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«Notre bijou architectural est un chef d'œuvre signé marocain!»
Publié dans Albayane le 06 - 08 - 2020

Entretien avec Rachid Amahjour, directeur du Palais de la culture et des arts
Propos recueillis par Mohamed Nait Youssef
Conçu, imaginé et construit sur la baie de la ville du Détroit, Tanger, le Palais de la culture et des arts s'apprête à ouvrir ses grandes portes au public. Son ouverture est prévue en effet pour la saison 2020-2021. Par ailleurs, ce bijou architectural dont les travaux ont été entamés en mars 2017 avec une enveloppe budgétaire globale de près de 210 millions de dirhams œuvrera pour la promotion de la culture et des arts. «Le Palais de la culture et des arts doit jouer son rôle local, régional, national. Sans oublier, son agréable ouverture sur le monde, comme il doit ouvrir ses portes pour les professionnels et pour toutes catégories des praticiens des arts et de la culture. Sans oublier notre magnifique patrimoine et notre enfance… Donc, c'est dans cette perspective que nous devons accélérer nos projets avec bien sûr nos partenaires », nous confie Rachid Amahjour, directeur du Palais de la culture et des arts. Les détails.
Al Bayane : L'ouverture officielle du Palais de la culture et des arts de Tanger est prévue pour la saison 2020-2021. Quelles sont alors les grandes lignes de votre programmation pour cette saison culturelle?
Rachid Amahjour : Effectivement, le Palais de la culture et des arts de Tanger ouvrira ses portes officiellement pendant la saison culturelle et artistique 2020- 2021, si la Covid-19 nous le permettra. Et ce sera sur un choix d'une programmation locale, régionale, nationale, internationale et autour des pratiques artistiques et culturelles multidisciplinaires marocaines et étrangères…
En parallèle, il y'aura également de la formation, de la recherche et de l'expérimentation, et ce avec nos productions et dans le cadre des partenariats possibles…
Le Palais de la culture et des arts est conçu, imaginé et construit sur la baie de la ville du Détroit, Tanger. Pourriez-vous nous donner plus d'informations sur ce bijou architectural qui s'apprête à accueillir ses visiteurs?
Vraiment, notre bijou architectural et notre fierté marocaine, comme vous l'avez bien dit, conçu, imaginé et construit sur la baie de la ville du Détroit, en face de l'Europe et sur la méditerranée, est un chef d'œuvre signé marocain de A à Z. Il se compose:
– D'une grande Salle de 1400 places.
– Deux salles de 200 places chacune.
– Deux galeries pour des expositions multidisciplinaires.
– Un espace enfant pour des pratiques artistiques enfantines.
– 5 pavillons pour des différents apprentissages d'arts et d'expérimentations:
a – Pavillon de danse et de chorégraphie.
b – Pavillon de musique et du chant.
c – Pavillon de spectacles et d'art dramatique.
d – Pavillon des arts plastiques, visuels et numériques.
e – Pavillon de studios d'enregistrements audois, visuels et numériques…
Voilà brièvement quelques informations sur le Palais de la culture et des arts de Tanger, qui laissent imaginer son avenir…
Quels sont les enjeux de cette nouvelle institution culturelle?
Avec le nombre des nouvelles infrastructures que connaît le Maroc actuellement, que ce soit dans le secteur artistique, culturel et patrimonial, bien que pour la formation comme pour la pratique, je crois que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le glorifie, nous donne un signe très fort de sa part pour un si grand lancement d'un projet culturel marocain, dans lequel toutes les régions de notre pays doivent y participer…
Pour le Palais de la culture et des arts, il est clair qu'il doit jouer son rôle local, régional, national, sans oublier son agréable ouverture sur le monde, comme il doit ouvrir ses portes pour les professionnels et pour toutes catégories des praticiens des arts et de la culture. Sans oublier bien entendu notre magnifique patrimoine et notre enfance…
Donc, c'est dans cette perspective que nous devons accélérer nos projets avec bien sûr nos partenaires…
Quel regard portez-vous sur la scène artistique et culturelle de la ville de Tanger?
La scène artistique et culturelle de la ville de Tanger fait partie de la scène marocaine, les artistes et les intellectuels font plus de ce qu'ils peuvent et pratiquement sans moyens. Mais il est clair que nous avons un richissime patrimoine artistique, nous avons aussi des pratiques modernes et même post-modernes, mais il nous faut beaucoup de formations, de recherches, d'expérimentations et surtout d'accumuler un savoir faire de la pratique culturelle et artistique…
En outre, nous devons avoir une bonne stratégie pour la médiatisation de nos produits culturels et artistiques, et de passer à une concrète politique de la culture touristique, elle doit être rentable sur tous les niveaux…
Pour accélérer cette politique ou plutôt ce programme, il faut vraiment penser avec les administrations centrales à une régionalisation de la culture et des arts dans notre pays, surtout avec l'actuel Ministre de la culture et du sport qui me semble l'homme adéquat pour cette énorme mission…
Certaines villes marocaines se sont dotées actuellement de nouvelles structures culturelles gigantesques, comme le grand théâtre de Rabat et celui de Casablanca. A votre avis, quelles en seront les retombées sur le secteur artistique dans les années à venir?
Effectivement, notre pays connaît avec Sa Majesté le roi Mohammed VI la création des gigantesques monuments et énormément d'infrastructures culturelles et artistiques. C'est clair comme je l'ai dit avant, c'est un signe fort de la part de sa Majesté pour un lancement d'un énorme projet culturel pour notre pays. Aussi, c'est un signe fort de sa part d'un avenir proche d'un nouveau Maroc qui connaîtra son développement dans pratiquement tous les secteurs, dont le secteur culturel et artistique fait partie, et où le même secteur connaîtra les gens du public et du privé. Et bien sûr, les retombées et les gains feront l'objet d'une concurrence dans l'avenir proche, sachant que les choses vont très vite au Maroc, et que ce secteur ne restera pas pour toujours un domaine de gratuité. Nous devons penser à une économie des arts et de la culture, comme nous devons penser à une culture et des arts de société…


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