«Sagesses du monde» est le thème de la 17ème édition du festival de Fès des Musiques sacrées qui se tiendra du 3 au 11 juin 2011. En tête d'affiche cette année, l'emblème libanaise de retour au Maroc Julia Boutros en plus de Kadem Saher, Youssou N'Dour, Abd el Malik, Ben Harper et autres. Cette édition invite à sillonner les univers multiples de la sagesse à la découverte de soi mais aussi à la confrontation de l'autre. A travers les innombrables concerts programmés, le festival emportera le spectateur dans les tourbillons des civilisations autant riches qu'éclectiques. En ouverture, les organisateurs prévoient un spectacle sublime «Leylâ et Majnûn» avec la participation de plus de quarante artistes de pays différents, de l'Occident et de l'Orient. Des artistes de divers horizons seront de la fête. En tête d'affiche l'Américain Ben Harper. Issu d'une famille de musiciens, il héritera de leur la passion de la musique traditionnelle et des rythmes authentiques de l'Amérique, du Blues, du Gospel et du Soul. La cantatrice italienne Elena Ledda et son quintet sera également de la partie. Célèbre pour ses mélodies traditionnelles, elle a participé à plusieurs festivals de renommée en Europe. Le célèbre chanteur sénégalais d'envergure internationale Youssou N'Dour sera aussi de la partie. Il rendra hommage à Cheikh Sidi Ahmed al-Tijânî, maître de la confrérie Tijâniyya. Youssou N'Dour est un habitué du Maroc. Il a déjà pris part au festival de Dakhla et à Mawazine. Connu pour son engagement pour les bonnes causes, il a milité auprès de plusieurs organisations humanitaires et des droits de l'Homme dont notamment Amnesty international. Ce n'est pas pour rien qu'il a été nommé «ambassadeur de la paix et de la sécurité en Afrique». Il a également chanté en faveur des victimes du tremblement de la terre d'Al Hoceima. Youssou N'Dour est détenteur du prix musical d'envergure, Grammy Aawards Figure aussi au programme, le rappeur français d'origine africaine Abd Al Malik. Très proche de la pensée soufie, il est membre de la confrérie Qadirriyya Boutchichiyya. Son style est une fusion de Rock et du rap. Côté arabe, le célèbre duo Kadim Al Sahir et Asma Lemnawar sont au menu. C'est la seconde participation de Kadem Saher au festival des musiques sacrées de Fès. Grâce à sa voix sublime et authentique et ses paroles imprégnées des mouwachahat, il a réussi à s'imposer et s'est forgé une place de taille sur la scène arabe. Le point d'orgue de cette édition sera sans doute le retour au Maroc de la diva libanaise Julia Boutros après une absence qui a duré plus de dix ans. Ses chansons constamment engagées pour la cause patriotique, pour la Palestine et le monde arabe ainsi que sa présence charismatique sur la scène ont fait d'elle une vraie légende de la chanson arabe. Les Marocains gardent toujours en mémoire ses fameuses singles «Win malayenne» et «Ghabet chams el hak», un cri contre l'injustice et contre le silence complice. Depuis 17 ans, le festival de Fès des Musiques sacrées n'a cessé d'œuvrer pour inscrire le dialogue interculturel au cœur de son action. Une mission accomplie puisque le festival est devenu sine qua non un carrefour de rencontres d'émissaires de cultures et civilisations universelles. Cette année, le festival enchaîne sur la même voie. Sa thématique «Sagesses du monde» est révélatrice du sens de la tolérance, de la pluralité et de l'ouverture pour lesquelles ce festival s'érige en défenseur incontournable.