Plusieurs capitales ont fait savoir qu'elles étaient prêtes à participer à une force de stabilisation à Gaza, mais à condition qu'elle soit sous mandat du Conseil de sécurité de l'ONU. Le président américain Donald Trump a annoncé, jeudi 6 novembre, qu'une force internationale serait déployée « très prochainement » dans la bande de Gaza, au lendemain de l'annonce par les Etats-Unis d'un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU destiné à soutenir le plan de paix du président américain. « Très bientôt. Ça va arriver très bientôt. Et les choses se déroulent bien à Gaza », a indiqué le locataire de la Maison Blanche. Selon le chef de l'Etat américain, plusieurs pays s'étaient portés volontaires pour intervenir en cas de blocage. « On a plusieurs pays qui se sont portés volontaires pour intervenir en cas de problème avec le Hamas, par exemple, ou pour tout autre problème », a ajouté M. Trump, en marge d'une rencontre diplomatique organisée à la Maison Blanche avec des dirigeants d'Asie centrale. Lire aussi : Gaza : Six pays musulmans appellent à une gouvernance exclusivement palestinienne de la ville Mercredi, Washington avait présenté à ses partenaires un projet de résolution au Conseil de sécurité qui appuie cette initiative. L'ambassadeur américain aux Nations unies, Mike Waltz, qui a réuni les dix membres élus du Conseil, ainsi que l'Egypte, le Qatar, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite et la Turquie, a évoqué un large « soutien régional » à cette initiative. De nombreux pays ont signifié qu'ils étaient prêts à participer à cette force de stabilisation (ISF) dans la ville de Gaza, mais à condition qu'elle soit sous mandat du Conseil de sécurité de l'ONU. Gouvernance exclusivement palestinienne Six pays musulmans, réunis lundi 3 novembre, à Istanbul, en Turquie, ont pour leur part insisté sur la nécessité d'une gouvernance exclusivement palestinienne de la bande de Gaza. Ces derniers refusent qu'un « nouveau système de tutelle » soit imposé au territoire palestinien. Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, du Qatar, des Emirats arabes unis, de Turquie, de Jordanie, du Pakistan et d'Indonésie ont pris part à cette réunion. « Toute mesure prise pour résoudre la question palestinienne ne doit pas faire courir le risque de créer la base de nouveaux problèmes. Nous y sommes très attentifs », ont annoncé les six pays musulmans, lesquels ont appelé « à une réconciliation interpalestinienne rapide entre le Hamas et l'Autorité Palestinienne ».