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SM le Roi : La mobilisation des ressources, une condition essentielle à la transformation structurelle des économies africaines
Publié dans Aldar le 01 - 06 - 2025

La mobilisation des ressources, qui demeure un préalable à la réalisation d'une croissance pérenne et inclusive, est une condition essentielle à la transformation structurelle des économies africaines, a affirmé Sa Majesté le Roi Mohammed VI, soulignant qu'en l'absence d'un financement suffisant et adapté à ses besoins spécifiques, l'Afrique ne sera pas en mesure de mener à bien ses réformes et ses projets de développement.
Dans un message adressé aux participants à l'édition 2025 du Forum "Ibrahim Governance Weekend", qui a ouvert ses travaux dimanche à Marrakech, le Souverain a mis en exergue quatre lignes directrices pour un développement inclusif et durable de l'Afrique, à savoir le changement de paradigme dans le financement du développement ; l'instauration d'un environnement institutionnel, économique et social propice au développement ; le renforcement et la dynamisation des échanges intra-africains et la pleine valorisation des ressources naturelles que recèle le continent.
Pour ce qui est du changement de paradigme dans le financement du développement, SM le Roi a souligné que le continent africain est appelé à une plus grande mobilisation de ses ressources domestiques et à la mise en chantier de réformes structurelles pour renforcer le cadre macroéconomique.
"Il doit également mettre au point des mécanismes innovants de financement du développement et bénéficier efficacement des transferts de la diaspora africaine", a poursuivi le Souverain dans ce message dont lecture a été donnée par le Conseiller de Sa Majesté le Roi, M. André Azoulay, notant que l'Afrique ne peut pas compter uniquement sur l'Aide publique au développement ou les financements externes qui sont, par définition, générateurs de dettes.
Concernant l'instauration d'un environnement institutionnel, économique et social propice au développement, SM le Roi a mis l'accent sur l'importance d'encourager l'investissement, l'entreprenariat et la création d'emplois, en accélérant les réformes ayant trait notamment à la bonne gouvernance, à l'amélioration du climat des affaires, au renforcement de la transparence, à la protection des investisseurs, à la lutte contre la corruption et à la moralisation du système de la justice.
S'agissant du renforcement et de la dynamisation des échanges intra-africains, le Souverain a rappelé que l'intégration économique du continent n'était plus une option, "mais une nécessité impérieuse dans un monde globalisé où la part de l'Afrique dans le commerce mondial ne dépasse pas les 3%. De même, les échanges intra-africains représentent 16% du volume total du commerce dans le continent, contre 60% en Europe et 50% en Asie".
Le lancement de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine constitue, selon SM le Roi, une réelle opportunité pour stimuler le commerce entre les pays africains et en faire un catalyseur de croissance et de développement durable pour le Continent, promouvoir l'industrialisation et renforcer la flexibilité des économies africaines et leur attractivité pour l'investissement.
Quant à la valorisation des ressources naturelles que recèle le continent, le Souverain a estimé que l'Afrique, avec 40 % des réserves mondiales de matières premières et 30 % des minéraux critiques ainsi qu'un potentiel considérable en ressources minières, énergétiques, hydriques, agricoles et biologiques, ne peut plus se contenter d'exporter ses matières premières.
L'Afrique doit tirer pleinement parti de ses énormes richesses, créer des valeurs ajoutées, générer des revenus destinés à financer son développement, a insisté SM le Roi, faisant observer que cet objectif ne pourra être atteint que par l'investissement dans la transformation et la valorisation locale de ses richesses naturelles, la création de chaînes de valeur régionales qui favorisera ainsi l'industrialisation, la création d'emplois et la consolidation de l'intégration régionale et sous régionale.
Soulignant que le financement du développement en Afrique est un enjeu majeur qui requiert des solutions innovantes, solidaires et adaptées aux réalités du continent, le Souverain a, dans ce sens, appelé à la mutualisation des efforts "aux niveaux national, régional et mondial pour combler le déficit du financement du développement et concourir, en conséquence, à l'émergence de l'Afrique que nous appelons de nos vœux".
Néanmoins, aujourd'hui plus que jamais, à l'approche de l'échéance 2030 du Programme de Développement Durable, la question du financement du développement de l'Afrique doit être inscrite au cœur de l'Agenda International, a estimé SM le Roi.
Et de noter que la réduction des taux d'intérêt élevés imposés aux pays africains sur les marchés financiers internationaux, l'accès aux financements concessionnels à des prêts à faible taux d'intérêt, le renforcement des capacités des institutions financières régionales pour soutenir les économies africaines, l'amélioration de la représentation de l'Afrique, dans toute sa diversité, au sein du système financier international, la réduction des taxes sur les transferts de fonds de la diaspora africaine, sont autant de revendications légitimes auxquelles il convient d'apporter des réponses.
Rappelant la tenue, à la fin du mois de juin à Séville, de la 4e Conférence Internationale sur le Financement du Développement, SM le Roi a exprimé Son intime conviction que le financement du développement en Afrique nécessite une action collective combinant coopération régionale et internationale.
"Le débat fondamental sur la réforme de l'architecture financière internationale devrait adopter une approche multilatérale, impliquant totalement les pays africains qui sont trop souvent marginalisés dans le processus d'élaboration des règles du système monétaire et financier mondial", a fait remarquer le Souverain, relevant que cette refonte indispensable doit assurer, plus particulièrement, le renforcement de la représentation légitime de l'Afrique au sein des instances internationales, permettant ainsi une véritable appropriation par les acteurs africains des enjeux posés et de leurs solutions.


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