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Secteur de la restauration : Déficits en vrac à Agadir
Publié dans Albayane le 05 - 08 - 2011

Le secteur du tourisme traverse actuellement des périodes de hauts et de bas, caractérisées par des récessions en termes de flux aussi bien des marchés traditionnels que des nouvelles conquêtes.
Il ne fait certainement pas de doute que ce fléchissement est occasionné par les effets de la crise économique mondiale qui sévit toujours, cependant d'autres paramètres d'ordre organisationnel et procédurier de la politique touristique nationale expliquent bien cette déchéance sévissante qui altère pareillement nombre d'activités parallèles.
A ce propos, il est bien évident que la restauration constitue bel et bien l'illustration saillante de cette répercussion aléatoire, de par la déficience dont souffre la majorité de ces locaux et l'inertie qui accable la structure associative chapeautant la profession. On ne comprendra toujours pas pourquoi on ne se ressaisit point du côté de quelques professionnels indignés quoique les monopolistes du domaine continuent à y porter préjudice. Au front de mer, le long du complexe Tawada, des barons de la restauration n'hésitent pas installer en vrac toutes les spécialités imaginables dans sa même boîte. D'aucuns se demandent également pourquoi l'on n'«ose » guère de faire face à l'exploitation du domaine public dont certains jouissent, en plein centre ville. Deux poids, deux mesures qui enragent pas mal de « victimes » de la cure domaniale menée par moments. A propos du front de mer, on ne comprendra pas non plus cette avalanche des restaurants « golfiques et asiatiques » dont les locaux sentent la dépravation à outrance, au lieu de pratiquer une restauration décente et raffinée. Sans verser nullement dans le chauvinisme, on s'interrogera sur la plus-value de cette invasion qui infeste la profession si l'on sait que, pour cette basse armada, la restauration n'est, en fait, qu'un alibi pour des refuges clandestins où s'engouffrent, sans scrupule, les filles de joies et leurs petits pervers du golf. On ne saura s'opposer aux investissements extérieurs de quelque nature qu'ils soient, toutefois on ne peut tolérer, non plus, que des pseudos professionnels de la restauration qui n'ont rien à voir avec le métier, viennent bénéficier des crédits bancaires et des autorisations « louchement acquises », pour monter, à la fin, des « maisons closes », le long d'une somptueuse promenade érigée en havre de repos et de fierté, à longueur d'année. Certes, la première station balnéaire du royaume qui draine un tourisme de plus en plus charmé par les splendeurs des lieux et les clémences du climat, est condamné à l'animation constante pour égayer et combler ses visiteurs de tous bords. Il n'en demeure pas moins vrai que cette même destination qui renferme des complexes hôteliers de haute gamme a aussi besoin d'une restauration exquise de qualité où les normes et les fourchettes sont respectées. On ne pourra donc que constater, non sans consternation, que la restauration dans l'une des plus belles baies du monde qu'est Agadir s'enlise périlleusement, à cause justement de cette anarchie où tout est permis, sans qu'on ne pipe mot. La débandade règne dans les cabarets qui ne ferment jamais, les snacks qui vendent les plats chauds avec des mises en place et avec la même carte de menu du restaurant à côté, mais à moitié prix, les locaux qui cumulent en même temps tous les services possibles ; pizzeria, pâtisserie, boulangerie, glacier, restaurant, cafétéria, boîte de nuit, snack, cabaret…, avec une seule autorisation, les restaurants qui se transforment en véritables « bordels »… La bonne cuisine qui s'ingénie à enfanter des plats appétissants, avec amour et savoir-faire gastronomique, se perd malheureusement dans cette cacophonie déconcertante. Il est donc grand temps de se pencher sérieusement à assainir cette profession, à commencer par les professionnels, eux-mêmes, qui se doivent de réagir, de mettre fin à la mascarade de leurs propres bourreaux et de fonder une nouvelle structure associative susceptible de réunir les restaurateurs et défendre leurs droits éclaboussés. C'est à ce prix que les autorités, elles mêmes, n'oseraient plus «marcher» impunément sur leurs locaux assainis et souverains, car plus ces lieux se respectent plus ils jouissent de leur autonomie.
Chtouka Aït Baha
Violations des droits des ouvriers
La province de Chtouka Aït Baha, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Agadir est une région fort connue pour ses activités agricoles qui couvrent presque la totalité de son territoire.
Depuis longtemps, cette zone, composée de deux municipalités, Biougra, chef-lieu et Aït Baha ainsi que pas moins de vingt cinq communes rurales dont la plupart sont reculées et accidentées, a drainé un important reflux d'ouvriers agricoles, concentrés dans des agglomérations où se plantaient foncièrement des stations d'emballage, des pépinières, des périmètres d'agrumes et de maraîchers, particulièrement à Khmiss Ait Amira…
Ces plantations appartiennent, en majorité, à des investisseurs français, espagnols et marocains qui embauchent pour des tâches ardues particulièrement des ouvrières saisonnières, sous contrat. C'est ainsi que des milliers d'ouvriers agricoles sont recrutés pour la besogne, mais soumis, malheureusement, à des traitements despotiques, au grand jour. Toutes les formes de transgression des droits légitimes les plus élémentaires sont utilisées pour intimider et assujettir les ouvriers, plus spécialement les responsables syndicaux. Des centaines d'ouvriers sont violentées, provoquées et licenciées, à longueur de journées par la majeure partie des compagnies.
Devant toutes ces violations des lois en vigueur et après maintes sollicitudes et tentatives de régulariser cette situation dramatique avec le patronat, en présence des Autorités locales, les ouvriers agricoles, encadrés par leur syndicat UMT, ont observé de maints sit-in et des grèves dans nombre de sociétés.
Mais, il semble bien que, jusqu'à présent, les choses n'ont pas évolué et augurent d'une dégradation de plus en plus critique. L'Autorité se range arbitrairement du côté du patronat qui, profitant de cette aubaine, accentue ses agissements outranciers à l'égard des ouvriers impuissants. Cette situation qui perdure dans un mutisme total risque de dégénérer si l'on sait que les ouvriers endurent quotidiennement le martyr sans que les responsables locaux et régionaux voire nationaux n'interviennent pour mettre un terme à ces dépassements.
Et pourtant, les ouvriers ne demandent que la préservation de leurs droits légitimes régis par le code de travail. Cette complicité patronat /autorité ne saurait donc continuer à «déjouer»tout le processus de soutien à la classe ouvrière, alors que des familles sont continuellement exposées à la misère, à cause de la voracité et l'entêtement des responsables des sociétés agricoles dont le seul souci est de cumuler des gains faramineux aux dépends des ouvriers. Une intervention sérieuse est vivement sollicitée afin de mettre fin à ces injustices dont pâtit une large frange travailleuse des citoyens à Chtouka Ait Baha.
S. E
Centre d'immatriculation
Le calvaire chronique
Depuis un certain un temps, on aura constaté, non sans satisfaction, la gestion du service et le respect des citoyens dans nombre des départements de l'Etat (ONE, BARID AL MAGHRIB, RAMSA…).
A l'entrée de ces locaux publics, un bout de papier électronique sur lequel est marqué le numéro de file est servi de visu. Le tour venu, le client est comblé dans les règles de l'art.
Plus de bousculade, plus d'accrochage, plus de désagrément qui étaient monnaie courante, à tel point que ces situations révolues provoquaient amertume et colère.
Oui, mais, pas tous, malheureusement, car bien des services publics continuent à se produire dans une débandade irascible. On citera à ce titre l'état désastreux dans lequel sévit encore le centre d'immatriculation des véhicules d'Agadir.
Un véritable calvaire que celui enduré par les visiteurs de ce service qui continue à évoluer bien en deçà des attentes des populations. Des foules débordantes et interminables devant d'insuffisants guichets qui se chargent de toutes les opérations.
On se croirait vraiment dans un souk de nos contrées rurales où les brouhahas stridents et les flots abondants caractérisent ces lieux de grands flux. Dans ces situations anarchiques et piteuses, on se permet, bien entendu, de fausser compagnie aux files suffocantes et aller voir une « connaissance » par derrière pour s'acquitter du besoin administratif, sans passer par le martyr de l'attente asphyxiante.
Et si par malheur, un client en file rouspète contre un « resquilleur » proche du guichetier, ce dernier ne tarda pas à mettre un terme aux railleries du protestataire prioritaire, en faisant semblant de consulter son papier et l'envoyant se balader même si ledit papier est bel et bien là.
Ce qui se passe au centre d'immatriculation à Agadir fait rappeler aux années des agissements attentatoires à la dignité du citoyen, pour un simple service dont il a plein droit.
Le ministère de tutelle l'équipement est appelé faire un tour au centre d'immatriculation à Agadir. Un bon aménagement administratif de ce service est impératif pour mettre fin au sévices des citoyens.
S.E
Environnement
Proscrire les manies néfastes
La sauvegarde de l'environnement est incontestablement l'une des préoccupations nationales d'extrême acuité. Depuis déjà quelques temps, le Maroc met les bouchées doubles pour être au diapason des nations protectrices de l'écologie, sous ses diverses formes et dimensions. D'autant plus que les changements climatiques et les pollutions multidimensionnelles défraient continuellement la chronique, à travers tous les coins du globe.
La charte nationale de l'environnement qui rallie cette dynamique universelle dans cette optique vitale retient en haleine toutes les constituantes de la société marocaine, à la lumière des premiers jalons jetés à la concertation et l'action citoyenne, consciencieuse et responsable. La promulgation de la loi de préservation de l'environnement en est pareillement une illustration claire et forte de ce volontarisme affiché dans les sphères décisionnelles des institutions suprêmes de l'Etat. Un autre projet de loi relatif à la protection de l'espèce séculaire mythique qu'est l'arganier, décrété sous la voûte de l'hémicycle, constitue également une volonté avérée d'entourer ce spécimen fabuleux de toutes les conditions de subsistance et de régénération. Paradoxalement à toutes ces mesures de haut degré de maturité et de civisme, les atteintes infâmes à l'essence même de la flore nationale ne cessent malheureusement d'hypothéquer cet effort magistral et crucifier cette biodiversité environnementale de haute facture. Emportés par ces errements aveugles, des promoteurs immobiliers, dans un souci d'urbaniser à outrance, abattent sans relâche, des milliers d'arganiers pour ériger des séries de bâtiments, suscitant un tollé dans les milieux écologiques, notamment les adeptes de cet arbre emblématique qu'est l'arganier, classé, au côté du palmier dattier comme une réserve de biosphère par la communauté planétaire. Des dizaines d'hectares d'arganiers sont impitoyablement arrachés pour monter la nouvelle fabrique des ciments du Maroc, à proximité de la commune rurale d'Imi M'korne, relevant de la province de Chtouka Ait Baha, sans qu'on ne s'y interpose, malgré les réactions énergétiques de la société civile qui s'était vainement époumonée à tue-tête pour circonscrire ce génocide macabre. De même, on déplorera le carnage qu'avaient subi les dunes de la baie d'Agadir dans le but de planter, en lieu et place, des complexes hôteliers haute de gamme, pieds dans l'eau, aux dépens de ces merveilles dunaires qui scellaient, à l'époque, une splendeur écologique hors pair. Actuellement, on s'apprête à s'attaquer, sans répit, à une multitude d'arganiers dans le couvert végétal jouxtant la commune urbaine de Koléa, liée à la province d'Inezgane Ait Melloul et Tizounine dans la commune rurale d'Amekroud. Là encore, des structures associatives, par le truchement des communiqués et des pétitions de protestation, s'insurgent vivement, avec indignation et colère, contre ces massacres morbides qui anéantiraient des zones de grosse qualité environnementale, pour des voracités urbanistiques. Certes, on n'est nullement pas sans convenir que, pour des fins à utilité générale, la voie express Agadir/Taroudant, via l'aéroport Al Massira, avait exterminé des superficies non négligeables d'arganiers du côté de la forêt d'Admim meublant la commune rurale d'Ouald Dahou. Dans ce sens similairement, on ne pourrait pas ne pas tolérer, non sans amertume d'ailleurs, pour les mêmes raisons utilitaires, l'extraction de milliers d'arganiers du côté de la commune rurale d'Ameskroud, relevant de la préfecture d'Agadir Ida Outanane, pour édifier, dans ce tronçon délicat, le premier bout de l'autoroute salvatrice Agadir/Marrakech dont les retombées bienfaitrices ne sont plus à démontrer. Nonobstant, il va sans dire non plus que l'anéantissement cynique de l'arganier est un phénomène qui prend de plus en plus de l'ampleur, malgré les avancées notoires qu'enregistre notre pays en terme de sauvegarde de cet arbre multifonctionnel, avec l'intervention louable des partenaires étrangers, en particulier l'organisme américain l'USAID et la fondation germanique la GTZ qui ont mis en place des mécanismes et des dispositifs performants, en compagnie des ONG locales, fédérées et agissantes. On se souviendrait comment ces associations, accompagnées d'une mobilisation médiatique revigorée, se sont parvenues à dissuader les responsables de l'ONE, lorsqu'ils avaient mis sur orbite la réserve de Cap Guir, relevant de la commune rurale de Tamri, où nichent des espèces rares telles l'ibis chauve et le flamant rose, pour y installer une station thermique qui aurait pu occasionner des dégâts écologiques alarmantes. Cette synergie civique de tout acabit devrait, en fait, se relancer et motiver toutes les bonnes volontés en vue de mettre fin à tous ces agissements incontrôlés et irréfléchis de ces saccageurs qui enfreignent toutes les prouesses environnementales nationales légiférant les conduites humaines à cet égard.
S. E
A vrai dire
Médiocrités télévisées
De grâce, épargnez-nous ces stupidités qui nous assaillent depuis la rupture du jeûne, diraient, sans doute, nos malheureux téléspectateurs, ces temps-ci ! L'un après l'autre, les navets indigestes que pondent nos chaînes en ces soirées ramadiennes semblent bien s'ériger en hiatus lamentable devant les délices soigneusement étalés sur nos tables. Des médiocrités navrantes se succèdent sans scrupule au moment où la grande audience s'attendait à beaucoup mieux que ce charivari signé toujours par les mêmes figures, devenues tels des robots stéréotypés à chaque apparition. Toujours fidèles aux interminables gestes, grimaces et répliques rabâchés par des « comédiens débiles» qui suscitent colère et irritation, depuis déjà quelques années, tout au long du mois sacré de ramadan. D'aucuns se demanderaient si ces pseudo-artistes qui viennent, à chaque fois, troubler ces moments agréables que partagent les familles autour de leurs régals amoureusement préparés par les mamans, n'ont aucun respect pour leurs concitoyens, alors qu'ils se savent faiseurs de futilités au nom de l'art. Il est bien clair que l'empressement vers «les cachets» versés pour chaque épisode aveuglent nos pauvres «artistes» et tuent en eux tout effort de créativité et d'imagination. Ni les thématiques creuses, ni les mises scènes fastidieuses encore moins les interprétations mesquines ne peuvent leurrer le grand public qui, dégoûté de bout en bout, se trouve contraint d'aller voir ailleurs, parmi les kyrielles de chaînes plus sensibles aux attentes des gens. On ne comprendra pas pourquoi les décideurs de nos boîtes à « bêtises » acceptent toujours ces imbécilités qui sèment tant de désagréments au sein des citoyens sévèrement malmenés. Qui a pris la décision désobligeante et intempestive de nous harceler de tant de nullités durant ce mois sacré où la détente intelligente après une longue journée de privation serait une proposition aussi pieuse que cette sacralité ramadanesque? Le malheur c'est que ces décideurs dépourvus de toute bienveillance envers nos concitoyens sont récidivistes puisque, chaque année, en dépit des reproches véhéments en leur adresse, ils secrètent les mêmes conneries. Apparemment, on n'a aucune aptitude ni volonté pour mettre un terme à ces absurdités qui ne cessent de porter préjudice au niveau intellectuel, messager et civilisationnel au sujet duquel nos « valeureuses » chaînes télévisées sont vivement interpellées, en tant qu'outil citoyen de sécrétion de valeurs éducatives et de façonnement des goûts et des réflexes. Certes, on a pris la bonne initiative d'encourager la production locale afin de permettre à nos producteurs, réalisateurs, humoristes, artistes… de s'activer et s'affirmer, au lieu de se contenter des flots d'œuvres turques, mexicaines, brésiliennes, syriennes, égyptiennes et bien d'autres. Mais, il s'avère que ces essais locaux, pour la plupart, sont loin de répondre aux attentes des marocains, en quête toujours de réalisations sérieuses, respectueuses et mûrement montées. Celles qu'on nous propose malheureusement, pendant le ramadan infligent sans vergogne une véritable insulte, une torture, un sacrilège pour ce mois de piété et de recueillement. Si on ne pourrait, en aucuns cas, admettre la censure, en tant que défenseurs des libertés d'expression, on ne saurait non plus être tolérant avec ceux qui prennent les marocains pour des ignorants, faciles à tromper. C'est inadmissible et révoltant ! A quand la délivrance ?
S. E


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