L'annonce a été faite par Maruf Tunji Alausa, ministre de l'Education, lors d'une retraite de haut niveau organisée par le Council of Heads of Polytechnics and Colleges of Technology (COHEADS) dans la capitale, qui a rassemblé des présidents de conseils d'administration, des commissaires à l'éducation et d'autres responsables clés du système éducatif. Les polytechniques doivent désormais produire des diplômés prêts pour l'industrie, dotés de compétences pratiques, entrepreneuriales et de résolution de problèmes afin de dynamiser l'économie nationale. Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats avec le secteur privé, de créer des centres d'entrepreneuriat et des laboratoires de recherche, et de concentrer l'enseignement sur des domaines comme les énergies renouvelables, la technologie agricole et la fabrication numérique. La réforme inclut également une modernisation du cadre juridique avec une modification en cours de la loi sur les polytechniques pour supprimer la dichotomie entre HND et diplômes universitaires, permettant aux établissements de délivrer des licences. Selon le ministre, une intervention spéciale du Tertiary Education Trust Fund (TETFund) est prévue en 2026 pour renforcer les écoles d'ingénierie avec des équipements modernes adaptés aux besoins du marché. Cette initiative s'inscrit dans un effort plus large pour combler le déficit de compétences techniques du pays.