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Délocalisation : Le jocker fiscal
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 27 - 08 - 2004

BS2, un prestataire de centres d'appels, devrait extérnaliser une partie de ses activités au Maroc. Les syndicats accusent le Groupe SFR d'avoir mis la pression. La maison-mère, Vivendi, a décroché une carotte fiscale conséquente pour arrêter ses délocalisations.
Le phénomène des délocalisations prend une ampleur considérable en Europe. Les gouvernements pensent même élaborer une politique commune pour y faire face. Ainsi tous les moyens sont mis en œuvre pour essayer de garder les emplois au sein de l'Ancien Continent. Toutefois, les malheurs de l'Europe font assurément le bonheur du Maghreb en général, et du Maroc en particulier. BS2, un prestataire de centres d'appels, devrait externaliser une partie de ses activités au Maroc. Les syndicats accusent le groupe SFR d'avoir fait pression sur son sous-traitant, qui connaît quelques difficultés financières.
Le phénomène de délocalisation, qui frappe depuis 2003 le secteur français des centres d'appels téléphoniques, s'enrichit d'un nouveau cas d'école avec ce qui est en train de devenir l'"affaire Timing".
Principal acteur : la société B2S (Business Support Service), qui se présente comme le numéro deux français du secteur de la relation client. Sa direction a décidé, en octobre 2003, de réorganiser sa filiale Timing EURL, rachetée quatre mois plutôt au spécialiste britannique du recrutement et des ressources humaines, Hays Plc.
Afin d'y faire face, les opérateurs du secteur exigent des carottes fiscales conséquentes. Vivendi Universal a obtenu des autorités françaises un régime fiscal avantageux en échange de la création d'emplois en France dans des zones touchées par le chômage, un résultat qui a été salué à la Bourse de Paris.
Vivendi Universal (VU), en bénéficiant désormais du régime fiscal dit de "bénéfice mondial consolidé", va pouvoir récupérer plus rapidement l'actif fiscal de la période 2000-2003, trois exercices noirs pour le groupe qui représentent 11 milliards de pertes cumulées.
Ces pertes représentent une ristourne fiscale de 3,8 milliards pour Vivendi, mais dont le remboursement "aurait pris des dizaines d'années avec notre régime fiscal actuel", a-t-on indiqué chez Vivendi, alors que le nouveau régime va permettre "d'accélérer l'utilisation de cet avoir sur 5 à 7 ans".
Le régime de bénéfice mondial consolidé, dont Vivendi avait fait la demande en décembre 2003, présente l'autre avantage de calculer le résultat imposable du groupe en intégrant les résultats des filiales étrangères, au prorata du capital détenu dans ces filiales.
En l'occurrence, des activités à l'étranger déficitaire peuvent compenser des activités bénéficiaires en France, et réduire ainsi la facture de l'imposition.
Un scénario applicable à VU, qui est confronté à un déséquilibre entre un pôle télécoms très rentables en France (l'entité SFR-Cegetel réalise les deux tiers du bénéfice d'exploitation de VU) et des activités de médias et divertissement à l'international dans le rouge. En face, les syndicats n'ont de cesse de dénoncer les pratiques du groupe. Ses filiales télécoms, SFR-Cegetel, sont soupçonnées d'encourager la délocalisation d'un sous-traitant.
Or selon les syndicats, cette activité devrait en fait être délocalisée à partir du 1er janvier 2005 au Maroc, une destination de choix pour le transfert des centres d'appels dus au faible coût de la main-d'œuvre.
Une opération de «délocalisation sauvage » qui engendrerait la suppression de 210 postes sur les 348.
Pour la CGT, outre la direction de B2S, le responsable est le groupe SFR-Cegetel, premier client de Timing. Il aurait estimé que «les salariés de Timing n'étaient plus assez dociles et a décidé de diversifier ses sous-traitants, en signant un contrat avec un centre d'appels à Nancy, et, plus récemment, avec une entreprise basée à Casablanca au Maroc ». Cegetel serait ainsi en cours de discussion pour le renouvellement de ses contrats avec Timing, et lui mettrait la pression financière pour demeurer compétitive.
Le jour même, SFR-Cegetel a tenu à donner sa propre version des faits. «Il est tout à fait erroné de vouloir imputer à SFR la responsabilité de l'évolution de l'organisation actuellement en cours chez B2S-Timing», indique le groupe dans un communiqué. «Cette évolution relève exclusivement de la responsabilité de la direction de ce groupe ».
L'avenir dira si B2S maintient effectivement ses emplois en France, ou s'il retiendra l'option de la délocalisation comme d'autres depuis quelques mois.
En 2003, ce sont ainsi 7.700 emplois qui ont été externalisés dans le secteur des centres d'appels téléphoniques en France, selon une récente étude du cabinet de conseil et d'analyses, Cesmo.


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