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Le PAM, le PI et le PPS passent au crible le rapport Benmoussa
Publié dans Albayane le 08 - 06 - 2021


Elections et nouveau modèle de développement
dénoncent le double jeu de l'Espagne quant à la question de l'intégrité territoriale du Maroc
réaffirment le soutien constant du Maroc à la cause palestinienne
Les Secrétaires généraux du PAM (Parti de l'Authenticité et de la Modernité), de l'Istiqlal et du PPS (Parti du Progrès et du Socialisme), Abdellatif Ouahbi, Nizar Baraka et Mohammed Nabil Benabdallah, ont pris part à un débat autour du thème du « nouveau modèle de développement et défis des prochaines échéances», organisé lundi soir au siège national du PPS à Rabat.
Au cours de cette rencontre, dont la modération a été assurée par la journaliste Jihane Gattioui, les 3 Secrétaires généraux ont mis en exergue, tour à tour, les aspects fondamentaux du NMD, dont le succès est tributaire notamment de son « appropriation par les différents acteurs dont les partis politiques » et de « la création des conditions propices à sa réalisation, à travers notamment l'apaisement de la situation aux niveaux politiques, social et économique», auquel appellent sans cesse les partis politiques de l'opposition.
En dépit de son accueil favorable par les différents partis politiques, le NMD suscite toutefois un certain nombre d'interrogations relatives, entre autres, à leur rôle durant toutes les phases qui vont suivre, a indiqué Gattioui, qui a rappelé l'importance de ce débat qui intervient deux semaines après la présentation du rapport sur le NMD et à trois mois des élections.
Ce débat a été animé par les journalistes Abdelhak Belachgar, directeur d'aljarida24.ma, Mohamed Laghrouss, directeur d'al3omk.com/ et Hicham Naji, du site www.goud.ma.
Nizar Baraka : « une vision, des idées et des points de vue, qui ne vont pas toujours jusqu'au bout »
Répondant aux journalistes, le SG du Parti de l'Istiqlal Nizar Baraka a indiqué que le rapport de Benmoussa constitue un « ensemble complet qui présente une vision, des idées et des points de vue, qui ne vont pas toujours jusqu'au bout ».
Le rapport de la CSMD insiste, aux termes de ses conclusions, sur la nécessité de rompre avec les politiques publiques dépassées, qui ont donné lieu à la tension sociale qui prévaut dans le pays, à l'approfondissement des disparités sociales et spatiales, à l'érosion de la classe moyenne et à l'appauvrissement de larges couches sociales.
Le document insiste aussi sur l'impératif de rétablir la confiance et souligne la nécessité pour le Maroc de disposer d'un Etat fort avec des institutions démocratiques et une société démocratique et libre qui permet aux citoyens de jouir de la pleine citoyenneté.
En parlant d'un Etat fort par sa démocratie et ses institutions, le NMD fait allusion notamment aux partis politiques qui doivent assumer pleinement leurs responsabilités et avoir la capacité d'œuvrer pour la réalisation de leurs engagements et choix.
Selon lui, il s'agit pour le Maroc d'un nouveau tournant de son histoire devant lui donner l'occasion de se doter d'un souffle nouveau et de s'affranchir des obstacles qui entravent sa marche.
Si la constitution de 2011 avait marqué un tournant, le souffle qu'elle avait donné s'est quelque peu estampé, alors que le pays a besoin d'un nouveau souffle pour remonter la pente, a-t-il estimé.
Le NMD évoque aussi le pacte national à réaliser pour le développement du pays. A ce niveau, les partis politiques ont leur rôle à jouer, selon Nizar Baraka, dans le but de contribuer à l'élaboration de ce document à coté des autres forces sociales et économiques du pays.
Et c'est en agissant de la sorte, que ces forces vont s'approprier la vision à suivre, et choisir ce qui est dans l'intérêt du pays, définir les options, les objectifs et mettre en place les normes et règles devant être respectées par tout le monde.
Il a toutefois souligné que le NMD ne peut donner lieu au souffle nouveau souhaité que s'il est accompagné par des mesures de confiance relatives notamment à l'apaisement politique (libération des détenus), économique (régler les problèmes de la concurrence, libérer les énergies) et social (pauvreté, chômage et autres maux sociaux).
Pour les partis de l'opposition, le NMD offre l'occasion de donner au pays un souffle nouveau pour s'en sortir, a-t-il martelé, insistant sur la nécessité pour les partis politiques de respecter leurs engagements envers les citoyens.
Malheureusement pour le pays, a-t-il dit, l'actuel gouvernement va terminer son mandat sans avoir arrêté une vision claire sur les stratégies sectorielles, a-t-il dit, estimant que l'actuel exécutif a échoué sur tous les plans.
Poursuivant un libéralisme excessif, l'Exécutif, a-t-il précisé, a contribué à l'approfondissement de la pauvreté et des disparités sociales et spatiales et à l'enrichissement des plus riches.
Abdellatif Ouahbi : « le rapport a ouvert une nouvelle ère pour approfondir la réflexion »
Pour sa part, le SG du PAM, Abdellatif Ouahbi a d'emblée souligné que les partis politiques font partie intégrante de l'Etat démocratique garant de la liberté d'expression et de la presse.
Pour lui, la démocratie est tributaire entre autres de l'existence des partis politiques.
Pour ce qui est du NMD, sa présentation a ouvert une nouvelle ère pour approfondir la réflexion autour des thèmes développés et des problématiques qui se posent.
Réagissant à certaines critiques faites à son parti, il a indiqué que le PAM fait l'objet de « jugements infondés » et qu'il s'active à présent dans le cadre d'une coordination avec les autres partis de l'opposition parlementaire dans la perspective d'une coalition entre les trois partis.
Selon lui, cette coalition devra se poursuivre au-delà des prochaines élections.
Dans tous les cas, a-t-il dit, il est difficile pour le PAM de se trouver dans un gouvernement sans l'Istiqlal et sans le PPS. Mieux encore, c'est à travers cette coalition tripartite que le PAM mènera, dans le cas où il remporterait les élections, des négociations avec les autres partis politiques, a-t-il indiqué.
Au-delà de la coordination de leurs activités, les composantes de l'opposition confirment sa présence contrairement à la majorité parlementaire dont les agissements représentent un danger sérieux pour l'avenir du pays, a-t-il dit, rappelant que ce sont de telles tendances qui ont abouti dans nombre de pays à des développements économiques sans démocratie comme ce fut le cas sous la dictature d'Hitler ou de Franco, du parti unique (Chine) et d'autres régimes tyranniques.
Nabil Benabdallah : « Pas de développement véritable, sans espace démocratique avec des institutions forte »
Abondant dans le même ordre d'idées, le SG du PPS, Nabil Benabdallah a souligné que le Maroc réalise des bonds en avant à chaque fois que les partis politiques et l'institution monarchique parviennent à conjuguer leurs efforts dans un climat de compromis et d'unanimité. Les partis politiques sont le fruit de l'environnement politique, social et économique ambiant.
Quant aux problèmes auxquels ils sont confrontés, ils sont notamment dus à toutes les campagnes et aux manœuvres menées pour dévaloriser leur action politique en connivence avec une certaine presse dont en premier lieu les médias publics, en particulier au cours des dernières années, sans oublier les réseaux sociaux.
Selon les tenants d'une telle vision, les partis politiques se ressemblent et sont incapables, a-t-il dit, invitant tous ceux qui ont la capacité de le faire à créer de nouveaux partis politiques.
Pour ce faire, ils doivent être capables de militer pour la démocratie, consentir des sacrifices comme l'ont fait d'autres générations et présenter des visions efficientes au niveau économique et social, a-t-il rappelé, notant que la création d'un parti politique ne se réalise pas dans un salon mais dans toutes les régions du pays et dans tous les milieux sociaux.
Et pour rester réaliste, a-t-il ajouté, le Maroc de 2021 ne dispose que des partis politiques ici présents et qui exercent leur opposition en toute responsabilité et les autres partis de la majorité hétéroclite à coté d'autres formations de gauche qui peinent à s'entendre.
Revenant au NMD, il a salué en premier le diagnostic « audacieux » qu'il fait de la situation et des nombreux points de convergence de ses conclusions avec les approches du parti, qui appelle à combattre l'économie de rente et le système des privilèges, à libérer ceux qui sont impliqués dans des manifestations pacifiques, à mettre en œuvre de manière saine la Constitution de 2011, à lutter contre la pauvreté et les disparités sociales et spatiales et à promouvoir la démocratie véritable.
Bien avant ce document sur le NMD, les partis politiques n'avaient de cesse d'alerter sur l'approfondissement de la pauvreté et des disparités sociales et spatiales dans le pays, a-t-il dit, soulignant que le document présenté a le mérite d'avoir repris ces observations.
En gros, a-t-il ajouté, les partis politiques se reconnaissent dans les conclusions de ce rapport, qui insistent sur la nécessité d'intégrer progressivement le secteur informel dans le secteur formel ainsi que sur la nécessité pour l'Etat de jouer pleinement son rôle pour la régulation, l'orientation et la relance de l'économie, à travers le lancement de grands projets d'investissements publics.
Il est donc clair que ce rapport conforte les partis politiques nationaux comme le PPS dans leurs analyses et propositions, a-t-il dit, saluant au passage le lancement du chantier de la couverture sociale universelle, à laquelle le parti du Livre appelle depuis une longue date.
Le PPS appelle aussi depuis belle lurette à la mise en place d'un revenu minimum de dignité ou d'insertion, selon la terminologie du rapport de la commission sur le modèle de développement.
Nonobstant l'importance indéniable qu'il présente, le NMD ne constitue pas pour autant un référentiel pour les partis politiques, qui ont chacun son référentiel, a-t-il ajouté, estimant qu'il ne peut y avoir de développement véritable dans le pays, tel que défini par le document, sans espace démocratique avec des institutions fortes : Etat, Parlement, conseils élus, partis politiques etc.
Et Benabdallah de marteler que les partis politiques sont indispensables pour la survie de la démocratie et son développement et surtout pour l'encadrement des citoyens et leur réconciliation avec la chose publique et les institutions.
Si les partis politiques s'effondrent, c'est tout l'espace démocratique qui va avec, a-t-il expliqué.
Pour ce qui les concerne, a-t-il dit, les trois partis de l'opposition parlementaire s'attèlent au renforcement de leur coordination pour pouvoir être au rendez-vous et en mesure de porter le NMD dans l'intérêt du pays.
Quant aux partis de la majorité, ils vont terminer ce mandat dans la désunion totale avec des technocrates qui préfèrent « travailler en catimini », de peur qu'on leur demande de rendre des comptes.
Et à l'instar des autres intervenants, il a appelé lui aussi à un apaisement politique pour pouvoir donner un souffle démocratique nouveau et relever avec brio le défi des prochaines échéances à travers la création d'un climat plus propice à une participation conséquente des citoyennes et des citoyens à ces élections.
Crise Maroc-Espagne : renforcer le front intérieur à travers notamment un apaisement politique
S'agissant de la crise de l'Espagne avec le Maroc, les trois partis politiques marocains jugent inadmissible l'attitude de Madrid et le traitement qu'elle réserve aux questions fondamentales du Maroc.
Au moment où la coopération entre les deux pays a atteint un niveau stratégique en matière de lutte contre le terrorisme, la migration illicite ou le trafic de toutes sortes et où l'Espagne est devenue le premier partenaire économique et commercial du Maroc, Madrid adopte toute une autre position en le bâillonnant derrière le dos, à travers l'appui au lobby séparatiste hostile à l'intégrité territoriale du Maroc, lequel n'a jamais soutenu le mouvement indépendantiste catalan.
Pour fuir ses responsabilités, l'Espagne cherche à présent à impliquer l'UE dans cette crise avec le Maroc. Des forces espagnoles tentent de pousser l'UE à prendre des positions anti-marocaines.
Tout en enregistrant positivement l'annonce faite récemment par le Maroc d'œuvrer pour le retour des mineurs non accompagnés, les trois partis politiques estiment que la situation de crise requiert le renforcement du front intérieur à travers notamment un apaisement politique durable et davantage de démocratie et de libertés pour le bien du pays et du peuple.
Relations avec Israël : la cause palestinienne, une priorité
Réagissant à une question relative à l'accord tripartite « Maroc-USA-Israël », le SG du PPS a rappelé que son parti a exprimé sa position sur la question, estimant que cet accord sert en premier lieu la cause de l'intégrité territoriale du Maroc et qu'il est sensé contribuer au renforcement de la capacité des forces marocaines à défendre en même temps la cause du peuple palestinien, dont le triomphe ne dépend pas de la normalisation ou non des relations avec l'Etat hébreu, mais d'autres facteurs plus déterminants.
Pour les trois partis politiques, la cause palestinienne fait toujours partie des priorités du peuple marocain tout entier.


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