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Khadija Mosleh : «Nécessité d'une présence qualitative»
Publié dans Albayane le 27 - 03 - 2012

Pour Khadija Mosleh, chercheur et consultant en genre et en développement, la présence de la femme dans les médias a nettement évolué.
Néanmoins, des zones d'ombre existent toujours et sur lesquelles, il faudrait se pencher afin de briser les tabous et couper définitivement avec les stéréotypes dont la femme marocaine est victime.
Al Bayane : Quel est l'apport de l'étude sur l'image de la femme dans les médias et son accès aux sphères de décision dans ce secteur ?
K. Mosleh : Il faut souligner que c'est une première du genre ! Auparavant nous ne disposions pas de données à ce sujet. Cette étude a été faite grâce à la proposition faite par la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), et le ministère de la communication avec la coopération de nos amis canadiens. Parmi les nouveautés de cette étude, c'est qu'elle a été réalisée sur le terrain. L'étude sur l'image de la femme dans les médias reflète parfaitement les attentes des femmes marocaines en matière de représentativité dans les médias aussi bien audiovisuels qu'autres. Je tiens à noter que dans le journalisme audiovisuel, la femme est réduite au rôle de présentatrice des journaux télévisés, aussi dans la pub, la femme est caricaturée et réduite dans ce domaine, au rôle de la victime ou de la femme ménagère, chose qui est tout à fait obsolète de nos jours et ne représente pas la majorité des femmes marocaines. Aussi et d'après étude, la femme n'est pas suffisamment impliquée dans la prise de décisions et dans l'animation et la participation aux débats politiques.
- Outre des textes appelant à l'égalité hommes/femmes, que faut-il faire concrètement pour opérer un réel changement des mentalités vis-à-vis de la gente féminine et sa présence dans le domaine médiatique ?
L'étude a dégagé parmi ses recommandations, la nécessité d'œuvrer davantage pour renforcer les textes qui réglementent la présence de la femme dans les médias, sa revalorisation et le combat contre toutes sortes de discrimination envers cette catégorie dans la société. Il est plus que jamais nécessaire d'élargir le champ d'intervention des femmes des médias et ne plus se contenter de leur donner le cliché de présentatrice, malgré l'importance que revêt cette mission dans le champ médiatique de manière générale. Pour ce qui est de la nécessité de changer les mentalités, il faut d'abord que cela se fasse au niveau des dirigeants des chaînes de télévision. Aussi, il est primordial d'élaborer des modules de formation sur l'égalité hommes/femmes dans les médias. Je signale dans ce sens que ce genre de modules a vu le jour en 2008. Néanmoins, il faut le mettre à la disposition des étudiants surtout dans les instituts de journalisme et de la communication, afin d'espérer que le changement des mentalités se fasse en bonne et due forme surtout dans les rangs des jeunes générations. Nous devons réaliser de nouvelles conceptions de fictions surtout dans les publicités et les feuilletons. En d'autres termes, il faut couper définitivement avec le stéréotype de la femme victime, soumise, impuissante. Mais aussi, ne plus réduire la femme à son aspect corporel et d'attirance physique, chose que nous constatons dans la majorité des spots publicitaires. L'étude préconise également d'intégrer les campagnes de sensibilisation à l'égalité entre les genres, dans les cahiers des charges des chaînes de télévision. D'après le sondage effectué dans le cadre de l'étude en question, il en est sorti clairement que la femme désire être acceptée dans sa diversité et non pas être prisonnière d'une image que les hommes et la société veulent lui attribuer avec une interdiction formelle de choisir sa manière d'être et de s'habiller, à titre d'exemple. Les hommes doivent entrer dans une relation humaine, affective et de respect mutuel avec les femmes et ne plus se limiter à vouloir les dominer pour montrer ce que l'on croit être une virilité.
- Quelle est selon-vous la place occupée aujourd'hui par la femme dans les médias ?
La femme aujourd'hui est de plus en plus présente dans les médias, néanmoins, elle n'a encore réussi à occuper la place prépondérante qui est la sienne. Nous constatons une forte présence féminine dans les médias ce qui est chose positive. Seulement, il ne faut pas que cette présence soit seulement quantitative mais également qualitative.
- Quelle est l'image de la femme aujourd'hui dans les médias surtout que des voix s'élèvent contre son cantonnement dans des rôles qui se limitent au physique ?
C'est vrai ! Cette situation est palpable surtout dans le domaine de la publicité. Cette dernière se base malheureusement sur le corps et le degré de beauté de la femme pour vendre un produit donné. Il ne faut pas limiter la femme aux tâches ménagères ou à la promotion des produits cosmétiques J'estime que c'est tout à fait dégradant pour elle. Se limiter au physique de la femme en oubliant son côté intellectuel, fait que les stéréotypes et les préjugés sur la femme subsistent toujours. L'étude sur l'image de la femme dans les médias, a appelé à vulgariser davantage les procédures de réception des plaintes déposées auprès de la HACA. Aussi il a été demandé d'encourager les acteurs de la société civile à élaborer des programmes de veille se basant sur la promotion de l'égalité hommes/femmes.


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