à-faux contre la volonté sincère du Maroc et des partenaires internationaux de clore définitivement ce dossier, monté de toutes pièces par Alger pour servir ses desseins hégémoniques dans la région.
Au bord de l'implosion à cause d'une guerre larvée pour le pouvoir au sommet de l'Etat, le régime algérien tente donc une nouvelle fois de détourner les regards sur des problèmes internes endémiques et d'absorber la grogne sociale grandissante, en recourant à la formule magique qui lui a permis jusqu'ici de neutraliser et de museler ses opposants: déclencher une confrontation politico-médiatique avec le Maroc sur le dossier du Sahara.
L'Algérie, dont le nouveau chef de diplomatie n'a eu de cesse d'appeler à la retenue, a jugé donc nécessaire, par la voix de son chef d'Etat Abdelaziz Bouteflika, de mettre en place un «mécanisme de suivi et de surveillance des droits de l'Homme» dans les provinces du Sud du Royaume.
En remuant le couteau dans la plaie, le pouvoir algérien croit pouvoir faire revenir le temps en arrière, sachant que la communauté internationale, via le Conseil de Sécurité de l'ONU, a déjà testé la fermeté du Maroc sur cette affaire qui touche à la souveraineté nationale, en songeant un moment à l'idée d'élargir le mandat de la Minurso. Pour une tentative désespérée, c'en est véritablement une de la part des responsables algériens.
De l'avis de plusieurs observateurs, le fait de vouloir s'appuyer sur la pathétique affaire des droits humains dénote d'un opportunisme politique de piètre facture par lequel l'Algérie signera un antécédent devant hypothéquer la souveraineté des pays de la région à jamais et ouvrir les portes aux ingérences de toutes sortes, ignorant délibérément que la roue de la géostratégie finit toujours par tourner et les vents des intérêts changent forcément de cap, un jour ou l'autre. En se comportant de la sorte, Alger feint ignorer que pour les Marocains, le Sahara est une cause nationale sacrée. Ce n'est ni un slogan électoraliste, ni un sujet de surenchère politicienne.
Les faiseurs de la politique extérieure algérienne semblent souffrir d'amnésie ou être frappés de versatilité chronique. Lorsque la communauté internationale avait donné son feu vert pour une intervention militaire au Mali dans le but de chasser les groupes extrémistes, il y avait une levée de bouclier à Alger contre cette opération, sous le prétexte du sacro-saint principe de non-ingérence dans les affaires d'un pays souverain.
Dans la mesure où les dirigeants algériens affectionnent ce principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, d'ailleurs inscrit dans la Constitution de leur pays, pourquoi ne l'appliquent-ils pas à l'égard d'un pays «frère» et voisin comme le Maroc ? On est en droit de leur demander d'où sont issus les principaux leaders du polisario et par qui sont-ils entretenus et encadrés ?
En mettant à toutes les sauces les idéaux de non-ingérence et du droit des peuples à l'autodétermination, les dirigeants algériens s'emploient à camoufler une duplicité condamnée par le Traité constitutif de l'Union du Maghreb Arabe : «Les Etats membres s'engagent à ne permettre sur leurs territoires respectifs aucune activité ni organisation portant atteinte à la sécurité, à l'intégrité territoriale ou au système politique de l'un des Etats membres». Dixit le Traité de Marrakech.
Cette obstination incompréhensible à contrarier le Maroc et à maintenir en vie une idée illusoire d'une république fantoche, repose la question restée en souffrance : Pourquoi tant d'acharnement à s'investir corps et âme dans une cause perdue, à financer et entretenir une république chimérique et à faire rater aux peuples de la région l'occasion de vivre dans un espace de paix et de prospérité?. Seuls les apparatchiks du pouvoir algérien sont en mesure d'y répondre.
En attendant, experts et observateurs internationaux relèvent, non sans étonnement, le culot du pouvoir algérien s'agissant de la question des droits de l'Homme. C'est le cas notamment du Président du conseil d'administration du «Institute on Religion and Public Policy» (IRPP), basé à Washington, Joseph K. Grieboski.
Avant d'oser parler des droits de l'Homme dans les provinces du sud et de suggérer de manière effrontée la modification du mandat de la Minurso, le régime algérien «serait mieux avisé de balayer devant sa porte», indique-t-il dans un entretien à la MAP.
Le Président du IRPP a estimé, à ce propos, que la sortie du président Bouteflika «n'est qu'une tentative désespérée visant à occulter les échecs à répétition de l'Algérie, face aux succès enregistrés par le Maroc grâce à un train de réformes tous azimuts, tout particulièrement dans le domaine des droits de l'Homme».
Et de faire observer qu'»à chaque fois que le régime algérien se retrouve en difficulté par rapport à sa situation interne, il se retourne contre le Maroc pour créer diversion». En dépit des vents de changements qui traversent la région, a-t-il noté, le régime algérien «demeure réfractaire à tout processus de démocratisation».
«Mais, l'Algérie ne peut crier au loup longtemps, car la communauté internationale n'est pas dupe», a souligné Joe Grieboski.
Le Directeur de l'Africa Center relevant de l'Atlantic Council, Peter Pham, pointe aussi du doigt cette «énième tentative de diversion de la part du président algérien pour éviter de parler de la situation dramatique des droits de l'Homme qui prévaut dans les camps de Tindouf».
L'Algérie, a-t-il déploré, fait fi des conventions internationales des droits des réfugiés, en expliquant qu'Alger persiste à ignorer de manière flagrante les engagements auxquels elle avait souscrits dans le cadre de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et du Protocole y afférent de 1967, à l'égard des populations séquestrées sur son sol.
La sortie du président Bouteflika n'est qu'une diversion «pour éviter de parler de la situation interne en Algérie et des conditions spécifiques autour des camps de Tindouf», a estimé M. Pham, en soulignant que le régime algérien «doit s'expliquer avec honnêteté devant la communauté internationale».


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