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Egypte: ouverture du scrutin pour une présidentielle sans enjeu
Publié dans L'opinion le 27 - 05 - 2014

Les Egyptiens commençaient à voter hier lundi pour une élection présidentielle que l'homme fort du pays et ancien chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, pourfendeur des islamistes, est assuré de remporter dans un pays réclamant avant tout un retour au calme.
Le maréchal de 59 ans, aujourd'hui à la retraite, dirige déjà de facto le gouvernement intérimaire installé lorsqu'il a destitué et fait emprisonner il y a 11 mois le président islamiste Mohamed Morsi. Et il est extrêmement populaire depuis qu'il a lancé une répression implacable et sanglante contre les pro-Morsi, notamment les Frères musulmans.
De longues files d'attente d'hommes et de femmes, séparées, s'étaient formées au petit matin devant les bureaux de vote du Caire qui ont ouvert à 09H00 pour un scrutin qui doit durer deux jours. Les murs de la capitale sont littéralement couverts depuis des mois de portraits de Sissi, qui jouit d'un quasi-culte de la personnalité depuis son coup de force du 3 juillet 2013.
Pour une majorité d'Egyptiens, il est l'homme à poigne qui ramènera la stabilité après les trois années de «chaos» et de crise économique ayant suivi la révolte populaire de 2011 contre Hosni Moubarak.
Mais pour ses détracteurs, l'armée confirmera avec son élection qu'elle a repris en main le pays après avoir laissé M. Morsi et les islamistes se brûler les ailes pendant un an d'exercice éphémère du pouvoir. Le gouvernement intérimaire est déjà considéré par les défenseurs des droits de l'Homme comme plus autoritaire que celui de M. Moubarak.
Pour justifier la destitution de Morsi, seul président jamais élu démocratiquement en Egypte, l'armée et M. Sissi avaient invoqué les millions d'Egyptiens descendus dans la rue trois jours plus tôt pour réclamer le départ de M. Morsi, accusé de vouloir accaparer le pouvoir au profit de ses Frères musulmans et islamiser la société à marche forcée.
Depuis le 3 juillet, policiers et soldats ont tué plus de 1.400 manifestants pro-Morsi, emprisonné plus de 15.000 Frères musulmans et autres islamistes présumés, dont plusieurs centaines ont déjà été condamnés à la peine de mort dans des procès de masse expéditifs.
Une répression qualifiée de sans précédent dans ce pays par les capitales occidentales et l'ONU, mais applaudie par la grande majorité des 86 millions d'Egyptiens, chauffés à blanc par les médias qui alimentent un véritable culte de la personnalité depuis 11 mois.
A tel point que le maréchal, dont les portraits couvrent tous les murs depuis des mois, n'a pas eu besoin de battre la campagne.
L'heure est à la stabilité
Il faut dire que son unique rival, le leader de la gauche Hamdeen Sabbahi, fait bien pâle figure malgré une campagne très active sur le terrain, et n'est guère en mesure d'empocher un nombre significatif de voix, selon les experts et diplomates unanimes. Certains le considèrent comme un faire-valoir, au mieux résigné, au pire consentant, pour une élection jouée d'avance.
Dans des entretiens fleuves sur les chaînes de télévision, M. Sissi n'a d'ailleurs pas caché ses intentions, sachant qu'il ne faisait que conforter les aspirations d'une opinion publique inquiète de la multiplication des manifestations et attentats.
L'Egypte ne sera «pas prête pour la vraie démocratie avant 20 ou 25 ans», a-t-il asséné sans ciller, une assertion qui revient comme une antienne dans la bouche de très nombreux Egyptiens de tous les horizons sociaux.
Et M. Sissi martèle que l'heure n'est plus aux manifestations mais à la stabilité. Et que celle-ci ne reviendra qu'avec l'éradication des «terroristes», comme le gouvernement intérimaire et les médias appellent depuis plusieurs mois les Frères musulmans.
La confrérie islamiste vieille de 86 ans avait pourtant remporté toutes les élections depuis la chute de Moubarak.
Mais le gouvernement intérimaire a décrété la confrérie «organisation terroriste» et la considère responsable des attentats qui ont tué, selon les autorités, plus de 500 policiers et soldats depuis l'été.
La plupart de ces attaques sont pourtant revendiquées par deux groupes jihadistes, Ansar Beït al-Maqdess et Ajnad Misr, qui disent s'inspirer d'Al-Qaïda et agir en représailles à la sanglante répression visant les islamistes.
En deux jours de scrutin lundi et mardi, 53 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. Cette présidentielle devrait être suivie de législatives, probablement vers l'automne.


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