Abdessamad Kayouh s'entretient à Paris avec le président du Sénat    New-York. Un ancien ambassadeur marocain poursuivi pour "fraude sur les visas"    Meknès. Arrestation d'un partisan de Daesh qui planifiait un attentat-suicide    Le roi Mohamed VI félicite Abdelmadjid Tebboune    Découvrez les vainqueurs de la 8ème Course de Tafilalet    Plus de 25 entreprises portugaises en mission d' affaires multisectorielle au Maroc    La torture est-elle toujours de rigueur ?    Volonté du Maroc de renforcer sa coopération avec les Parlements d'Amérique latine et des Caraïbes    L'ONU réaffirme son soutien au processus politique en cours au Sahara    Omar El-Béchir, l'autocrate déchu aux multiples visages    Pompeo promet une réponse ferme si l'Iran nuit aux intérêts américains en Irak    Les mesures restrictives prennent de l' ampleur au niveau du commerce mondial    Signature à Montréal d' un accord de partenariat entre Attijariwafa Bank et la Banque nationale du Canada    Klopp : Le projet d'expansion de la Ligue des champions à 32 clubs est du grand n 'importe quoi    Tokyo dévoile son stade olympique conçu pour affronter la chaleur    Un camion douche pour voir la vie sous un nouveau jour    Oujda aura son Centre d' accueil des enfants et adolescents autistes    Divers    L'USFP démarre les "Forums Socialistes " par la question économique sous le thème    "Un autre ciel" de Mohammed Al Horr présentée Journées Théâtrales de Carthage    Le public rbati découvre l'Amazonie brésilienne à travers la musique et le cinéma    Mordu par un chat au Maroc, il succombe quelques jours après en Espagne    L'Assemblée générale du Royal Golf Anfa Mohammedia est reportée    Casablanca. Rencontre-débat sur la promotion du don d'organes    Communiqué du Cabinet Royal    Agadir, un paradis de retraite où il fait bon vivre    Enseigner autrement!    Entretien avec le cinéaste et romancier Atiq Rahimi    Botola Pro D1: Les mises à jour se poursuivent    Un site structurant à dimension internationale    Météo : Fortes vagues attendues sur l'Atlantique    Skhirat: Deux médecins chercheuses marocaines en diabète primées par SANOFI    Oujda. Formation sur la gouvernance au profit des conseillères communales    Abdennabaoui insiste sur le rôle « central » du corps du Secrétariat-greffe    HCP : Les solutions à la réduction des inégalités, selon les Marocains    Inde: 200 millions de musulmans, une minorité indésirable?    L'APSB s'associe à la naissance de l'Association des sociétés de bourse africaines    L'olive tient salon à Taourirt    Les Gnaoua au patrimoine de l'Unesco salués par André Azoulay    Cinéma et migration : « Rafaël » remporte le grand prix du Festival d'Agadir    Casablanca: Annonce des projets primés au Festival international du film de l'étudiant    Attijariwafa bank renforce son engagement en faveur des MRE du Canada    Forum parlementaire: Le Maroc et la France, partenaires pour la sécurité et le développement en Afrique    L'Organisation de Coopération Islamique fait le bilan de 20 ans d'activités    Botola Pro D1 : Le classico Wydad-AS FAR vole la vedette    Complexe Mohammed VI: Le modus operandi    Des entreprises portugaises en mission d'affaires multisectorielle au Maroc    L'art Gnaoua inscrit au patrimoine immatériel universel    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Aïd Mouhoub: talent et humilité à équidistance
Publié dans Albayane le 26 - 05 - 2019

A quoi ressemblerait le théâtre marocain si Aïd Mouhoub n'avait pas existé? Les planches auraient été certainement sombres et ennuyeuses. Pourtant, ce grand comédien, au parcours exceptionnel, qui nous a quittés il y a 8 ans à l'âge de 81 ans, est tombé dans les oubliettes… malheureusement.
Mouhoub était l'une des figures de proue ayant préparé le terrain pour une nouvelle génération d'artistes et de comédiens. Il a, avec une poignée d'artistes, œuvré pendant des décennies en silence et dans l'ombre pour une scène artistique créative et engagée.
C'est en 1930 à Casablanca, que le comédien est né. La ville connaissait à l'époque des mutations sur tous les plans y compris artistique. A vrai dire, faire du théâtre à ce moment était une véritable aventure à risque. Rien n'était garanti… mais la passion guidait les gens. Dès son jeune âge, Aïd fit son choix: devenir un célèbre comédien.
Pour ce faire, il lui fallut d'abord achever ses études primaires, découvrir un peu la vie et ses contraintes en fréquentant une société où il avait exercé le métier de menuisier avant de se jeter dans les bras de son premier amour : le théâtre. Dans ses débuts, il fréquenta les troupes de «théâtre d'art espagnol» avant d'entamer une carrière professionnelle au sein de la troupe de théâtre «Noujoum Al Atlas» qui était sous la direction du dramaturge et acteur, Mohamed Hassan Al Joundi.
Le comédien, guidé par sa passion, parvint à se faire une place non seulement dans la troupe, mais aussi dans le paysage artistique et le théâtral national. La quête de soi et de son propre style le poussèrent à chercher d'autres expériences artistiques plus riches et épanouies. Ce n'était qu'une question de temps. Après quelques années, Aïd fit un beau passage à la «maison de théâtre». Une période fleurissante où l'acteur entra par la grande porte dans le professionnalisme.
Le théâtre avait vu ainsi naître l'un de ses enfants prodiges et artistes talentueux qui maîtrisait parfaitement ses rôles. Dans les années 60, le comédien tenta le petit écran. Il n'était pas le seul à participer aux productions télévisuelles à cette époque. Car, un bon nombre d'acteurs et de comédiens de sa génération participaient à ces productions. C'était un peu la tendance du temps.
Une passion pour le cinéma…
Les lumières et les projecteurs du cinéma séduisaient les comédiens et les artistes de l'époque. Des années plus tard, des cinéastes sollicitaient Aïd pour des rôles. C'était une occasion à ne pas rater. Mais, en contrepartie, l'artiste était prudent dans le choix de ses rôles et ses personnages qu'il incarnait dans les films. L'image comptait beaucoup pour lui. Son talent s'est confirmé au fil du temps sur la scène artistique et cinématographique. Fidèle aux planches, Mouhoub retourna aux origines, au théâtre où il avait fait ses premiers pas, pour se lancer dans la réalisation en travaillant sur plusieurs projets pour la troupe de théâtre «El Wafaâ» de Marrakech.
Un parcours qui défie l'amnésie
Le public des années 80 se souviendra de la pièce à succès «Le mariage d'Abderraouf» qu'il avait mise en scène pour le comédien, Abderrahim Tounsi, alias Abderraouf. Une pièce qui a fait rire aux éclats les Marocains. Après ce succès, le comédien commença à jouer dans des films marocains. Son premier rôle était dans le long métrage de Hakim Nouri «Le marteau et l'enclume» qui lui valut le Prix de la meilleure interprétation masculine au 3e Festival du film national de Meknès en 1991. En revanche, malgré tous ces succès et consécrations dans le 7e art, le théâtre circulait dans ses veines. Mouhoub était de retour encore une autre fois sur les planches pour jouer des rôles dans les pièces «Abbas et Belkas à Las Vegas» et «Attahouna».
L'artiste consacra et sacrifia sa vie à l'art et la création et aux rôles joués dans le théâtre, la télévision en passant par le cinéma. Il a laissé une marque indélébile dans le monde théâtral qui défie l'amnésie et l'oubli.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.