Les Etats-Unis projettent un centre de formation aux drones au Maroc pour les opérateurs africains    Des éleveurs mauritaniens proposent d'exporter des dromadaires au Sahara marocain    Trump exhorte l'Iran à conclure un accord "avant qu'il ne soit trop tard"    FM6SS: Inauguration à Rabat du Hub de médecine de précision    Akhannouch préside la 10ème Commission Nationale des Investissements    Mondial 2030 : des incidents racistes en Espagne pourraient peser sur la course à la finale    Algérie : Entre prisons et faux avocats, la double épreuve des familles marocaines    Sahara : La révision du mandat de la MINURSO sur l'agenda du Conseil de sécurité en avril    Carburantes: En Marruecos, los gerentes de las estaciones de servicio «tan preocupados como los ciudadanos»    Moroccan families in limbo as over 1,700 nationals remain detained in Algeria    Maroc : Bob Maghrib revient sur scène tambour battant    Jidar : Le Rabat Street Art Festival fête 11 ans de dialogues urbains    Tourisme golfique. Le Maroc s'offre une vitrine mondiale sur Canal+    Sécurité routière : la NARSA passe les comportements des usagers à la loupe    Conseil de paix et de sécurité de l'UA : le Maroc, de la réintégration à l'influence durable    Le groupe BMCI améliore son résultat net consolidé de 28,9% en 2025    DGSN : Hammouchi honore par une promotion exceptionnelle un policier grièvement blessé en service    Six ans de prison pour un TikTokeur et la mère d'un mineur    Maroc : Les subventions au gaz augmentent pour maintenir des prix stables    Le Comité R relativise le constat français sur les Frères musulmans en Belgique    CdM 2026 : l'échec de la squadra azzurra coûte son poste au président de la FIGC    Barrages : L'Exécutif fixe les règles du registre spécial    "Ouazane to Be Three" : une fratrie talentueuse et fière de ses origines (reportage)    Le ministère public souligne le rôle clé des juridictions commerciales dans la protection de l'économie    Macron réagit aux "moqueries" de Trump sur son couple    Londres. L'urgence de rouvrir le détroit d'Ormuz    France. Rima Hassan en garde à vue pour apologie du terrorisme et pour possession de drogue    L'ONMT s'associe à Canal+ pour valoriser le tourisme golfique marocain    Employabilité : 6.200 jeunes formés aux métiers du secteur eau & assainissement    Ciment : une feuille de route pour décarboner l'industrie à l'horizon 2030    « Bnat Lalla Mennana » : la HACA refuse le rôle de censeur    GP Hassan II de tennis : Taha Baadi et Karim Bennani éliminés au second tour    Mondial 2026 : Comment acheter des billets pour les matchs du Maroc ?    Conseil des ministres de l'Intérieur arabes: Le Maroc réitère son soutien constant aux pays arabes frères face aux agressions iraniennes    Moroccan tennis players Bennani and Baadi exit GP Hassan II    Lions de l'Atlas : la révolution tactique sous Mohamed Ouahbi    Maroc – Pays-Bas : le classement FIFA démonte totalement Van der Vaart    Musique : Sylent Nqo en duo inédit avec Mann Friday    Quand l'Afrique danse : la Biennale pose ses valises au Sénégal    Immigration : 0,4 % de la population marocaine est originaire d'Afrique subsaharienne    Une baisse de près de 78 %... fort recul des cas de traite des êtres humains en Chine    Diplomatie : le Maroc et l'UA renforcent le dialogue sur la paix, la sécurité et l'intégration africaine    L'Iran dénonce les demandes "maximalistes et irrationnelles" des Etats-Unis    Fondation Mohammed VI : Lancement de la 9e édition du Concours des Jeunes Nouvellistes    Le Maroc au cœur du tournage de la série biblique «The Old Stories: Moses»    CV, c'est vous ! Ep-91. Yasmine Laraqui, une artiste pluridisciplinaire !    NASA mission Artemis 2 relance la conquête lunaire avec un vol habité historique    Festival : Luis Fonsi, Busta Rhymes et MC Solaar annoncés au Timeless 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La sécheresse fait flamber le blé et les céréales sur les marchés mondiaux
Publié dans Maroc Diplomatique le 04 - 08 - 2018

La sécheresse et la canicule font flamber les céréales et le blé en particulier sur les marchés mondiaux des matières premières agricoles cet été où le blé a franchi la barre de 200 euros la tonne en juillet.
Vendredi, les cours du blé ont grimpé de 6%, après avoir frôlé jeudi les 220 euros, à 219,75 euros, en cours de séance sur le marché européen Euronext. Un pic jamais atteint depuis avril 2014. Les analystes assurent néanmoins ne pas craindre d'émeutes de la faim comme en 2007-2008 en raison de stocks « confortables ». La principale raison de cette flambée est liée à la météo: la moisson mondiale de blé a été plus faible qu'attendue, parfois dans des proportions importantes. Celle de maïs, pas encore réalisée, est aussi menacée. La sécheresse a particulièrement frappé l'Europe du nord, la Pologne, les pays baltes, la Suède et l'Allemagne, grands producteurs de céréales. En Pologne, où mai a été le plus chaud depuis 55 ans, des pertes « très importantes » de blé sont prévues et de 20% pour le colza, selon le gouvernement. La Lettonie avait déclaré dès juin l'état de calamité agricole. Une coopérative suédoise citée par le cabinet d'analyse ODA a estimé la production de blé du pays entre 1,7 et 1,9 million de tonnes contre 3,2 millions l'an passé. Au Danemark, la récolte d'orge, destiné à la bière, a été « catastrophique », souligne un courtier. Les inquiétudes viennent surtout d'Allemagne, où la première organisation de producteurs DBV a corrigé vers le bas mercredi ses prévisions de récolte, qui étaient déjà en baisse par rapport à l'an passé. Au lieu de 41 millions de tonnes de céréales attendues, l'Allemagne ne devrait en engranger que 36. En France, où les experts attendent un peu plus de 34 millions de tonnes de blé contre 36,6 MT en 2017 .
Du côté de la mer Noire, le service météorologique russe confirme attendre une baisse de production de céréales de 15 à 20% en Russie, pays devenu premier exportateur mondial de blé l'an passé devant les Etats-Unis, selon le cabinet de courtage ODA. Hors Europe, l'Australie affiche aussi un net déficit hydrique sur le sud-ouest du pays, pouvant conduire à une récolte en blé (qui sera réalisée de novembre à janvier) sous les 20 millions de tonnes si les conditions climatiques ne changent pas rapidement, indique le cabinet Agritel. L'Australie avait produit 31,8 millions de tonnes en 2016 et 21,2 millions l'an passé. En Corée du sud, avec la hausse des températures, plus de trois millions de têtes de bétail ont péri tandis que les prix des légumes ont doublé. Dans les champs européens, on retrouve les mêmes scènes de désolation un peu partout: tournesols flétris ou grillés sur pied, champs de blé brûlés par le soleil, et bétail épuisé. La Commission européenne a autorisé jeudi les Etats membres à aider financièrement les agriculteurs touchés. Des avances vont être faites. Les agriculteurs pourront recevoir jusqu'à 70% de leur paiement direct et 85% des paiements dûs au titre du développement rural dès octobre au lieu d'attendre décembre. Ils obtiendront aussi des dérogations en matières d'écologie, en étant autorisés à utiliser les terres normalement mises en jachère pour produire du fourrage pour les animaux. L'Afrique sub-saharienne est également victime de sécheresse en cette période de « soudure » entre la fin de la consommation de la récolte précédente et l'arrivée de la prochaine, et où l'insécurité alimentaire est aggravée, notamment au Sahel, par l'insécurité et les conflits armés. Comme les prix montent, les pays pauvres vont souffrir si les gouvernements ne subventionnent pas davantage le pain ou les nourritures de base, avertit un courtier spécialiste en matières premières agricoles. Néanmoins, celui-ci ne prévoit pas de conséquences comparables aux émeutes de la faim de 2007-2008 ni aux révoltes du dit « printemps arabes » qui ont suivi, souvent parties de mauvaises récoltes et de hausses des matières premières agricoles de base sur fonds de baisse des stocks mondiaux.
En 2010, les prix étaient montés aux alentours de 300 euros la tonne de blé, on n'en est pas à un stade critique au point de déstabiliser un gouvernement, et les stocks mondiaux sont confortables », se rassure cet analyste: « On n'est pas du tout dans la même configuration ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.