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Gazoduc Maroc-Nigéria : Un projet titanesque qui concrétise la coopération sud-sud
Publié dans Yabiladi le 15 - 05 - 2017

Le roi Mohammed VI doit présider ce lundi 15 mai la cérémonie de lancement du projet de gazoduc devant relier le Nigéria au Maroc à travers plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Une rencontre à laquelle ont été conviés des membres du gouvernement, des représentants de pays africains dont ceux du Nigéria, des dirigeants d'offices publics et des experts internationaux. Zoom sur un projet titanesque porteur de (très) grandes ambitions.
La cérémonie de lancement du projet de gazoduc devant relier le Nigéria au Maroc en passant par plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest doit avoir lieu ce lundi à Rabat. Ce gigantesque projet avait fait l'objet d'un accord en décembre 2016, en marge de la visite du roi Mohammed VI au Nigéria.
Selon nos confrères du 360 et Le Desk, la phase de démarrage du projet aura lieu au Palais royal de Rabat en présence des membres du gouvernement, de représentants de pays africains dont ceux du Nigéria, de dirigeants d'offices publics et d'experts internationaux. Le président nigérian Muhammadu Buhari sera toutefois absent pour des raisons de santé.
Long de 5 000 km, le nouveau gazoduc est l'extension du West African Gas Pipeline, qui relie depuis 2010 le Nigéria au Ghana en passant par le Bénin et le Togo. Il s'agit d'un pipeline de gaz qui longera la côte ouest africaine jusqu'au Maroc, avec une éventuelle extension vers l'Europe via l'Espagne. Le projet ambitionne d'entraîner dans son sillage des pans entiers des économies africaines puisqu'il doit renforcer le développement du secteur énergétique dans toute la région. Il intervient surtout au lendemain de la validation, par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), du rapport final provisoire relatif à l'étude de faisabilité pour l'extension du réseau de gazoduc de l'Afrique de l'Ouest, du Ghana jusqu'au Sénégal.
Un coût qui varie selon le tracé final
Bien que son tracé définitif n'ait pas encore été révélé, le futur gazoduc nord-ouest-africain devrait longer la côte ouest-africaine. Si l'option sous-marine est finalement privilégiée par le Maroc et le Nigéria, le gazoduc devrait coûter à lui seul plus de 20 milliards de dollars, selon les premières estimations et les spécificités du projet. Son tracé a fait l'objet de plusieurs spéculations, à l'instar de la carte présentée en décembre par Jeune Afrique et celle de Médias 24.
Le projet de gazoduc offshore qui devrait relier le Nigéria au Maroc, puis à l'Europe. / Ph. Jeune Afrique
Cette infrastructure gazière est cofinancée par le fonds souverain du Maroc, Ithmar Capital et celui du Nigéria, Sovereign Investment Authority (NSIA). D'autres investisseurs pourront rejoindre le tour de table en fonction du coût et du montage financiers du projet.
Le 4 décembre dernier, Ithmar Capital annonçait la couleur : l'objectif de ce gazoduc consiste à «accélérer les projets d'électrification» dans toute la région de l'Afrique de l'Ouest et «créer un marché régional compétitif de l'électricité». Le fonds souverain cite aussi le développement des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l'industrie, l'agrobusiness et les engrais. Un développement qui devrait permettre d'attirer des capitaux étrangers, d'améliorer la compétitivité des exportations et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles.
Cet ambitieux projet, discuté en marge de la COP22 à Marrakech en novembre dernier par le monarque et son homologue nigérian, a d'ailleurs fait l'objet d'un accord de partenariat stratégique et d'un mémorandum d'entente entre Ithmar Capital et NSIA en décembre 2016. Les préparatifs se sont poursuivis en marge des 39 déplacements de Mohammed VI en Afrique.
Un coup de boost pour «Gas To Power»?
A la veille de la conclusion de l'accord, le groupe Office chérifien des phosphates (OCP) et le milliardaire nigérian Aliko Dangote annonçaient en décembre dernier un investissement croisé dans le secteur des engrais. Il s'agit d'une «importante plateforme de production de fertilisants, alimentée par le phosphate marocain et le gaz nigérian, ainsi qu'une unité de fabrication d'acide phosphorique à Jorf Lasfar, au Maroc», précise Jeune Afrique. Ces deux unités nécessiteront un investissement de 2,5 milliards de dollars.
Le gazoduc nord-ouest africain s'inscrit dans le projet marocain «Gas To Power», qui vise le développement d'infrastructures et d'installations gazières et électriques. En janvier dernier, l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) a confié au cabinet d'avocats londonien Ashurst et à HSBC Bank Middle East Limited, filiale émiratie de la banque britannique HSBC, l'assistance et le conseil juridique du projet.
A travers «Gas To Power», le Maroc compte développer deux centrales d'une capacité de 1200 MW chacune, à Jorf Lasfar et à Dhar Doum (environs 120 km au sud de Tanger). Avec un investissement de près de 20 milliards de dirhams, le royaume envisage aussi de construire un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) pour la réception, le stockage et la regazéification. Une autre option est envisageable : celle du gazoduc nord-ouest africain, au détriment du raccord du nouveau terminal GNL avec le Gazoduc Maghreb-Europe (GME) qui relie l'Algérie à l'Espagne via le Maroc.


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