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Festival MOGA : Un modèle à fort impact socio-économique
Publié dans La Vie éco le 27 - 01 - 2026

Le festival MOGA, dédié aux musiques et cultures électroniques, s'affirme comme un événement majeur à Essaouira, générant plus de 51,5 MDH de retombées économiques en 2025. L'étude d'impact met en lumière son ancrage local, son rayonnement international et sa contribution à l'emploi, au tourisme et à la valorisation du patrimoine de la ville.
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Les organisateurs du festival « MOGA » ont affirmé que cet événement dédié aux musiques et cultures électroniques constitue aujourd'hui un modèle de festival à fort impact socio-économique sur la ville d'Essaouira, et ce à la lumière des résultats d'une étude d'impact, présentée mardi.
Lors d'une rencontre de communication, placée sous le thème « Impact socio-économique d'un festival sur son territoire : Moga, retombées sur la ville d'Essaouira », les organisateurs ont indiqué que cette étude met en lumière la « trajectoire ascendante » d'un festival qui s'inscrit pleinement dans le positionnement d'Essaouira en tant que Ville créative de musique reconnue par l'UNESCO, offrant un cadre patrimonial et culturel propice à l'accueil d'événements d'envergure internationale.
Ils ont, dans ce sens, souligné que le festival « MOGA » s'est progressivement imposé comme un rendez-vous musical majeur depuis sa première édition en 2016, après des phases de consolidation en 2018 et 2019, un retour post-pandémie en 2022 et une montée en puissance confirmée lors des éditions 2024 et 2025.
Parallèlement à son ancrage local, « MOGA » a su développer un rayonnement international, avec une première implantation à Costa de Caparica au Portugal en 2021, puis des débuts prometteurs à Cadix, en Espagne, en 2025, illustrant une stratégie d'expansion « réussie », ont-ils ajouté.
Précisant que l'étude met en relief l'originalité du format du festival, articulé autour de deux volets complémentaires, le « MOGA OFF » et le « MOGA IN », les organisateurs ont fait savoir que la programmation « OFF » de l'édition 2025 a attiré 4.200 participants dans 37 lieux de la ville durant les deux premières journées, ce qui témoigne de « l'ancrage territorial » de l'évènement et de la « démocratisation de l'accès à la culture électronique » à l'échelle locale.
Concernant le volet « IN », les organisateurs ont relevé que 10.800 participants ont été enregistrés sur le lieu principal du festival, avec 13.737 billets scannés et 5.056 acheteurs uniques, pour des recettes de billetterie de plus de 5,36 millions de dirhams (MDH) en 2025, représentant 43% des recettes totales de l'événement et une progression de 31% par rapport à 2024.
Revenant sur la philosophie du festival, les organisateurs ont estimé que « MOGA se veut un véritable séjour », durant lequel « les festivaliers viennent s'immerger dans la ville, découvrir son patrimoine, sa gastronomie et sa culture, avant de profiter des concerts, dans un cadre urbain pensé comme un parcours ouvert et accessible ».
Sur le plan économique, l'étude, réalisée auprès d'un échantillon de 615 répondants dont 62,9% de Marocains et 37,1% d'étrangers, fait état d'un budget moyen par personne de 10.187 dirhams et de retombées économiques totales estimées à plus de 51,5 MDH pour l'édition 2025.
Et d'ajouter que la dernière édition du festival a généré plus de 5.300 nuitées sur cinq jours, avec une dépense moyenne de 868 dirhams par nuitée et une durée moyenne de séjour de 4,2 jours, soulignant que plus d'un tiers des participants prolongent leur séjour au-delà de la période du festival, renforçant ainsi l'impact sur la consommation locale.
S'agissant de l'emploi, les organisateurs ont fait savoir que l'édition 2025 a mobilisé 1.404 emplois directs, indirects et formels, dont une large majorité issue du tissu local, incluant les prestataires, les équipes opérationnelles et les professionnels culturels marocains.
Par ailleurs, les organisateurs ont assuré que le festival contribue fortement à l'attractivité touristique d'Essaouira, avec des taux d'occupation avoisinant les 100% durant la période de l'événement, constituant ainsi un effet positif sur la « désaisonnalisation » de l'activité touristique en octobre et un rayonnement international renforcé de la Cité des Alizés.
« Le festival MOGA n'est pas simplement un événement musical, c'est un véritable levier de croissance touristique pour Essaouira », ont-ils poursuivi, avant de conclure que l'étude confirme un « effet d'entraînement » bénéfique pour l'ensemble de l'écosystème local, des restaurateurs aux artisans en passant par les transporteurs.


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