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Vedettes berbères et internationales au festival Timitar d'Agadir
Publié dans Agadirnet le 06 - 07 - 2007

Pas moins de 80 000 personnes assistaient à l'ouverture de la quatrième édition du très populaire festival Timitar d'Agadir, au Maroc, mercredi 4 juillet. Ce rendez-vous est très attaché à la culture berbère. Mais ce soir-là, en coulisses, avant le collectif panafricain de salsa Africando, c'est le saxophoniste camerounais Manu Dibango qui crée le plus d'effervescence.
N'ignorant pas que la majorité du public présent sur la place ne connaît rien de lui, le musicien reste sobre quand il entre en scène, se dispense des flatteries de circonstance sur l'accueil des Marocains ou la joie de se produire une nouvelle fois au Maroc. Il se contente d'être musicien. De jouer (bien) et de diriger son Maraboutik big band hautement musical.
Au menu du jour, un condensé de sa carrière (50 ans cette année). Des hommages, à des gens qui ont marqué son parcours et qu'il a toujours fréquenté : Sidney Bechet, avec une reprise des Rues d'Antibes, à Fela (Big Blow), à Duke Ellington (Duke In Bushland). Il a invité Susheela Raman et Lulendo pour une brève rencontre, termine son show par son incontournable standard Soul Makossa.
Timitar est un événement musical majeur sur le continent africain (plus de 400 artistes et près de 40 concerts en quatre soirs cette année). Doté d'un budget de 8,5 millions de dirhams, fourni en grande partie par la Région Souss Massa Drâ, instigatrice de l'événement, le festival rapproche artistes amazighs (berbères) et "vedettes extérieures". "Ce qui ne veut pas dire qu'on organise des boeufs. Pas question que les artistes amazighs soient un décor derrière un artiste occidental", insiste Brahim El Mazned, le directeur artistique.
AFFIRMER LA CULTURE BERBÈRE
Pas vraiment de rencontres artistiques, d'affinités provoquées, donc, à Timitar, comme on peut en voir au festival d'Essaouira par exemple, centré autour des gnaouas, mais davantage un partage de l'espace offert par la nuit. A deux heures du matin, lorsque Idbassaïd monte sur scène, ils sont encore des milliers sur la place Al Amal, malgré le froid vif et l'heure pas très raisonnable. On s'agite encore pour l'enfant du pays.
Né en 1967 à Tiznit, à quelques 70 km d'Agadir, Idbassaïd revient chanter pour la première fois chez lui depuis son départ en France, il y a vingt-deux ans. Chemise au vent et violon traditionnel (ribab) ou banjo en main, épaulé par un groupe où la frappe déterminée du batteur Karim Ziad donne son élan à l'ensemble, Hassane Idbassaïd est un homme de confiance. Il défend une idée chère au coeur de beaucoup de gens d'ici, la région du Souss : affirmer la culture amazigh. L'identité berbère s'exprime à travers beaucoup de ses chansons, interprétées à 80 % en langue tamazight. Il admire la musique des Rways, ces troubadours ambulants, et voue une grande admiration à Rays Ahmed Bizmaouen, le premier à monter sur scène lors de la soirée d'ouverture du Timitar.
"C'est l'un des monuments de la chanson berbère", souligne Idbassaïd. A l'instar de Amouri M'Barek, "le premier artiste berbère dans les années 1980 à avoir modernisé la chanson traditionnelle. Il m'a permis de passer du traditionnel à la chanson moderne actuelle, de franchir une étape. Il ne faut pas fossiliser la tradition. Pour faire reconnaître notre culture, nous devons l'ouvrir à d'autres univers".
De nombreux jeunes groupes présents à Agadir (Amarg Fusion, Aza, Styl Souss, Hoba Hoba Spirit...) sont aimantés par la même idée, interpellés par le patrimoine local autant que par le jazz, le rock, le hip hop, le reggae ou l'electro. Pour sa soirée de clôture, samedi 7 juillet, Timitar invite Ahwash Ouintjgal, Mmar Kassey, Gilberto Gil, Nass El Ghiwane, Kassav', Izenzaren, Aza, Harem, Cheba Zahwania et Amarg Fusion.


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