Rien ne va entre le gouvernement de Abbas El Fassi et les centrales syndicales. L'Union syndicale des fonctionnaires (USF) affilée à l'UMT, la Fédération démocratique du travail (FDT), et l'Union nationale du travail (UNT) ont décidé de boycotter les sessions du dialogue social concernant la commission du secteur public, et ce à partir du 21 juin courant. Rien ne va entre le gouvernement de Abbas El Fassi et les centrales syndicales. L'Union syndicale des fonctionnaires (USF) affilée à l'UMT, la Fédération démocratique du travail (FDT), et l'Union nationale du travail (UNT) ont décidé de boycotter les sessions du dialogue social concernant la commission du secteur public, et ce à partir du 21 juin courant. Selon les syndicats, et dans un communiqué rendu public, cette décision a été motivée par la non-satisfaction de leur dossier revendicatif par le gouvernement. Notamment, l'amélioration de la situation financière et administrative des fonctionnaires et employés dans les divers secteurs et établissements publics. En attendant, les syndicats se sont concertés pour consulter leurs instances exécutives afin de prendre une décision finale par rapport au dialogue sociale. Pour Saïd Safsafi, membre du bureau national de l'USF, le gouvernement persiste à ne pas inclure les principales revendications dans le menu des sessions du dialogue. Selon lui, il se résume en deux points : l'augmentation des salaires, et la promotion exceptionnelle. Pis ! Il considère que le gouvernement impose dans les sessions de dialogue des points qu'on peut qualifier de marginaux tels la réforme du régime des salaires, la promotion d'une manière générale et les statuts principaux, souligne-t-il. Et d'ajouter que la raison recommande actuellement de se pencher sur la situation pécuniaire des travailleurs, surtout que le niveau de vie a connu une hausse estimée à 30%. Le membre du bureau national de l'USF a en outre déploré l'attitude du gouvernement, estimant que celui-ci fait cavalier seul dans les rounds de dialogue social, en procédant à imposer ses décisions, sans prendre en considérations les propositions des syndicats, affirme-t-il. Même son de cloche du côté de Abdelhamid Fatihi, adjoint du secrétaire général du FDT, qui indique que les syndicats veulent des réponses concrètes quant à l'amélioration du revenu, la réforme du système de notation et d'évaluation, et enfin la promotion exceptionnelle. Malhaurereseument, après un mois et demi de négociations, le gouvernement n'a pas affiché la volonté nécessaire pour résoudre ces questions. Cela ne peut s'expliquer que par un manque de sérieux de la part de l'autre partie, souligne-t-il. A l'en croire, le ministre délégué chargé de la modernisation des secteurs publics a un autre point de vue. Lors de la session de négociation, ce dernier a indiqué que son action est tributaire de la loi de Finances actuelle, confirme Abdelhamid Fatihi. En filigrane, il ne faut pas s'attendre à quelque chose cette année. En général, le gouvernement a insisté plus sur les formalités que de se pencher sur l'essence des problèmes, commente le représentant de la FDT. Et de conclure, il s'agit vraiment d'un dialogue sans véritables résultats concrets. Il faut rappeler que l'USF a décidé, lors de la dernière réunion de la commission administrative, d'entamer une grève de 48 heures. La date de ce débrayage sera annoncée ultérieurement et ce en coordination avec les instances syndicales.