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Le 17ème festival des musiques sacrées de Fès se tient sous un thème qui interpelle "la Sagesse du monde"
Publié dans MAP le 01 - 06 - 2011

Fort de son rayonnement et de sa vocation de paix et de rapprochement entre les peuples, le Festival des musiques sacrées de Fès tient sa 17-ème édition, du 03 au 12 juin dans la capitale spirituelle du Royaume, sous un thème qui interpelle "la Sagesse du monde".
+Par Roukane El Ghissassi+
Le public sera au rendez-vous tout au long du festival avec de vastes et magnifiques chants et rythmes de musique traduisant différentes cultures du monde, que des voix d'artistes vont présenter au public, chacune par son style propre et sa manière singulière d'approcher le sacré.
De l'Amérique Latine à l'Asie du Sud-est, en passant par le Maghreb et le monde arabe, l'édition de cette année, sera à l'instar des précédentes, riche et variée en manifestations, que ce soit pour "les musiques sacrées", le "forum de Fès" ou le "festival dans la ville".
Une soirée d'ouverture à Bab El Makina où, comme l'a souligné le directeur artistique du festival Alain Weber, "la confrontation de l'héritage traditionnel et du monde contemporain, sera mise en valeur" par le compositeur pour le cinéma, Armand Amar, qui va interpréter "Leylâ et Majnûn", (Le fou de Leïla), l'une des oeuvres majeures de la littérature classique et mystique du monde arabe et l'une des expressions lyriques puissantes d'un amour-passion que va déclamer Kaïss pour Leïla.
Face à l'impossibilité d'épouser sa bien-aimée, Kaïss choisira, avant de basculer dans la folie, de se dépouiller de toute raison et de toute volonté. Le désert sera le lieu propice d'exaltation, pour chanter et crier son amour, sa passion, et que Amar présentera pour l'inauguration du festival.
Une oeuvre qu'il a composée toute à lui: un oratorio en prologue, sept chants et épilogue qui va réunir 38 artistes sur scène, venus d'Asie, d'Orient et d'Occident, pour célébrer cette légende universelle ayant fait l'objet d'une myriade d'interprétations, depuis l'époque des Omeyyades, comme a tenu à le rappeler le directeur général du Festival, Faouzi Skalli , lors d'un point de presse.
Ainsi, des artistes et pas des moindres participeront à cette 17ème édition. Que ce soit Youssou Ndour qui va honorer l'âme et la mémoire de Cheikh Sidi Ahmed Al-Tijani (fondateur de la confrérie tijaniyya) ou encore Maria Benthânia, qui va louer la vierge d'un Brésil hybride, Julia Boutros qui va interpréter des chansons anciennes du Liban, Abd Al Malik qui va chanter une poésie inspirée de la voie soufie, et Kazem El Saher et Asma Lmnawar qui vont déclamer en une fusion des poèmes remontant à des temps anciens de l'Irak et du Maroc.
Le magnifique musée Batha, sous un chêne plusieurs fois centenaire, abritera des artistes et des musiciens venant de différentes régions du monde.
S'y produiront Elena Ledda et son quintet et l'Ensemble baroque II Concerto di Arianna (Italie), la chorale Hevra David Hamelech et Urbain Philéas (France), Homayoun Sakhi (Afghanistan), Nawah, Françoise Atlan (Maroc, Palestine), Prem Sanyas "La lumière de l'Asie" et les frères Gundecha (Inde du Nord), Ensemble Paraguay Barroco d'Asuncion (Amérique-latine), Doudou Ndiaye Rose et son ensemble de tambours sabar (Sénégal), l'Ensemble Syubbanul Akhyar (Indonésie).
Au coeur de la médina de Fès, où cohabitent des savoir-faire de différents corps de métiers traditionnels, dans de somptueux palais et demeures, à travers un fondouk, près d'une fontaine, le festivalier sera surpris, toute la durée de ce festival, par des artistes et des groupes qui vont lui offrir des perles précieuses et anciennes de leurs chants.
Il sera à coup sûr émerveillé par un voyage musical et initiatique au coeur des riyads de Fès, agréablement installé dans la tradition andalouse de Tétouan avec Mohamed Amine Akrami et son orchestre marocain, ébloui par les chants et Saetas de louange d'Espagne, attendri par la lyre béguéna du maître Alému Aga d'Ethiopie, conquis par la voix divine de Seikh Taha de la Haute Egypte qui va lui interpréter l'Inshad soufi de Louxor, apaisé par l'ensemble maroco-syrien Wajd, et rasséréné par les chants soufis du Thar de Divana-Rajasthan de l'Inde du Nord.
Ce n'est pas fini, avec le rubâb afghan du renommé Homayoun Sakhi, le clavecin de l'Italie baroque, la harpe de l'ensemble Paraguay Barroco d'Asuncion, les voix andalouses de Naziha meftah à celles de l'ensemble de Mohamed Amin El Akarani de Tétouan", le festivalier ne saura plus où donner de la tête.
Mais il retrouvera ses esprits au coeur de la médina, lorsqu'ensemble s'y produiront le Paraguay Barroco d'Asuncion, l'ensemble Divana, Homayoun Sakhi, Mohamed Amin El Akrami, l'ensemble Wajd, Nahal Tajadod et Jean Claude Carrière.
S'agissant du volet Forum de Fès "Une âme pour la mondialisation", prévu du 04 au 08 juin au Musée Batha (09h00 à 12h00), au programme est prévue la "Conférence des oiseaux" (le débat de sagesse), allusion au recueil de poèmes du poète Iranien Farid Al-Din Attar (1177), qui relate l'histoire d'une nuée de 30 oiseaux pèlerins partant sous la conduite d'une Huppe fasciée à la recherche du Simurgh, leur roi.
Les oiseaux doivent traverser sept vallées pour enfin trouver Simurg. Il s'agit en fait des étapes par lesquelles les soufis passent pour approcher Dieu: la recherche, la demande, l'Amour, la connaissance, le détachement, l'Unicité de Dieu, la stupéfaction, la pauvreté et l'anéantissement.
En transposant cette allégorie de Farid Al-Din Attar constituée d'environ 4.500 distiques, les intervenants vont se pencher sur "ce rapport de forces de plus en plus exacerbé", depuis la chute du mur Berlin, "entre d'une part, une culture occidentale dominée par la raison, la création et la technologie et, d'autre part, des sociétés qu'agiteraient des dogmatismes nouveaux et irrationnels fondés, quant à eux, sur la seule appartenance identitaire ou religieuse", indique-t-on dans la présentation du programme du festival.
"Peu importe que nos ressourcements se nourrissent de philosophies anciennes ou récentes, venues du Nord ou du Sud, d'Orient ou d'Occident. L'essentiel, c'est que, par l'effet de leur rencontre, elles puissent nourrir notre rapport au monde", poursuit cette source.
Le Forum de Fès se penchera, en outre, sur l'étude d'autres thèmes, à savoir: "Quelles sagesses pour notre temps ?"(Yann Arthus Bertrand, Jacques Attali, Patrick Viveret et Wim Wenders),"Quel avenir pour le Proche Orient ?"(Nabil Ayouch, André Azoulay, Mahmoud Hussein, Edgar Morin et Majid Rahnema),"Printemps arabe : les nouveaux horizons du Maghreb" (Younes Ajarraï, Amel Arfaoui, Alaa al Aswany, Bariza Khiari et Abdellatif Laâbi), "Cultures gouvernances et corruption" (Abdesselam Aboudrar, Katherine Marshall, Mohammed Tozy et Driss El Yazami), "Heurs et malheurs de la démocratie" (Assia Alaoui Bensalah, Jean-Claude Carrière, Roland Cayrol, Henri Joyeux et Charles Melman).
Pour le "Festival dans la ville", il va rassembler, du 04 au 11 Juin, les grandes traditions musicales du sacré, les musiques spirituelles et les musiques du monde.
Ce festival, qui s'inscrit dans la lignée générale du Festival de Fès des Musiques sacrées du Monde, a cette caractéristique qu'il propose au quotidien aux habitants de Fès, du Maroc et de l'étranger des concerts gratuits sur diverses places populaires de la Ville.
Des concerts gratuits et plus orientés grand public sont programmés et se dérouleront sur la place Bab Boujloud (à partir de 22H00).
Il faut également citer les veillées plus spirituelles appelées "Les soirées soufies" qui vont se produire durant toute la durée du festival et permettre de clore les journées dans une ambiance chaleureuse, empreinte de spiritualité et de convivialité. Un agréable instant qui sera vécu au coeur même de la médina de Fès, dans les jardins de Dar Tazi par les spectateurs (à partir de 23H00).
En parallèle des soirées musicales, seront montées des expositions que les visiteurs peuvent voir durant la semaine du festival dans différents endroits comme Dar Tazi, le Musée Batha, Dar Batha, Dar Mokri, Dar Adyel, la galerie Kacimi ou encore le Palais Jamaï.
Sont, en outre, programmés plusieurs films notamment "'Home'' de Yann Arthus Bertrand, "Bab'Aziz, le prince qui contemplait son âme'' de Nacer Khémir et "My Land'' de Nabil Ayouch, ainsi que des expositions d'art individuelles et collectives à travers la ville.
Enfin, au menu du "Festival dans la ville" sont proposées aux enfants et aux adolescents, des activités quotidiennes pédagogiques et artistiques comprenant des expositions, des concerts, des spectacles et diverses autres manifestations.
Essayons simplement, pour cette 17ème édition du festival, de s'abandonner aux voix de ses musiciens venus de différentes cultures qui vont interpréter des paroles de mystiques, d'un abord intimidant au départ, mais une fois entré, installé, le public y prend ses repères, sa voie.


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