Le dispositif sanitaire marocain pour le Hajj 2026 se met en place. Le ministère de la Santé et de la Protection sociale (MSPS), a procédé, mercredi, au lancement officiel de la mission médicale chargée d'accompagner les pèlerins marocains, composée de 44 professionnels entre médecins, infirmiers et cadres administratifs. Organisée au siège de la Direction de la population, cette cérémonie, tenue sur instructions royales, a été présidée par le ministre de la Santé, Amine Tahraoui. Elle s'inscrit dans une volonté affirmée de garantir un encadrement sanitaire complet des Marocains appelés à accomplir les rites du pèlerinage. Selon le ministère, cette mobilisation vise à assurer « une prise en charge sanitaire intégrée des pèlerins marocains », à travers des équipes qualifiées capables d'intervenir aussi bien sur le plan préventif que curatif et d'urgence, tout en veillant à « consacrer les valeurs de proximité, d'écoute et de prise en charge globale ». Une mission à forte dimension humaine et préventive La mission sanitaire déployée pour cette saison se distingue par la diversité de ses profils et de ses interventions. Elle regroupe des médecins spécialistes, des infirmiers ainsi que des équipes administratives, appuyés par des unités mobiles chargées de suivre les cas hospitalisés en Arabie saoudite. Sur le terrain, les équipes auront pour principales missions la prise en charge des cas médicaux, le suivi des pathologies, la sensibilisation aux mesures préventives, ainsi que les interventions dans les lieux d'hébergement et lors des déplacements entre les différents sites du pèlerinage. Une coordination étroite est également prévue avec les autorités sanitaires saoudiennes. Dans son intervention, Amine Tahraoui a insisté sur « l'importance capitale de cette mission à dimension humaine et religieuse », appelant les membres de la délégation à faire preuve de «responsabilité, de discipline et d'abnégation », tout en incarnant « les valeurs de citoyenneté et de service de l'intérêt général ». Le ministre a particulièrement mis l'accent sur la dimension préventive du dispositif, rappelant aux équipes que « leur responsabilité se manifeste à toutes les étapes, notamment en amont, à travers la sensibilisation des pèlerins aux risques sanitaires et aux moyens de prévention ». Il a également souligné la nécessité de garantir « des soins de première intention pour éviter les complications, un suivi rapproché des patients et un accompagnement moral et psychologique ». Un dispositif renforcé et mieux structuré Outre l'aspect humain, le ministère met en avant une organisation logistique renforcée pour cette édition 2026. Le déploiement des équipes se fera en deux phases, afin d'assurer une couverture progressive dès l'arrivée des premiers pèlerins, avec un renforcement de la présence sanitaire dans les zones clés : lieux d'accueil, hébergement et sites des rites. Le ministre a également évoqué « une méthodologie basée sur des points de santé fixes et mobiles», destinée à améliorer la réactivité du dispositif et à renforcer l'efficacité des interventions, notamment en matière de prévention et de conseil sanitaire. Ces dispositions s'inscrivent, selon le département, dans la dynamique globale de réforme du système de santé, axée sur la digitalisation, la montée en compétence des ressources humaines et une gouvernance plus rigoureuse.