DR ‹ › Hier à Madrid, la deuxième vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre du Travail, Yolanda Díaz, a salué les décisions du chef du gouvernement, Pedro Sanchez. «Il a toujours été du bon côté de l'histoire», a-t-elle affirmé lors de la signature d'un accord entre le ministère du Travail et les syndicats pour augmenter le salaire minimum interprofessionnel d'ici 2026. Ces éloges n'ont pas été bien accueillis par certains alliés du Polisario en Espagne. L'un d'eux a rappelé à Mme Díaz le soutien de Pedro Sanchez, en mars 2022, au plan marocain d'autonomie pour le Sahara occidental. Bien que la ministre du Travail continue de s'opposer à cette position, elle évite d'en faire un point de rupture avec les socialistes. Elle reste ainsi fidèle au pacte de gouvernement conclu avec Sanchez en octobre 2023, un accord qui n'a pas abordé la question du Sahara occidental. Le gouvernement de coalition de gauche, en place depuis le 16 novembre 2023, maintient son cap malgré les scandales de corruption touchant des membres influents du PSOE et la montée de l'extrême droite dans les sondages. Parallèlement, le Parti populaire commence à perdre du terrain dans certains de ses bastions électoraux, comme le montrent les pertes de sièges, et donc de majorités, dans les parlements régionaux d'Estrémadure et d'Aragon. Les alliés de Yolanda Díaz, réunis sous la bannière de Sumar, n'ont pas brillé lors de ces scrutins. Pour limiter les pertes aux prochaines élections régionales, prévues en Castille-et-León le 16 mars et en Andalousie en juin, les petites formations de la gauche radicale, à l'exception de Podemos, tentent de rééditer l'expérience de Sumar sous une nouvelle appellation, dans l'espoir de préserver leur survie électorale. Yolanda Díaz est pressentie pour diriger cette nouvelle formation.