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Quand Godot ne se laisse pas trop attendre à Errachidia
Publié dans MAP le 30 - 04 - 2010

Si Godot n'est jamais monté sur scène, philosophie de Samuel Beckett oblige, une troupe de théâtre d'Errachidia lui a imposé, jeudi soir, de jouer enfin sur une planche. Une première qui met en avant une vision particulière, dans la même lignée du théâtre de l'absurde.

--Par Mustapha Elouizi--.
En intitulant sa pièce donnée en représentation à la salle Palestine "Retour de Godot", l'atelier Grotowsky de la faculté poly-disciplinaire d'Errachidia est parti dans le sens inverse, question de légitimer toute une symbolique, en faisant bien évidemment parler Beckett en arabe et en creusant dans un registre d'identification.
Ainsi, et pour des besoins dramatiques, le metteur en scène Ismail Farès qui a également interprété l'un des principaux rôles dans cette pièce, a ainsi brossé des personnages aux traits antagoniques, dans un monde déchiré par la dualité du bien et du mal. Une pensée que le décor met en scène par la dualité des couleurs : blanc et noir.
L'espace est marqué par un minimalisme qui frise, quant à lui, le misérabilisme sautant aux yeux. Le même unique arbre dénudé placé en 1953 par le metteur en scène français Roger Blin, demeure au milieu de la scène, avec une particularité de l'adaptation locale, un Bendir perché sur chaque branche !
Au rythme d'une musique très entrainante, un cri strident annonce la naissance du bien comme du mal. Deux tendances partagent l'espace et le temps de cette pièce marquée aussi par un effort scénographique signé par l'artiste plasticien Said Njima, connu par son sens du détail.
Durant une dizaine de minutes, les jeunes comédiens n'ont laissé aucun doute sur la maîtrise des techniques gestuelles et corporelles, et de leur dimension symbolique.
Les quatre protagonistes ont recomposé des situations dramatiques expressives, sans avoir besoin de passer par le verbe.
Les deux actes de cette pièce ont ramené le public présent et à majorité estudiantine, à accepter la destinée dramatique, consistant surtout à prévaloir la nécessité de combattre cette attente mortelle et cette léthargie inadmissible.
Une volonté à adopter et à développer, semblent dire les comédiens. La prestation qui a arraché, à maintes reprises, les applaudissements du public, a réussi de glisser son message essentiel : Agir au lieu de subir. Et ce n'est pas uniquement le verbe des comédiens qui l'a exprimé à l'aide de toutes les allégories et dans toutes les métaphores, mais aussi leurs gestes, leurs actions et leurs mouvements sur scène.
Bref, les présents ont vécu une situation dramatique d'une cohérence certaine. L'effet d'interactivité a été atteint à la faveur également de cette harmonie des composantes théâtrales : Verbe rare, langage du corps omniprésent et expressif, mouvement itératif permettant d'éviter les blancs temporels, une musique harmonique, un décor et des accessoires servant le sens.
Inspirés des normes du théâtre de l'absurde, les comédiens entendaient surtout mettre en œuvre les notions fondamentales et principes de l'expérimentation. Pour aboutir, bien des messages à tendance universelle ont emprunté les mêmes chemins. Deux ingrédients sont donc mariés pour le même objectif : le spectacle théâtral et le message essentiel.


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