Selon le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, les recettes ordinaires de l'Etat ont totalisé 424 milliards de dirhams (MMDH) en 2025, en hausse de 14,2% par rapport à 2024. Cette progression reflète surtout la performance des recettes fiscales, qui ont augmenté de 43,8 MMDH, dépassant de 7% les prévisions de la loi de finances 2025. L'impôt sur les sociétés (IS) a rapporté 91,4 MMDH, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) 97,7 MMDH, et l'impôt sur le revenu (IR) 65,4 MMDH, avec un taux de réalisation de 107,4%. Du côté des droits de douane, la croissance a été de 12,9%, à 17,2 MMDH, tandis que la taxe intérieure de consommation (TIC) a augmenté de 13,8%, pour atteindre 41,5 MMDH. Cette évolution positive permet au gouvernement de couvrir en partie l'augmentation des dépenses de personnel, qui ont progressé de 15 MMDH pour les hausses salariales décidées dans le cadre du dialogue social, ainsi que de financer la généralisation de la protection sociale, dont le coût a atteint 37,7 MMDH contre 32 MMDH en 2024. Sur le plan des investissements publics, les émissions ont augmenté de 7,8 MMDH, portant le total des paiements à 125,3 MMDH, avec un taux d'émission et de paiement de 76%. Cette discipline budgétaire a permis de contenir le déficit à 3,5% du PIB, conformément aux prévisions de la loi de finances, tout en maintenant l'endettement du Trésor à 67,2% du PIB, en légère baisse par rapport à 2024. Pour les prochaines années, le ministère prévoit une stabilisation du déficit autour de 3% sur la période 2026-2028, avec une trajectoire de la dette publique visant 64% du PIB en 2028.