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Déficit commercial : Omar Hejira dévoile une stratégie export en cinq piliers
Publié dans Maroc Diplomatique le 06 - 01 - 2026

Interpellé à la Chambre des représentants lundi 5 janvier 2026, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Omar Hejira, a livré une lecture structurelle du déficit commercial marocain. Tout en assumant la dynamique des importations, il a dévoilé une stratégie articulée autour de cinq piliers pour relancer durablement les exportations.
L'exacerbation du déficit de la balance commerciale marocaine a récemment constitué le point névralgique d'une interpellation gouvernementale à la Chambre des représentants. Devant l'instance législative, le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a livré une analyse nuancée de ce déséquilibre persistant, tout en déployant une feuille de route ambitieuse. Sa prise de parole, survenue lors d'une séance de questions orales, a permis de décrypter la dynamique sous-jacente à la progression des importations et d'esquisser les leviers d'une réorientation stratégique.
Le responsable gouvernemental a d'emblée postulé que l'accroissement des importations est la conséquence inéluctable de la vitalité économique du Royaume et des vastes chantiers d'investissement qui y sont menés. Loin d'être le symptôme d'une défaillance, la hausse des flux entrants est présentée comme le préalable nécessaire à la montée en puissance de l'appareil productif national et à la réalisation d'infrastructures stratégiques. Omar Hejira a notamment insisté sur le caractère incompressible d'une part substantielle des importations, chiffrée à près de 62% du total.
Cette masse critique se compose d'éléments vitaux pour l'économie : produits énergétiques (13%), biens d'équipement (24%), matières premières (21%) et intrants agricoles, notamment les céréales (4%). Ces postes d'approvisionnement sont jugés indispensables pour soutenir les filières industrielles de pointe, telles que l'automobile, l'aéronautique et la construction navale, dont la montée en gamme exige un flux régulier d'intrants importés. De même, l'organisation d'événements majeurs, à l'instar de la Coupe d'Afrique des Nations et de la Coupe du Monde 2030, requiert des importations massives pour les infrastructures afférentes.
Lire aussi : Balance commerciale : la hausse des importations, une tendance naturelle portée par l'investissement
Exportations : Un plan en cinq piliers
Reconnaissant néanmoins la faiblesse persistante de la croissance des exportations, qui exacerbe le déséquilibre, le secrétaire d'Etat a détaillé un programme spécifique articulé autour de cinq piliers structurants destiné à inverser la tendance.
Le premier axe vise l'hétérogénéisation de l'offre exportable, afin de réduire la dépendance excessive à un nombre restreint de secteurs. Le deuxième pilier s'attache à la diversification des débouchés, une nécessité impérieuse au vu de la concentration actuelle des exportations (environ 70%) sur les marchés européens, principalement l'Espagne et la France. L'ambition est d'explorer et de consolider de nouvelles zones géographiques.
Le troisième levier concerne l'accompagnement ciblé des opérateurs économiques, avec l'objectif d'épauler environ 400 nouvelles entreprises dans leur démarche d'accès aux marchés extérieurs. Le quatrième pilier prévoit une réévaluation des dispositifs conventionnels, notamment les accords de libre-échange, citant en exemple celui avec la Turquie. L'objectif est double : soit accroître les exportations nationales vers ces pays partenaires, soit les inciter à intensifier leurs investissements au Maroc. Des annonces concrètes sont d'ailleurs attendues dès le mois de janvier. Enfin, le cinquième axe met l'accent sur l'impératif de la dématérialisation du commerce extérieur, afin d'harmoniser les procédures avec les standards du commerce mondial et d'assurer une meilleure fluidité pour les acteurs économiques.
Toutefois, l'efficacité de cette stratégie se heurte à un paradoxe de taille : la faible adhésion des entreprises au dispositif de soutien à l'export. S'interrogeant sur les causes de cette inertie, qu'il s'agisse d'un déficit de communication, d'une incompréhension du programme ou de contraintes opérationnelles, Omar Hejira a assuré que son département maintient un dialogue permanent avec les opérateurs pour identifier et lever les obstacles qui entravent la pleine exploitation de ce potentiel.


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