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Oxford Business Group évalue le secteur énergétique national
Le Maroc mise sur le gaz naturel liquéfié
Publié dans L'opinion le 20 - 04 - 2018

Identification des gisements de gaz commercialement viables 94 % des besoins en énergie primaire couverts par les importations de pétrole et de charbon
Le Maroc mise sur le Projet de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) et les énergies renouvelables pour diversifier son mix énergétique et répondre à la demande croissante en électricité. C'est ce qu'estime Oxford Business Group (OBG), un cabinet d'intelligence économique, basé à Londres, dans une récente note d'information sur le Maroc.
« Projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de plusieurs milliards de dollars, découvertes de gisements de gaz sur le territoire, et engagement continu en faveur des énergies renouvelables : c'est ainsi que le Maroc compte répondre aux besoins grandissants des consommateurs et de l'industrie en matière d'énergie, et diversifier son mix énergétique », souligne-t-on.
Pour le gaz, OBG cite le cas du projet « Gas to Power», un complexe gazier évalué à 4,6 milliards de dollars, que le Maroc s'apprête à lancer. Ce projet d'envergure, dont l'achèvement est prévu en 2025, sera réalisé dans le cadre d'un seul et même contrat. Les travaux consisteront en la construction de deux nouvelles centrales électriques à cycle combiné alimentées au gaz naturel, dotées d'une capacité respective de 1 200 MW, d'un terminal de GNL et d'une unité de regazéification à terre au Port de Jorf Lasfar sur la côte Atlantique, ainsi que des gazoducs qui raccorderont le terminal au pipeline Maghreb-Europe. Les consultants techniques et financiers de ce projet ont été recrutés en 2016, affirme OBG.
Les experts du cabinet d'intelligence économique londonien notent, par ailleurs, que le Maroc ambitionne également de miser sur l'augmentation de la part des énergies renouvelables de 32 % à 52 % d'ici à 2030, et sur la diversification de la composante combustibles fossiles en vue de réduire la dépendance au pétrole et au charbon. À l'heure actuelle, poursuit la même source, environ 94 % des besoins en énergie primaire sont couverts par les importations, principalement de pétrole et de charbon, mais également par certains transferts d'électricité directs.
GNL, une opportunité pour les fournisseurs internationaux
D'autre part, le GNL, grâce à des projets tels que la centrale électrique de Jorf Lasfar, devrait représenter au moins 13 % de la capacité totale d'ici à 2025. A titre de comparaison, le gaz naturel représentait 5,8 % de la consommation d'énergie primaire en 2015.
Dans le même ordre d'idées, OBG fait savoir que la volonté du Royaume de relancer le GNL représente même une opportunité pour les fournisseurs internationaux. Plusieurs producteurs en amont ont d'ailleurs d'ores et déjà manifesté leur intérêt pour l'approvisionnement en gaz de la future centrale. « A la suite de la signature en 2016 d'un accord de coopération bilatérale renforcée avec le Qatar pour le développement de l'énergie, une délégation américaine s'est rendue au Maroc, à la mi-octobre de l'année dernière, pour discuter de changements à l'actuel accord de libre-échange en vue d'éventuellement ajouter les Etats-Unis à la liste de sources potentielles de matières premières. Les Etats-Unis, jadis importateur net de gaz, sont ainsi en passe de devenir un acteur de premier rang sur le marché du GNL grâce au développement de ses capacités en gaz de schiste.
Le même mois, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait déclaré que les deux fournisseurs de gaz naturel, Gazprom et Novatek, envisageaient également la possibilité d'approvisionner le pays en GNL et d'y construire des infrastructures d'énergie », indique OBG.
Identification des gisements de gaz commercialement viables
Autre point soulevé par les analystes d'OBG est l'identification des gisements de gaz commercialement viables par les spécialistes de l'exploration et production(E&P). Ils citent l'exemple ici de Sound Energy, entreprise britannique d'E&P, qui a recensé, en 2017, des gisements de gaz compris entre 9000 et 31 000 milliards de pieds cubes à sa concession de Tendrara dans l'est du Maroc. La production pourrait être lancée dès 2019.
Cette année, une autre société britannique d'E&P, SDX Energy, a découvert deux gisements supplémentaires dans le nord du pays.
Côté amont, poursuit la même source, les nouvelles perspectives locales annoncent une hausse des investissements en E&P. Selon les médias locaux, pas moins de 164 millions de dollars seront investis cette année, contre 130 millions de dollars en 2017.
En pariant sur une plus grande indépendance énergétique, souligne OBG, le Maroc devrait également réduire son déficit commercial qui en 2017 avait augmenté de 2,8 % en passant de 185 milliards de dirhams (16,3 milliards d'euros) à 190,2 milliards de dirhams (16,8 milliards d'euros), selon l'Office des Changes. Or les produits énergétiques pesaient le plus lourd dans cette augmentation ainsi que dans les dépenses globales en importations, avec un bond de 27,4 % en raison de la hausse des prix du baril de pétrole.
OBG évoque aussi, dans sa note d'information, le projet de pipeline de gaz naturel entre le Maroc et le Nigéria, actuellement en phase avancée d'études de faisabilité. Cette liaison de 4 000 km permettrait de transporter du gaz nigérian vers le Maroc, qui pourrait également faire fonction de point de départ aux exportations vers l'Europe et fournir un accès à d'autres pays tout au long du trajet.
Pour rappel, c'est en mai 2017 à Rabat que des accords supplémentaires ont été signés pour ce pipeline évalué à 25 milliards de dollars, qui permettrait, selon les responsables marocains, d'accélérer l'alimentation en électricité en Afrique de l'Ouest et servirait de tremplin à la création d'un marché régional de l'électricité compétitif.
A. CHANNAJE


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