Lors d'une cérémonie en son honneur en présence de sa mère qui l'accompagne dans ce long et dur combat contre la maladie, l'émotion s'est révélée contagieuse chez ceux qui écoutaient pour la première fois son histoire tout comme ceux qui ont vécu de près cette aventure humaine touchante, à commencer par le staff médical suivant son cas. L'émotion est arrivée à son comble lorsque le jeune garçon, qui caresse le rêve de rentrer un jour au Maroc et d'y servir en tant que policier, a reçu des mains de l'ambassadeure de Sa Majesté le Roi en France, Samira Sitaïl, un cadeau de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) sous forme d'un uniforme de la police nationale à sa taille. « Nizar c'est un enfant que nous voulons tous avoir, que nous voulons tous accompagner dans son périple, dans sa lutte, dans son combat contre la maladie. Il est atteint d'une maladie extrêmement rare », a expliqué Mme Sitail dans une déclaration à la MAP. Elle a notamment salué la mobilisation de ses parents qui n'ont jamais baissé les bras pour qu'il puisse bénéficier des meilleurs soins, rendant hommage en particulier au courage de la maman, tout aussi « héroïne » venue accompagner en France l'enfant qui souffre physiquement depuis pratiquement sa naissance le 21 janvier 2014 à Marrakech. Dès l'âge de 7 mois, il a été confronté à une maladie digestive grave, rare, et dont le pronostic vital est sévère, nécessitant un accompagnement médical particulier, ainsi que de longs mois d'hospitalisation au Maroc, avant d'atterrir à l'Hôpital Necker-Enfants malades à Paris puis l'Hôpital d'Enfants Margency de la Croix-Rouge française. Détaillant le cas de Nizar, Isabelle Pharon, médecin-chef de l'Hôpital d'Enfants Margency, a indiqué que les soins dispensés dans cette structure s'inscrivent dans la continuité de ceux dispensés au Maroc et à Paris pour cette maladie rare qui se déclenche au niveau de la cellule génétique et peut toucher plusieurs organes. « On a continué la prise en charge médicale tout en le mettant en vie normale, c'est-à-dire participer à sa scolarité, participer à toutes les activités qu'un enfant demande », a ajouté la praticienne qui représentait la structure à cette cérémonie, aux côtés de la directrice de l'hôpital, Fatima Oudghiri. A l'issue de ses échanges avec l'ambassadeure, la mère de l'enfant s'est dite profondément touchée par l'accueil qui leur a été réservés à l'ambassade du Maroc, remerciant par la même occasion l'ensemble des parties ayant contribué à l'amélioration de l'état de son fils et continuent à l'assister, notamment les membres de l'Association Nationale d'Action Sociale des personnels de la Police Nationale et du ministère de l'Intérieur français. Selon la vice-présidente de l'association, Samira Beillot, c'est une rencontre avec Nizar qui a déclenché une opération phare de cette association qui « va à la rencontre des enfants gravement malades et hospitalisés pour leur offrir un moment d'échange, ce qu'on appelle +une bulle d'air +, et leur remettre des cadeaux si possible, mais surtout de créer un lien entre la police et la population». Depuis 2020, l'Association Nationale d'Action Sociale des personnels de la Police Nationale et du ministère de l'Intérieur français organise, en effet, sur l'ensemble du territoire hexagonal « l'opération 17.17 », en référence au numéro de Police Secours, a-t-elle expliqué à la MAP, précisant que "suite à la rencontre avec Nizar on a décidé d'exporter sur tout le territoire national" cette opération inspirée par son vœu de devenir policier. Elle n'a pas manqué de saluer à cette occasion le parcours de ce petit garçon venant du Maroc avec un courage et une résilience qui impressionnent et qui raconte son histoire avec beaucoup de maturité. Avec MAP