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Ramadan : Le Maroc en roue libre
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 03 - 11 - 2004

La criminalité semble stagner, voire régresser durant le mois du Ramadan. C'est le constat que font les services de police à travers le Royaume. Cette année, le calme est encore plus prononcé que les années précédentes.
Le taux de criminalité régresse sensiblement au Maroc durant le mois du Ramadan. Un état des lieux constaté par les responsables de la Sûreté nationale à travers le pays. “C'est une période de soulagement pour les citoyens et pour nous“, affirme une source de la Police judiciaire de Rabat. Pas de crime, ni de délit. Une société idéale à Rabat ? Non, précise une autre source du même service, on enregistre tout de même des petits larcins, mais qui ne constituent tout de même pas un grand danger pour les habitants de la ville et leurs biens. Il semble que les voyous professionnels aient pris leur congé annuel. En effet, les services de la PJ à Rabat n'ont enregistré que quelques très rares vols à la tire. “Nos services enregistrent un cas de vol à la tire tous les deux jours“, affirme une source judiciaire de Rabat. Un nombre bien inférieur à celui enregistré quotidiennement hors Ramadan.
Concernant les crimes de sang, il n'y en a plus eu un seul depuis l'affaire qui a défrayé dernièrement la chronique, à savoir celle du sertisseur qui avait tué ses deux enfants avant de se donner la mort à Rabat. Idem pour la ville de Salé. Toutefois, les services de la Police judiciaire de la capitale administrative ont appréhendé des dealers. Là aussi, la même remarque s'impose : “leur nombre est insignifiant par rapport aux autres mois de l'année, ainsi que par rapport aux mois de Ramadan des années précédentes“, précise la même source. La même remarque concernant ces dealers a été faite par un responsable de la Police judiciaire à Casablanca.
Celui-ci explique le nombre insignifiant des dealers arrêtés, à Casablanca, durant ces jours du mois du Ramadan, par la conséquence logique des campagnes entreprises, les jours précédant le mois sacré. Des campagnes qui ont ciblé en premier lieu, selon la même source, les gros fournisseurs de la capitale économique et qui ont permis de mettre la majorité d'entre eux derrière les barreaux. “Nous avons arrêté plusieurs dealers et autres fournisseurs de haschisch et de comprimés psychotropes avant Ramadan. Il n'en est resté que quelques-uns, comme le dénommé Mamadou, qui ont été mis hors d'état de nuire durant les premiers jours de ce mois de piété“, affirme la même source de la PJ de Casablanca. Et d'ajouter que le nombre des plaintes enregistrées auprès des commissariats de police a sensiblement baissé, tout en notant que durant cette période, on n'a enregistré que des délits et infractions qui n'entrent pas dans la catégorie des affaires graves ou difficiles à régler. Dans toute la ville, ajoute la même source, les permanences de police n'ont enregistré aucun cas de vol avec violence ou agression sur la voie publique durant les deux premières semaines du Ramadan.
Par contre, on constate une stagnation du nombre de rixes et échanges de coups, qui sont des cas courants durant le mois du jeûne. De même, à Agadir, le taux de criminalité a baissé de façon très importante durant ce mois, assure une source policière de la ville. “Certes, quelques vols à la tire ont été enregistrés dans les différents marchés et des pickpockets continuent d'opérer à bord des bus et des moyens de transport en commun, mais avec de rares cas isolés, ajoute la même source. En ce qui concerne la prostitution, différentes sources affirment que ce fléau connaît une recrudescence durant ce mois sacré. Seulement, il change de cap puisque les filles de joie fuient désormais les trottoirs pour ne pas être alpaguées par les policiers et se contentent de s'attabler dans des cafés, comme des clientes «normales». De là, elles guettent les clients potentiels. Cette astuce leur permet quelque peu d'échapper à l'attention des policiers. En plus, ajoute une source policière, les procureurs du Roi ne les mettent plus en détention préventive jusqu'à leur jugement. Elles sont, le plus souvent, relâchées pour retourner à leur lieu d'activité.
D'une source policière à une autre et d'une ville à une autre, le constat est le même : le taux de criminalité a baissé depuis le début du mois sacré. Comme preuve, on ne remarque plus, comme à l'accoutumée, de criminels conduits dans les couloirs des commissariats par des policiers à leurs bureaux ni à la geôle. De même, le nombre de personnes traduites devant les tribunaux est très inférieur par rapport aux autres mois de l'année. Un constat qui a fait souhaiter à un policier que tous les mois soient des mois de Ramadan.


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