Mauvaise gestion du patrimoine architectural de Casablanca: Le gouverneur limogé    Rabat: Laftit se réunit avec les partis non représentés au Parlement    Ouverture partielle des frontières: Les agences de voyages exclues    Coronavirus : une nouvelle tranche d'aides au profit des ménages de l'informel    Présidentielle en Pologne: Le conservateur Andrzej Duda rempile    Maroc/Covid-19: la répartition des 191 nouveaux cas par région    Rush sans précédent sur les vols de RAM    Coronavirus au Maroc: les derniers chiffres inquiètent le département d'Aït Taleb    Mahi Binebine n'ira pas à Perpignan    L'approvisionnement en eau potable pose problème à Meknès et Fquih Ben Saleh    Une première médicale à Dakhla    Reconfinement local suspendu en Espagne, nouveau couvre-feu en Afrique du Sud    Jim Ratcliffe, le milliardaire britannique qui veut s'offrir l'usine Daimler de Moselle    Spike Lee appelle à déboulonner les statues à l'effigie des "héros" des Etats esclavagistes    Reprise économique et préservation de l'emploi, deux priorités pressantes du PLFR    Le Laboratoire de l'info : Spécial paix au Proche-Orient (Vidéo)    En-Nesyri buteur sur une passe de Bounou    Feddal débarque au Sporting Lisbonne    Pour Mendy, le pic de forme arrive à point nommé    La reprise de la demande intérieure pourrait faire rebondir l'économie marocaine en 20214    Pourquoi Christopher Nolan ne veut pas de chaise sur ses tournages ?    Le CCM dévoile les projets de films admis à l'avance sur recettes    Condoléances du roi Mohammed VI à la famille de feu Abdeladim Chennaoui    Victime de ses clusters : Tanger en portes closes    Le Bureau politique regrette que la majorité n'ait pas été associée à la préparation de la loi de Finances rectificative    Mauvaises langues    Le frère de Serge Aurier tué dans une fusillade    UFC : le nigérian Kamaru Usman conserve son titre!    Vers un reconfinement de Casablanca ?    Fermeture de l'Aéroport Ibn Battouta : Aucune décision prise pour le moment    Le détournement des aides humanitaires destinées aux camps de Tindouf se poursuit    Aïd Al-Adha: plus de 7,2 millions de têtes identifiées    Liga: Lionel Messi égale Thierry Henry !    «L'Oriental et la Méditerranée au-delà des frontières»    Des restaurants fermés pour non-respect des mesures de distanciation    Coronavirus: l'urgence d'une relance économique plus verte    Bulgarie: Le président réclame la démission du gouvernement «mafieux»    La relance du tourisme au menu du Conseil de gouvernement    Le roi Mohammed VI a écrit au président du Monténégro    Essaouira reprend son souffle    Manchester City: le TAS annule la sanction de l'UEFA    Les Frères Naciri réalisent et produisent «Malheur Malheur» de Maître Gims    Lekjaâ veut un contrat programme entre la FRMF et la DTN    La RAM est-elle moins stratégique que Air France-KLM?    Un artiste charismatique s'en va    Données personnelles : Trois programmes Data-Tika lancés par la CNDP    Retour béni    Turquie: l'ancienne basilique Sainte-Sophie redevient mosquée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Chine-Etats-Unis: Une nouvelle guerre froide est en marche…
Publié dans Albayane le 29 - 05 - 2020

Si la bataille commerciale lancée contre la Chine par Donald Trump pénalise lourdement le commerce international, force est de reconnaître qu'avec les critiques du président américain portant sur la gestion, par Pékin, de la pandémie du coronavirus et les menaces de ce dernier de couper «toute relation» avec l'empire du milieu, c'est le spectre d'une «nouvelle guerre froide» qui plane sur les relations internationales.
Ainsi, au lieu d'apaiser les tensions entre les pays en leur permettant de conjuguer leurs efforts pour venir à bout du Covid-19, la crise sanitaire mondiale semble, au contraire, avoir donné un sérieux coup de pouce à la traditionnelle rivalité entre Washington et Pékin sur les plans idéologique, géopolitique, commercial et technologique.
Ayant éprouvé d'insurmontables difficultés à endiguer la propagation sur le territoire des Etats-Unis du nouveau coronavirus qui a causé plus de 100.000 morts, Donald Trump a immédiatement imputé «cette tuerie de masse à l'échelle mondiale (à) l'incompétence de la Chine» qui aurait laissé s'échapper ce virus d'un laboratoire de Wuhan ; ce que Pékin dément formellement.
Aussi, en fustigeant, ce dimanche, le «virus politique (américain) qui saisit toutes les occasions pour attaquer et diffamer» l'empire du milieu, le ministre chinois des Affaires étrangères a estimé que leurs deux pays sont «au bord d'une nouvelle guerre froide».
Mais il n'y a pas que la pandémie du nouveau coronavirus et le nombre de morts que celui-ci a fait sur le territoire des Etats-Unis qui a donné l'occasion à l'affrontement traditionnel entre Pékin et Washington de redoubler d'intensité.
Ainsi, des faits de politique intérieure ont également permis à la bataille communicationnelle entre les deux pays de faire rage en ce moment où, d'un côté, le président américain fait campagne pour sa réélection alors que, de l'autre, le régime communiste chinois entend démontrer la supériorité de son système.
Or, cette supériorité s'est trouvée bien mise à mal par ce projet de loi sur la «sécurité nationale» à Hong Kong en vertu duquel Pékin entend réduire drastiquement les libertés dans l'ancienne colonie britannique soumise, depuis sa rétrocession à la Chine, au système «un pays, deux systèmes». Fortement dénoncée par Washington, l'adoption de cette loi donnera lieu à des représailles américaines qui viseraient à mettre fin au statut spécial dont bénéficiait la place financière de Hong Kong et qui lui permettaient d'échapper aux sanctions commerciales américaines.
Craignant que l'affrontement entre Pékin et la Maison Blanche déborde et qu'il finisse par envenimer les relations internationales, Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française a dénoncé, ce dimanche, devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, les tensions grandissantes entre Washington et Pékin et leur «logique d'affrontement bipolaire» qui rappelle l'antagonisme américano-soviétique de la deuxième moitié du siècle dernier. Aussi, le ministre français a-t-il exhorté l'Union Européenne à affirmer son «autonomie», à «dire non à la radicalisation des positionnements» et, enfin, à faire «valoir ses propres intérêts» afin de ne point «se faire instrumentaliser» dans le conflit qui oppose les deux pays.
Les intérêts géostratégiques des pays de l'U.E. et les positionnements des uns et des autres qui en découleraient ne risquent-ils pas, à terme, de conduire à un éclatement de l'alliance européenne comme aux temps de la guerre froide ? Rien pour l'heure ne permet d'en douter notamment après le chacun-pour-soi qui a prévalu au début de cette crise sanitaire mondiale mais attendons pour voir…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.