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La Botola envahie par des coachs de la Tunisie
Publié dans Albayane le 19 - 04 - 2021

Décidément, les Tunisiens trouvent au Maroc une terre fertile pour exercer leur métier de football. Certes, ils ont été souvent approchés par les clubs marocains et leurs dirigeants qui prennent de telles décisions bien que les entraineurs de la boite restent nombreux à donner satisfaction en réalisant les résultats honorables voire plus.
Le phénomène de l'envahissement des clubs marocains par les entraineurs tunisiens a été enregistré tout au long de ces dernières saisons et plus précisément depuis le passage du championnat national de l'amateurisme au professionnalisme avec la nouvelle appellation de « Botola Pro ».
Cette année, les deux locomotives du football marocain, le Raja et le Wydad de Casablanca, continuent leurs courses aussi bien nationales qu'africaines sous la houlette de techniciens tunisiens. Ce qui avait poussé d'autres clubs marocains à leur imiter le pas. On donne à titre d'exemple, l'Olympique Khouribga et l'Ittihad Tanger qui étaient dirigés par Ahmed Al Ajlani. Le Youssoufia de Berrechid qui a été lâché par Farid Chouchane ayant pris son départ unilatéral. Le Hassania d'Agadir qui venait de se séparer de son coach Mounir Chabil après que ce dernier ait connu le même sort avec le Rapide Oued Zem lors de l'avant dernière saison.
Et la Botola connait encore la présence de deux entraineurs tunisiens à la tête des deux grands clubs casablancais.
Le WAC est toujours dirigé par Fouzi Benzarti qui est au Maroc pour la 4e fois après son premier atterrissage en 2013 au Raja avec lequel il avait réalisé l'exploit d'atteindre la finale du Mondial des clubs et frôlé, par la suite, le titre de la Botola avant de quitter les Verts en fin de compte.
Le Raja qui était ainsi le premier club de la Botola ayant opté pour un coach tunisien, récidive récemment avec l'engagement de Lassaad Chabbi suite à un contrat renouvelable et allant jusqu'à la fin de la saison.
Le Raja était dans l'obligation de changer d'entraineur juste après la 10e journée de la Botola bien qu'il voulait maintenir son jeune coach démissionnaire, Jamal Sellami, avec lequel il a pourtant réalisé plusieurs acquis dont le titre du championnat national remporté l'année écoulée après un passage à vide de pas moins de 7 ans. Sellami a, rappelle-t-on, cédé au pressing des énergumènes et autres « Hayaha » du club qui l'ont pris pour bouc émissaire après la défaite lors du derby face au WAC. Le Raja qui n'avait pas d'autre choix a jugé utile d'opter pour un coach tunisien bien qu'il reste un illustre inconnu.
Et ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le club rajaoui soit dirigé et brille avec des coachs peu connus pour qu'ils puissent faire un nom par la suite.
Cela remonte à plus d'une trentaine d'année avec l'expérience phare et le premier titre africain de la Ligue des Champions remporté en 1989 en compagnie de l'entraineur algérien, le Cheikh Rabah Saâdane. Le second titre de cette Champion's League était en 1997 sous la houlette du coach franco-bosniaque Vahid Halilhodzic que le Raja l'avait sorti de l'anonymat à l'époque. Après un 3e titre de la compétition continentale en 1999 qui a dérobé, cette fois, à la règle en étant sous les auspices d'un coach des plus doués, l'Argentin Oscar Fullone, le Raja avait continué son chemin vers la gloire en allant brillant dans son premier Mondial des clubs au Brésil, à l'aube de l'an 2000, mais avec un technicien de sa maison, Fathi Jamal, qui venait de mettre fin à sa carrière de joueur et de s'occuper de la formation des jeunes talents au sein de son club avant de tracer les premières lignes de son chemin de coaching.
La seconde expérience des Verts au Mondial des clubs en 2013 restait des plus éminentes avec ce coach tunisien, l'autre Cheikh Benzarti, qui avait ainsi réalisé la meilleure performance dans sa vie en ayant le mérite d'atteindre la finale, après des titres nationaux et continentaux remportés en compagnie des clubs de son pays depuis son début en 1977, année de son recyclage après avoir passé toute sa carrière de joueur au sein de son équipe, l'US Monastir.
Le hasard a voulu que son compatriote, Lassaad Chabbi, qui porte la double nationalité tuniso-autrichienne retrouve le Raja en quittant l'US Monastir. Le hasard a voulu également que les deux coches succèdent au Raja à deux entraineurs marocains ayant remporté le titre de la Botola avec les Verts, M'Hamed Fakhir en 2013 et Jamal Sellami en 2020. Aussi, le hasard a voulu que le premier match de la Botola soit contre le Moghreb Tétouan. Seulement Benzarti avait perdu par (1-0) alors que Chabbi a entamé sa première aventure avec une victoire de (3-2) au détriment de l'équipe de la Colombe Blanche.
C'est une bonne affaire pour ce coach qui avait lancé sa carrière en Autriche, après avoir reçu un diplôme d'entraîneur dans ce pays pour remporter un seul titre jusqu'à aujourd'hui, la Coupe de Tunisie en 2019, avec l'US Monastir vainqueur de l'Espérance de Tunis (2-0).
Avec le Raja qui venait d'éliminer sa formation monasterienne en Coupe de la CAF, Lassaad Chabbi reste plus confiant pour réussir mieux et aller de l'avant dans les compétitions nationales, Botola et Coupe du Trône, ainsi que celle africaine et de la Coupe arabe où les Verts sont à un match du sacre final.
Lassaad Chabbi a tous les atouts pour réussir surtout qu'il a une équipe capable de jouer pour les titres, une équipe talentueuse, soudée et pleine de jeunes joueurs dénichés du terroir par l'entraineur partant Jamal Sellami. Que le successeur tunisien puisse en profiter au grand bonheur des Verts qui méritent mieux.
La même chose est à dire pour Fouzi Benzarti qui a encore les moyens de se racheter avec les Rouges sur les plans national et continental. Pourvu que le coach tunisien ne fasse pas comme auparavant où il a abandonné le WAC à doubles reprises laissant tombé le titre de la Ligue des Champions après que le cadre national, Houcine Ammouta, ait fait mieux en étant le premier entraineur marocain ayant remporté ce titre continental avec le WAC en 2017.
Le Maroc prouve ainsi qu'il est aussi capable de dire son mot sur le plan du coaching et de la réussite, ici et ailleurs...


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