Report des promotions: Les enseignants dénoncent!    UE: 1 nouveau naturalisé sur 10 est Marocain    Pape Diouf, ancien président de l'OM, meurt du coronavirus    Nador : arrestation d'un individu en flagrant délit de possession de 3,8 kg d'héroïne    Coronavirus : 15 nouveaux cas confirmés, 617 au total, ce mardi 31 mars à 21h    Covid-19 : les composantes parlementaires mobilisées pour répondre aux exigences de la situation actuelle    La CNDP prolonge le moratoire sur la reconnaissance faciale    Covid-19: nouvelles mesures au profit des établissements et entreprises publics    Le dirham se déprécie face à l'euro et le dollar    Ça ne va pas si mal que ça pour nos étudiants au Canada    La production dans la construction en hausse de 3,6% dans la zone euro    Décès du docteur et militant Ahmed Bourra    Les commissions de contrôle des prix sur le qui-vive    Du rêve au report : La course d'obstacles de Tokyo-2020    Les Jeux olympiques de 2020 auront lieu le 23 juillet 2021    Les Mondiaux d'athlétisme repoussés à 2022    L'activité des ports de Mohammedia, Agadir et Jorf Lasfar n'est pas affectée par la pandémie    Les marchands non financiers pronostiquent une stabilité de leur activité au premier trimestre    Détermination du gouvernement à protéger les citoyens contre le coronavirus    Ouverture de la deuxième session législative le 10 avril prochain    Les éboueurs en première ligne à Fès    DGAPR : Soukaina Glamour et Ibtissam Batma ne bénéficient d'aucun traitement préférentiel    Communiqué du Bureau politique du PPS    La musique au temps du coronavirus, un refuge qui apaise les esprits    Les éditeurs multiplient les initiatives pour garder le contact avec les lecteurs    Le CCM met en ligne une série de longs métrages marocains    Liga: Real Madrid va finalement baisser les salaires de ses stars    Covid-19: la Bundesliga ne reprendra pas avant cette date    WAC-EST: Le TAS fixe une nouvelle date    Hicham Hajji : «La culture restera toujours présente. Elle est indispensable»    «Zhar El Batoul» : Une série historique attendue pendant le mois de Ramadan    Confinement : Le CCM met en ligne une série de longs métrages marocains    Ligue des champions: le Wydad et le Raja disent «niet» à la CAF    L'ensemble des indicateurs au vert à fin 2019 : Cosumar en bonne santé financière    Covid-19 : 20 millions de dirhams mobilisés par le conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima    La culture à portée de clic!    Port d'Agadir : Hausse de 7% de l'activité    Banque Populaire : nouvelles mesures en faveur des entreprises    Covid-19: le Consulat rassure les Marocains d'Italie    Coronavirus : le Maroc peut en sortir plus fort    Issam-Eddine Tbeur: «la peste soit sur le Coronavirus !»    Les pjdistes mangent à tous les râteliers, dont la maladie, pour se placer en pole position du triple échiquier électoral de 2021    Fonds anti-Coronavirus: Abdelilah Benkirane -t-il fait don de sa pension exceptionnelle ?    Le protocole d'enterrement des victimes du Covid-19    Contaminé par le coronavirus, voici les dernières nouvelles du prince Charles    La demande explose pour les banques alimentaires new-yorkaises    Coronavirus: Cuba exporte ses médecins…    Le virus de la discorde met à mal l'unité de l'UE    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Elections régionales allemandes: Alliance Droite-Extrême droite
Publié dans Albayane le 20 - 02 - 2020

Les élections régionales allemandes du 27 Octobre dernier en Thuringe, naguère bastion de la CDU, ont été remportées par Die Linke, gauche, qui en recueillant 31% des suffrages exprimés a réalisé son meilleur score, toutes élections confondues, suivie de l'AfD, parti néo-nazi, qui, en obtenant 22% des voix et en réalisant cette percée spectaculaire a relégué la CDU à la troisième place.
Avec un tel résultat, c'est l'effondrement des partis traditionnels qui se dessine car, à l'exception du FDP qui, en doublant son score, est parvenu à dépasser le seuil de 5% pour avoir des élus, la CDU est passé de 33 à 21%, les sociaux-démocrates du SPD de 12 à 8% alors que les Verts n'ont pas été mieux lotis même si leur recul est moindre du moment qu'ils ont perdu un grand nombre de voix. Ainsi, soixante-quinze ans après la chute du nazisme, ce serait donc la première fois dans l'histoire de l'Allemagne que les quatre partis traditionnels de l'ancienne RFA ne disposent pas d'une majorité.
En outre, Björn Höcke qui est la tête de liste de l'AfD est le chef de file du courant le plus radical du parti néo-nazi. C'est aussi un personnage connu pour « relativiser le national-socialisme dans sa dimension historique ». Considérant comme «monument de la honte» le mémorial dédié aux victimes de la Shoah à Berlin et comme étant «un grand problème » qu'Hitler soit assimilé à «l'incarnation du mal absolu», ce dernier réclame l'accomplissement d'«un virage à 180 degrés de la politique mémorielle de l'Allemagne».
Le 5 Février 2020 restera donc une date à marquer d'une pierre noire dans l'histoire de l'Allemagne puisqu'avec l'aide des conservateurs de la CDU mais surtout de l'AfD, où foisonnent nombre de militants fascisants ou néo-nazis, Thomas Kemmerich, le leader du petit parti libéral FDP, qui avait toujours fait office de partenaire de coalition aussi bien avec le SPD que Willy Brandt qu'avec la CDU d'Helmut Kohl et participé, ainsi, à tous les gouvernements allemands jusqu'en 1998, a été élu ministre-président de la Thuringe devenant, ainsi, le premier ministre-président de l'histoire de l'Allemagne à être élu avec le soutien de l'extrême-droite.
Or, si c'est bien la première fois, dans l'histoire de l'Allemagne moderne, que des membres de l'establishment politique ont pactisé avec l'extrême-droite pour arriver au pouvoir, il reste que ce scénario est devenu très courant dans les autres pays de l'U.E. Ce fut le cas en Autriche, en Slovaquie et en Finlande notamment où, en multipliant ses rapprochements avec la droite libérale et avec les sociaux-démocrates, l'extrême-droite est parvenue à conclure des accords pérennes qui lui ont permis de normaliser et de soigner son image auprès des électeurs.
Mettant sous le coude ses sempiternelles diatribes anti-européennes, l'extrême-droite ne s'attaque plus qu'aux migrants et aux bénéficiaires des aides sociales et, de leur côté, les libéraux se délestent de leurs considérations éthiques et morales et de leur pendant « progressiste » afférent à l'accueil des migrants, au féminisme ou encore aux droits LGBTQ.
Or si, pour le moment, l'U.E. voit d'un très bon œil ce rapprochement Droite-Extrême droite dès lors qu'il n'entrave pas sa bonne marche et ne compromet nullement ses directives, il est permis de se demander, toutefois, si cette idylle est là pour durer. Quoiqu'il en soit, attendons pour voir…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.