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Le RN à la tête du groupe d'amitié France-Maroc : Karim Bencheikh se dit « effaré »
Publié dans Maroc Diplomatique le 15 - 01 - 2025

Le Rassemblement National (RN) a pris lundi les commandes du groupe d'amitié parlementaire France-Maroc à l'Assemblée nationale française. Une victoire stratégique pour le parti d'extrême droite, qui renforce ainsi son influence sur des dossiers diplomatiques clés. Pourtant, cette nomination suscite un tollé, notamment du côté de Karim Bencheikh, député de la 9e circonscription des Français établis hors de France, qui a vivement dénoncé cette décision se dit « effaré » et annonce qu'il ne siégera pas aux côtés du RN.
Selon le journal Le Monde, le RN a décroché la présidence de plusieurs groupes d'amitié, parmi lesquels France-Maroc, France-Italie et France-Royaume-Uni. Ces choix reflètent une volonté stratégique du parti de Marine Le Pen de s'imposer sur la scène diplomatique, en mettant l'accent sur des pays à forte portée économique, culturelle et migratoire.
La présidence du groupe France-Maroc est particulièrement symbolique. Le Maroc occupe une place centrale dans les relations bilatérales avec la France, que ce soit en matière de coopération économique, de contrôle migratoire ou encore de gestion d'une importante diaspora marocaine en France. Ce choix intervient également dans un contexte de rapprochement diplomatique marqué par la reconnaissance par la France, en 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara, un tournant historique dans les relations entre Rabat et Paris.
Cependant, cette décision a provoqué une réaction immédiate et virulente de Karim Bencheikh. Dans un communiqué publié lundi, le député a exprimé son « effarement » face à ce qu'il considère comme une rupture avec les valeurs historiques portées par le groupe d'amitié France-Maroc.
« Par principe, en raison des idées xénophobes défendues par ce parti que j'ai toujours combattu, par respect pour les Marocains de France et leurs familles, je n'entends pas siéger dans un groupe présidé par l'extrême droite », a-t-il déclaré.
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Refusant de collaborer sous la direction du RN, Bencheikh a affirmé qu'il continuerait néanmoins à défendre les intérêts des Français établis au Maroc et à maintenir les liens profonds qui unissent les deux pays : « Le Maroc reste cher à mon cœur et à mon mandat. »
Cette polémique intervient dans un climat diplomatique complexe entre Paris et Rabat, marqué par des tensions récurrentes ces dernières années. Depuis 2022, Karim Bencheikh, aux côtés d'autres députés, s'était engagé à restaurer les relations bilatérales, notamment après une période de refroidissement, a-t-il précisé.
La décision de confier la présidence au RN risque de fragiliser davantage ce processus. Pour de nombreux observateurs, le groupe d'amitié France-Maroc, historiquement un vecteur de dialogue et de coopération, se retrouve désormais au cœur d'une controverse politique.
Une fracture au sein de l'Assemblée nationale française
L'attribution des présidences des groupes d'amitié révèle les divisions profondes au sein des forces politiques françaises. Si le RN a su s'imposer sur plusieurs dossiers, les groupes de gauche, eux, peinent à s'entendre, notamment sur des pays stratégiques comme le Liban, la Turquie ou le Sénégal.
Pour certains députés, cette situation reflète une instrumentalisation politique des groupes d'amitié, souvent perçus comme des outils symboliques mais qui jouent un rôle non négligeable dans la diplomatie parlementaire.
La prise de contrôle du groupe France-Maroc par le RN est d'autant plus marquante qu'elle intervient peu après le décès de Jean-Marie Le Pen, figure emblématique de l'extrême droite française et allié de longue date du Maroc. Ce passé ambigu, mêlant intérêts stratégiques et controverses idéologiques, alimente aujourd'hui les critiques sur la légitimité du RN à diriger un tel groupe.
Alors que la polémique enfle, la décision de Karim Bencheikh de ne pas siéger dans ce groupe marque un acte de défiance symbolique contre l'extrême droite. Un choix qui renforce les tensions au sein de la classe politique française sur la gestion des relations avec des partenaires aussi stratégiques que le Maroc.
L'avenir de ce groupe d'amitié, désormais placé sous le prisme de la controverse, risque de faire débat au sein du parlement français où une Motion de censure est agitée concernant le nouveau premier ministre François Bayrou.


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