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Mohamed Galaoui : Tétouan a tous les atouts et les limites d'un festival qui se respecte
Publié dans Albayane le 01 - 04 - 2011

Mohamed Galaoui ne l'a pas caché. Un grand travail est encore exigé de nos cinéastes. Pour le politologue professeur de sciences politiques à la Faculté de Droit de Casablanca, de grands efforts ont été faits cependant par l'Etat pour permettre la réalisation des films dans des conditions plus avantageuses.
Galaoui, présent à Tétouan à l'occasion du festival international du cinéma méditerranéen, a eu le plaisir de remettre à Daoud Abdessayed le trophée de l'hommage rendu par la 17ème édition au réalisateur égyptien. L'ex-président de la Commission d'aide à la production cinématographique et critique du cinéma a rappelé dans cet entretien avec Al Bayane que ce genre de festivals contribue à la valorisation de l'image du pays sur le plan international et à des échanges culturels entre différentes civilisations.
Al Bayane : Quelle évaluation faites-vous de la 17ème édition du festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan ?
Mohamed Galaoui : Le festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan tient actuellement sa 17ème édition. C'est dire qu'il parcouru une grande étape avant de se voir consacrer comme l'un des plus importants festivals qui se tiennent régulièrement dans notre pays. Né au départ de la volonté d'un groupe « d'amis du cinéma » qui ont milité, malgré les difficultés et les tâtonnements inhérents à la naissance de tout projet culturel, le voilà aujourd'hui parfaitement accompli avec une identité propre. En tant que tel, il présente les atouts et les limites de tout festival qui se respecte. Sur le plan de l'organisation comme sur celui du choix des films, il y aura toujours des remarques voire des critiques à faire. Mais il conviendrait plus à mon avis de se pencher sur l'aspect positif et essayer de dépasser les contraintes qu'impose une production cinématographique qui, parfois, ne laisse pas une grande marge de sélection.
Néanmoins, cette édition comporte des productions prometteuses. Des films que j'ai pu voir jusqu'à maintenant, j'ai relevé un degré d'évolution réel du niveau du traitement cinématographique, notamment dans les pays arabes. L'Egypte nous permet de vivre un moment de plaisir avec le dernier film du chevronner Daoud Abdessayed «Messages de la mer», même s'il ne fait pas partie des produits en compétition. Le film algérien «la place» de Dahmane Ouzid, construit selon le canevas d'une comédie musicale, frappe par sa vision prémonitoire eu égard aux événements qui traversent le monde arabe. On peut seulement regretter que la réalisation n'a pu être à la hauteur des ambitions. Et je peux citer d'autres exemples de films en provenance d'Italie, d'Algérie, de la Syrie et du Maroc qui participe avec deux films : La mosquée de Daoud Oulad Sayed et « Les ailes de l'amour » de Abdelhay Laaraki.
Le festival a rendu hommage lors de son ouverture au réalisateur égyptien Daoud Abdessayed que vous connaissez bien.
Que pensez-vous de cette initiative ?
Il est vrai que j'ai rencontré une fois auparavant Daoud Abdessayed lors de la participation au festival de Khouribga avec son film « A la recherche de Monsieur Marzouk » en 1992 si mes souvenirs sont bons. J'étais très épris par la qualité de l'homme et de son travail et, depuis, je n'ai cessé de suivre son parcours qui nous a émerveillé notamment avec « Kit kat » et «le voleur de la joie».
A votre avis, qu'est ce qu'il a de particularité?
Cet intellectuel est considéré à juste titre comme l'un des pionniers du néoréalisme égyptien après la vague « réaliste » instaurée par Salah Abou Seif. C'est quelqu'un qui a rénové dans ce domaine en dotant son cinéma d'un style qui mélange le fantastique, l'humour et l'amour avec la tristesse, la maladie et la dureté de la vie quotidienne. Tous ses héros sont frappés d'un handicap physique : bégaiement, cancer… et qu'ils tentent de dépasser ou en faire un atout. Tout cela est conjugué avec un romantisme littéraire très fort puisqu'il recourt à l'adaptation du roman comme celui d'Ibrahim Aslan pour le «Kit-Kat ». La musique chez lui est puisée dans l'univers des années 70 et 80 pour renforcer, probablement, le caractère revendicatif et militant de ses prises de position. Pour toutes ces raisons et bien d'autres, je n'ai pas décliné la proposition de mes amis pour me charger de sa présentation au public.
Quant au cinéma marocain, il est représenté par deux films. Quelle est sa vraie place au bassin méditerranéen ?
Sur le plan de la promotion de la production des films, de grands efforts ont été faits par l'Etat pour permettre la réalisation des films dans des conditions plus avantageuses. Sur le plan de la créativité, et à quelques exceptions, un grand travail est encore exigé de nos cinéastes.
Quelle est la valeur ajoutée de ce genre de festival ?
Le festival de Tétouan, qui s'est fait une place sur l'échelon méditerranéen, contribue à la valorisation de l'image du pays sur le plan international, et à des échanges culturels entre différentes civilisations.


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