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Tabagisme : La cigarette électronique, problème ou solution miracle
Publié dans L'opinion le 02 - 06 - 2014

La cigarette électronique, problème de santé publique ou solution miracle au tabagisme?
Jamais produit de consommation n'a suscité autant de controverse et de convoitise comme l'a fait la cigarette électronique. Entre ceux qui mettent en avant sa qualité de substitut tabagique et ceux qui y voient un produit assimilé au tabac qui doit être traité en tant que tel, les avis sont partagés au Maroc.


Les partisans du premier avis, dans leur plus grande part des vendeurs et des utilisateurs - dits vapoteurs, en référence à la vapeur émise par la cigarette électronique -, dénoncent une "diabolisation à tort" d'un dispositif beaucoup moins nocif que la cigarette à tabac de combustion, composée de 4.000 substances chimiques dont 50 sont confirmés cancérigènes.


En effet, s'il existe une diversité de cigarettes électroniques, le liquide utilisé contient généralement deux principaux composants : le propylène glycol et la glycérine végétale, deux matières à base végétale qui ne sont pas cancérigènes. S'y ajoute, parfois, de la nicotine, une substance non-cancérigène, contrairement aux idées reçues, mais qui est fortement addictive.


Les vapoteurs apprécient cette qualité de pouvoir diminuer à souhait les doses de la nicotine ou de la supprimer carrément. Cela correspond parfaitement à la démarche dégressive adoptée dans le sevrage tabagique, confie Amine, responsable RH dans un Centre d'appel à Rabat, converti exclusivement à la cigarette électronique après 17 ans de tabagisme et 2 paquets par jour et après avoir essayé sans succès diverses méthodes d'aide au sevrage : patchs, chewing-gums et même l'hypnose.


La forme, très proche de la cigarette classique, et la présence de la vapeur permettent de conserver "le plaisir" de la gestuelle associée à la cigarette classique, estime Karim, un autre vapoteur casablancais, qui continue de fumer, tout en réduisant considérablement la quantité du tabac.


Cela correspond aux besoins d'une part importante de fumeurs qui ne sont pas tant dépendants de la nicotine mais du geste de fumer (dépendants comportementaux).


Ces "vertus" vantés par les vapoteurs sont largement contestés par les détracteurs de la cigarette électronique, à leur tête le ministère de la Santé qui "déconseille formellement" l'utilisation de cet appareil électronique aussi bien par les fumeurs que les non-fumeurs, au point de le considérer comme une forme de tabagisme.


S'alignant sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le ministère de la Santé considère, dans un communiqué publié fin avril, que "la cigarette électronique reste un produit contenant de la nicotine et est susceptible d'entraîner une dépendance", et soutient qu'il existe "un risque très élevé d'initiation au geste de fumer, surtout parmi les populations jeunes et les femmes, qui n'auraient pas autrement commencé à fumer".


Cette mise en garde intervient après l'apparition sur l'espace public de publicités vantant les bienfaits de ce produit, le ministère se considérant donc interpellé de réagir étant donné qu'il est le garant de la protection de la santé des citoyennes et des citoyens.

L'autorité gouvernementale reprend aussi les arguments de l'OMS qui "n'a jamais considéré les cigarettes électroniques comme moyen d'aide au sevrage tabagique, et ne dispose pas de preuves scientifiques permettant de confirmer l'innocuité et l'efficacité du produit", fermant ainsi la voie à toute tentative visant à considérer ces appareils comme des alternatives au tabac à combustion.

Comme le ministère de la santé, la communauté médicale reste vigilante à l'égard de ce nouveau produit face auquel elle ne dispose pas de recul, tout en minimisant l'ampleur du phénomène au Maroc, par rapport à l'Europe, par exemple.


Le Dr. Abdelali Boudlal, pneumologue à Salé, affirme déconseiller ce produit "commercial" à ses patients en sevrage tabagique et qui sont très peu à le réclamer. 

"Je préfère prescrire des produits validés par la pharmacopée et testés scientifiquement et cliniquement, dans le cadre de protocoles d'aide au sevrage qui ont démontré leur efficacité", souligne-t-il à la MAP. 




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