DR ‹ › La coopération antiterroriste entre le Maroc et l'Espagne a permis l'arrestation de 153 jihadistes dans les deux pays, depuis 2015. Citant le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), l'agence de presse espagnole EFE a rapporté que la collaboration avec le Commissariat général de l'information espagnol a rendu possible le démantèlement de plus de 30 cellules conjointes depuis 2015, année de la création de cette agence marocaine de lutte contre le terrorisme. La dernière opération conjointe, menée le 25 mars, a abouti à l'arrestation de deux suspects dans la ville de Tanger, en plus de la capture du cerveau à Majorque. Par ailleurs, Madrid et Rabat échangent régulièrement des informations sur les «loups solitaires», les cellules terroristes et les jihadistes étrangers. Ce processus a facilité une coopération pratique qui a, depuis 2015, conduit à l'arrestation de 84 individus en Espagne et de 69 au Maroc. Les détenus incluent des Marocains, des Espagnols et des personnes d'autres nationalités, reflétant, selon le BCIJ, la nature transnationale de la menace jihadiste et «l'efficacité» de cette coopération bilatérale. Le bureau a également mis en avant plusieurs opérations qui, selon lui, ont permis d'anticiper des attaques graves en Espagne, y compris le démantèlement d'une cellule affiliée à Daech en 2017. Dans ce cadre, cinq personnes ont été arrêtées dans des villes au Maroc et une à Melilla. Les autorités marocaines affirment qu'elles ne disposent actuellement pas d'informations fiables concernant la présence de jihadistes espagnols dans les rangs de Daech au Sahel ou en Somalie. La principale menace venant d'Espagne provient des cellules de soutien responsables du financement et du recrutement. Quant aux jihadistes marocains dans ces régions, Rabat estime leur nombre à plus d'une centaine.