Bakary Séga Bathily, DG de l'APIX-S.A : «Transformons la fraternité Sénégal-Maroc en un levier économique structurant»    Investissements étrangers : l'Afrique recule    Energie et eau : Luanda au cœur des enjeux mondiaux    Ndeye Aida Diouf Sow : « Notre savoir-faire acquis au Maroc doit devenir une passerelle vers le Sénégal »    Rabat, capitale du partenariat maroco-sénégalais    Union Africaine : La Guinée retrouve son siège    Nigeria. Le marché du travail peine à absorber une population jeune    Ethiopie. Découverte d'un fossile humain vieux de 2,6 millions d'années    La France a délivré près de 400.000 titres de séjour en 2025    L'Espagne prépare une vaste régularisation pouvant concerner près de 500 000 migrants    Akhannouch : le succès sportif du Maroc, fruit d'une vision stratégique et non d'un hasard    L'OMS exhorte les écoles à promouvoir une alimentation saine chez les enfants    À Alger, Washington rappelle sa ligne sur le dossier du Sahara marocain    "Ce geste vient d'ailleurs", une exposition collective au Palais Bahia, dans le programme "What's On" de 1:54    Sáhara: En el Consejo de Seguridad, Estados Unidos reitera su apoyo a la solución de autonomía    Lobbying aux Etats-Unis : le Maroc et l'Algérie intensifient leurs dépenses    CAN 2025 : la Fédération sénégalaise auditionnée par la CAF après la finale face au Maroc    Akhannouch : «Le Maroc déterminé à ériger le sport en levier de rayonnement continental»    Akhannouch : 1,2 million d'élèves bénéficient des activités sportives scolaires    CV c'est vous ! Ep 89. Mohammed Amine Jemoumkh, le marketing manager à plusieurs casquettes    Festival MOGA : Un modèle à fort impact socio-économique    Rayane Bounida proche du Maroc : le Real et le Barça déjà dessus    Suspensión temporal del tráfico marítimo en Tánger Med debido a las condiciones meteorológicas    Tanger : Arrestation d'un ressortissant français recherché par les autorités judiciaires de son pays    Les Lionceaux et Lioncelles raflent les trophées UNAF qualificatifs à la CAN scolaire    L'Algérie considère l'ambassadeur de France comme persona non grata [Médias]    Un ministre espagnol cite le référendum au Sahara comme solution en contradiction avec la position de l'Espagne    Ceuta : La police espagnole neutralise un engin explosif près de la frontière marocaine    Mondial 2030 : Le président de la RFEF affirme que la finale aura lieu en Espagne, la FIFA temporise    Royaume-Uni : L'AS FAR aux phases finales de la première Coupe des Champions Féminine de la FIFA    Mondial des clubs 2029 : le Brésil se positionne officiellement comme candidat    Automobile: Renault Maroc consolide son leadership industriel et commercial    Bank of Africa lance «PME INVEST by BOA», une offre intégrée de soutien à l'investissement des PME    Les barrages du bassin de Sebou affichent un taux de remplissage de 66,1%    Akhannouch : « Le Sénégal, un partenaire majeur sur le continent »    France: l'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans    L'AMMC présente ses priorités d'actions pour 2026    Mer fortement agitée et vagues dangereuses sur l'Atlantique et la Méditerranée à partir de mercredi    Averses, fortes pluies et rafales de vent de mardi à jeudi dans plusieurs Provinces    Communiqué. Le Sénégal réitère son soutien ferme et constant à la souveraineté du Maroc sur son Sahara    Hammouchi s'entretient à Rabat avec le directeur de la police, chef de l'unité nationale spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée au Danemark    L'ONMT trace ses priorités pour 2026    Ligue des Champions : Achraf Hakimi pourrait signer son retour mercredi    Kech El Oudaïa accueille une soirée de dégustation chinoise avec le soutien de l'OFPPT    Afric'Artech : Casablanca accueille le premier grand rendez-vous continental de la créativité numérique africaine    Mode : Le boubou à l'ère de la modernité    MOBO Awards : la scène africaine brille parmi les nominations 2026    Ramadan : le ministère des Habous renforce ses efforts pour de meilleures conditions    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



RNI : Largage en catimini
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 06 - 2004

Le RNI est la première et principale victime du léger coup de lifting donné au cabinet Jettou. En effet, ce remaniement technique a porté au cœur du parti un risque sérieux d'éclatement après l'accès à la ministrabilité de trois nouveaux ministres étiquetés RNI alors qu'ils n'y ont jamais milité. Furieux, les parlementaires du parti se sont réunis mercredi 9 juin pour préparer la riposte à ce qu'ils considèrent comme une humiliation. Le président Ahmed Osman est de nouveau contesté. L'intéressé, qui a survécu par la passé à plusieurs crises, survivra-t-il à cette nouvelle fronde ?
Ahmed Osman, président du RNI, est dans de mauvais draps. Il fait face actuellement à la plus importante fronde au sein de sa formation depuis le départ d'Abderrahmane El Kouhen, en 1999, et la création de son propre parti, le Parti de la réforme et du développement. Aujourd'hui, les mécontents sont clairs: ils n'ont pas l'intention de quitter le parti et encore moins de créer une nouvelle formation. Par contre, ce qu'ils reprochent à leur direction c'est d'avoir fait "trop" de concessions. "A tel point que le RNI a pris l'allure d'une vulgaire petite formation née à la veille d'un rendez-vous électoral". Et pour cause, sur les neuf ministres et secrétaires d'Etat qui ont quitté le gouvernement Jettou I, quatre portent l'étiquette du RNI.
Il s'agit de Taieb Rhafès, Mohamed Aujjar, Najima Tay Tay et Najib Zerouali. Le RNI n'a eu droit en contre-partie qu'à trois autres postes: Mohamed Boussaïd, Salahedine Mezouar et Anis Pirou. Le problème est que ces trois membres du gouvernement Jettou II ne font pas partie des militants du RNI. Ils ont été recrutés en dehors des instances du parti. "Ce parachutage a été perçu comme une humiliation par l'ensemble des cadres du parti", affirme un responsable de la formation d'Ahmed Osman.
Désormais, les Rnistes n'ont pas l'intention de se laisser faire et comptent absolument à le montrer à qui de droit.
Mardi matin, quelques minutes avant l'annonce officielle de la nomination par SM Mohammed VI des nouveaux membres du gouvernement Jettou II, le comité exécutif du RNI s'est réuni au siège du parti à Rabat. Ahmed Osman était présent. "La quasi-totalité des membres du comité exécutif ont sévèrement critiqué l'attitude de la présidence", assure un responsable présent à la réunion. Les mécontents se sont demandés comment le président du RNI a accepté d'accréditer des ministres que les membres du parti n'ont jamais vus. Ne trouvant pas de mots pour apaiser la colère des protestataires, Ahmed Osman a préféré observer un long silence.
Hier, la grogne a doublé d'intensité. Le groupe parlementaire dans la Chambre des représentants s'est réuni à partir de 10 heures du matin. Cette réunion extraordinaire, présidée par le chef du groupe Mohamed Abbou (un cadre du parti auquel Osman avait promis un poste de ministre), n'avait qu'un seul point à l'ordre du jour: comment réagir à la nomination de trois ministres RNI, choisis hors des rangs des militants du parti ? L'accès à cette réunion, qui a duré de très longues heures, était réservé exclusivement aux députés. Ces derniers, qui étaient prêts à amorcer une escalade, ont sévèrement critiqué deux importants responsables du RNI: Mustapha Okacha, président de la Chambre des conseillers, et Mohamed Bentaleb, l'un des bras droits d'Ahmed Osman.
En fait, certains Rnistes ont estimé qu'Osman a été carrément piégé par ces deux hommes, qualifiés d'ailleurs "d'architectes de cette mascarade".
Autre cible de la colère des députés Rnistes: Driss Jettou, en personne. Il est accusé de tous les maux. On lui reproche d'avoir évincé des ministres Rnistes "qui n'ont absolument pas démérité, en l'occurrence Mohamed Aujjar et Najib Zerouali". En fait, ce dernier était chargé de préparer une réforme de la fonction publique. "Le projet était fin prêt depuis longtemps, mais Jettou, l'a gardé dans les tiroirs", souligne un membre du RNI. Aussi, les Rnistes reprochent à Jettou d'avoir fait pression sur la direction du RNI pour que les trois technocrates puissent porter la couleur du parti. "On ose parler de mise à niveau des partis politiques, alors que les instructions sont toujours de mise", déplorent des militants du parti. Trois options étaient proposées aux députés réunis hier. Premièrement, se diriger carrément vers la majorité. En d'autres termes, voter systématiquement contre les projets de lois déposés par le gouvernement. Deuxièmement, envoyer une lettre à SM le Roi dans laquelle ils expriment leur mécontentement à l'égard des agissements de Jettou. Enfin, ils pourraient se contenter d'organiser un sit-in devant le siège du parti (une montagne qui accouche d'une souris).
En fait, l'objectif n'est pas d'évincer Ahmed Osman, mais de mettre en place un système objectif et clair pour le choix des ministres. Les critères à prendre en considérations doivent être la compétence, certes, mais le militantisme aussi.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.