Rabat: Bourita reçoit son homologue singapourien    Conseil de gouvernement: l'ordre du jour de la prochaine réunion    La Bourse de Casablanca clôture ses échanges dans le rouge    Fin de l'idylle entre Ziyech et Chelsea ?    Formule E : Edoardo Morata remporte l'E-Prix de Marrakech 2022 (VIDEO)    JM d'Oran: La sélection marocaine U18 bat la Turquie (4-2) et décroche le bronze    Covid-19 au Maroc: le bilan de ce lundi 4 juillet    Espagne. Des drones sous-marins pour acheminer de la drogue    L'opposition moque de« chaises musicales »    « Le plan d'autonomie offre des pouvoirs législatifs exclusifs à la Région »    Le Conseil de sécurité publie la réponse de Hilale à son homologue algérien    La contribution sociale de solidarité sera maintenue en 2023    Une édition déjà réussie    Pedro Sanchez : « L'Espagne et l'Europe doivent être solidaires avec le Maroc »    Le MCO sauve sa place, le RCOZ relégué en D2    Tachkent-2022 : La sélection marocaine remporte trois médailles, dont une en or    Une convention pour la réalisation des travaux d'aménagement de la voie de «Taddart»    Les prix se stabilisent face à une offre abondante    Effondrement meurtrier d'un glacier en Italie: la catastrophe « est liée au réchauffement climatique »    La MAP lance sa nouvelle webradio thématique « Samaoui », dédiée à l'art Gnaoui    « Morocco Now »: des Japonais saluent les avancées du Maroc    Intempéries : Les Australiens piégés par les pluies torrentielles    Moody's change la perspective de « négative » à « stable » pour le Maroc    [Alerte météo] Vague de chaleur (38 à 45°C) du mercredi au samedi    Les étudiants en médecine haussent le ton    Le drame de Mellilia : Pedro Sanchez n'a rien à reprocher au Maroc    Malhounyat. Le Festival international de l'art du Malhoune de retour à Azemmour    Rabat Salé : Mémoire et ICESCO signent un nouveau partenariat    Pedro Sanchez : l'Espagne et l'Europe doivent être solidaires avec le Maroc    Lecture rapide et mind mapping : Le Maroc, champion du monde dans la catégorie « junior »Lecture rapide et mind mapping : Le Maroc, champion du monde dans la catégorie « junior »    Tétouan: des mesures sécuritaires spéciales pour le mariage de Nouâmane Belaiachi    (Billet 721) – Les Régions, ces enragées du bureau d'études et du cabinet conseil    Vidéo - La politique marocaine de l'Algérie expliquée par la boxe    Lancement de la célébration de Yaoundé capitale de la culture du monde islamique    La High Line Art de New York expose une sculpture de la Marocaine Meriem Bennani    Le film néerlando-marocain «Marokkaanse Bruiloft» rafle deux prix à Rabat    La Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement à Lisbonne pour la 2e conférence de l'Océan    Le roi félicite le président américain à l'occasion de l'Independence Day    Chambre des conseillers: séance plénière mardi consacrée à la politique générale    Les 24 hélicoptères AH-64 Apache seront livrés au Maroc en 2023    Jazzablanca: Sur la Scène Casa Anfa, Erik Truffaz et Maâlem Hamid El Kasri ont ravi le public    La météo pour ce lundi 4 juillet 2022    Education : Il était une fois le Baccalauréat !    Ligue féminine des champions : Le Maroc officiellement organisateur de l'édition 2022, l'AS FAR qualifiée d'office    Nabila Rmili appelle à accélérer la cadence de traitement des autorisations d'urbanisme    Devises vs Dirham: les cours de change de ce lundi 4 juillet    Joe Biden a reçu un message du roi Mohammed VI    Egypte : le vice-président de la BEI se félicite de l'achèvement réussi de la ligne 3 du métro du Caire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



(Billet 700) – Non, Ssi Benkirane, un ancien chef de gouvernement ne devrait pas dire ça...
Publié dans PanoraPost le 16 - 05 - 2022

Après quelques mois de silence et de discrétion, voici revenu le temps des joutes verbales entre partis et de l'échange d'invectives entre chefs de partis. Et, sans surprise, l'un des protagonistes est l'ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, revenu aux affaires à la tête du PJD pour en découdre avec ses ennemis intimes, même non avoués, du RNI, qui le lui rendent bien, par la voix de Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants.
S'il y a bien une chose de positive dans cette nouvelle configuration politique, du moins sur le plan partisan, c'est qu'elle clarifie les choses et distingue nettement les deux camps de la majorité et de l'opposition. D'un côté, aux manettes, les nouveaux « amis », RNI, PAM et Istiqlal, qui ne furent pas toujours proches et qui le sont aujourd'hui, temporairement, par la force des choses. De l'autre, l'opposition, désunie, silencieuse, un peu égarée dans le nouveau champ politique où elle essaie non pas d'exister, mais de ne pas s'effondrer.
Et au sein de cette opposition, c'est curieusement la formation numériquement la plus faible qui donne de la voix. Il faut dire qu'il s'agit du PJD, désormais (re)dirigé par Abdelilah Benkirane qui, depuis son retour à la tête du parti, effectue une remontée savamment dosée à travers ses sorties, ses saillies et ses coups de sang. Face à un Aziz Akhannouch plutôt terne et taiseux, l'ancien chef du gouvernement a un boulevard de communication devant lui. Et il ne se prive pas de l'emprunter. Sauf qu'il vient de se cabosser contre la personne, tout aussi mielleuse que lui, de Rachid Talbi Alami.
Les faits. M. Akhannouch intervient au parlement et, interrogé, voire un peu bousculé sur les prix des hydrocarbures, il croit bien faire en s'attaquant au PJDiste Abdallah Bouanou et en le renvoyant vers son chef, dans une allusion à la décompensation décidée par M. Benkirane en 2015, quand il était aux affaires. Ce dernier répond, à partir de son salon, et s'acharne contre son lointain successeur, visant bas et faisant mouche sur plusieurs points.
Quelques temps après, et Aziz Akhannouch ne pouvant, ou ne sachant, répondre, c'est à Rachid Talbi Alami qu'échoit la mission de la riposte. Et l'homme s'en acquitte, avec un certain succès et même un succès certain, citant Eleanor Roosevelt et s'inspirant des Lumières… jusqu'au moment où il dérape brusquement, s'attaquant à l'âge d'Abdelilah Benkirane, qu'il compare à un loup démonétisé, ringard, dépassé. C'était là l'argument de trop.
Il n'en fallut pas plus à M. Benkirane pour sortir de ses gonds et pour sortir son artillerie lourde aussi. Mais lourde, elle l'est vraiment dans les deux sens car l'ancien chef de gouvernement ressort les vieilles antiennes et n'hésite pas à narrer des entretiens confidentiels entre lui et M. Talbi Alami, excipant d'ennuis judiciaires qu'aurait eus l'actuel président de la Chambre des représentants, avant de le qualifier… de microbe, et même d'âne… d'âne !!! Est-ce cela que l'on veut pour notre politique, la voir dégringoler à ce niveau de caniveau ? Est-ce un style de langage et un niveau de débat pour un ancien chef du gouvernement ?
M. Benkirane aurait pu se suffire de s'attaquer au RNI, ce « non-parti » comme il le qualifie, sans âme idéologie, sans parcours ni mémoire, et M. Talbi aurait eu toutes les difficultés à répondre en étant convaincant, comme il a essayé de le faire en martelant contre toute vraisemblance que ce RNI a une histoire et un passé, un positionnement et un engagement. M. Talbi aurait pu davantage insister sur le fait que le RNI, quoique l'on en dise, est un parti qui assure une relève, même si sa qualité politique reste hautement discutable, ainsi qu'on le constatera dans cinq ans…
Les joutes ont donc commencé entre les deux ténors des deux partis, mais la politique n'en sort pas grandie car quand l'insulte s'invite dans le débat politique, le prestige en sort et l'intérêt s'y perd. Le problème avec le PJD est qu'il est dirigé par un homme blessé, à la vanité cabossée et au narcissisme exacerbé, et le problème avec le RNI est qu'il a un chef par ailleurs chef de gouvernement, peu sûr de lui et inapte au débat.
Quant aux autres partis politiques, ils comptent pour pas grand-chose… Ceux de la majorité recensent sans déplaisir les coups encaissés par le RNI et ceux de l'opposition comptent le temps qui les sépare d'une quelconque embellie de leur sort. Pendant ce temps, la crise est là, les prix s'envolent, le gouvernement égrène ses milliards, les adversaires attendent le pays au tournant… et les citoyens se grattent la tête en s'interrogeant sur leur sort, voire en s'en inquiétant ! Et dire que les électeurs ont cru comprendre mériter mieux !...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.