Marche de protestation contre les restrictions de déplacement dans les camps de Tindouf    Colloque sur la démocratie participative à la Chambre des représentants    Driss Lachguar préside une réunion consacrée aux préparatifs du 9ème Congrès national de la Chabiba    L'ouverture de consulats au Sahara marocain témoigne de l'intégrité territoriale du Royaume    Youssef Amrani : « l'Afrique est au cœur de l'identité marocaine »    Rencontre à Azilal pour débattre des différents moyens à mobiliser    L'année s'ouvre par un repli de l'indice des prix à la consommation    Tableaux relevés à la 33ème édition du Med Avenir    La Kechoise Marrakech    Mohamed Benabdelkader : Attribuer le blocage de l'adoption du Code pénal aux divergences sur un seul article est une tentative de diversion    Les retrouvailles tant attendues entre les étudiants rapatriés de Chine et leurs familles    Nador : le ministère de la Santé dément la contamination d'un Subsaharien au coronavirus    Celui qui vient de l'avenir : Abdelkébir Khatibi    Italie : à cause du coronavirus, des Marocains se trouvent actuellement isolés à Codogno    Un séisme meurtrier frappe la frontière irano-turque    Agadir : arrestation d'un chauffeur de camion en possession de 589 kg de chira    Le secteur de la pêche côtière et artisanale clôture l'année 2019 en évolution après une période de stagnation    Antarctique : fonte de glace record après l'arrivée de la canicule    Tighadouini a enfin trouvé un club !    Bulaid : « Mike Tyson m'a proposé de fumer un joint avec lui »    Coupe Arabe U20: Pour suivre la rencontre Maroc- Madagascar    Le PPS invité au 18e Congrès des Palestiniens d'Europe    Lafactory ouvre une base à Dakar    Marché des changes : le dirham s'apprécie de 0,53% face à l'euro    Fin de quarantaine pour les Marocains de Wuhan    Le groupe Maroc Telecom tire son épingle du jeu    L'Espagne exprime son désaccord avec l'Algérie sur la frontière maritime    Marrakech : une journée nationale sur les NTI et le développement informatique    Le Maroc propose d'accueillir les finales de la Ligue des Champions et de la Coupe de la CAF    Ligue Europa: La soirée de Ziyech, En-Nesyri, Idrissi et Saïss    La 17e journée en 4 jours    Météo Maroc: risque d'orages sur les provinces du Sud    Coronavirus: le nouveau bilan officiel    Mohamed Alami Nafakh Lazraq dépasse les 50% de participations dans Alliances développement immobilier    «Les arts plastiques connaissent une dynamique créative très importants»    Au-delà des chiffres !    Célébration de la journée internationale de la langue maternelle à Rabat    En Algérie, des milliers de manifestants pour le premier anniversaire du Hirak    Australie : le Maroc à l'honneur au Festival multiculturel de Canberra    L'autre guerre    Les Panafricaines alertent sur l'urgence climatique    L'Allemagne renforce les mesures de sécurité après l'attentat raciste de Hanau    Les Algériens bouclent dans la rue un an de contestation populaire inédite    Tout comme le patrimoine marocain en général : La judaica marocaine a souffert du pillage à travers le temps    Le Maroc, terre d'un patrimoine ancestral : Les trésors juifs de Casablanca    La Commission européenne salue les efforts du Royaume en matière de réformes fiscales    L'industrie du cinéma a été plus inclusive en 2019 que lors de la décennie précédente    Le CCM dévoile les jurys du 21ème Festival national du film de Tanger    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Centre social de Tit Mellil : Le scandale
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 31 - 01 - 2003

Environ trois cents pensionnaires vivent dans des conditions inhumaines dans le centre social de Tit Mellil. La gestion du centre, qui bénéficie d'un important budget de la communauté urbaine, a toujours suscité des suspicions.
Le centre social de Tit Mellil, géré par l'association Dar El Kheir, est un centre qui accueille les débiles mentaux et momentanément les mendiants et les sans domicile fixe, SDF, notamment lors des campagnes d'assainissement à des occasions où la capitale économique s'apprête à abriter une manifestation internationale.
Il s'agit d'un centre où sont logés, actuellement, environ trois cents pensionnaires. Mais dans des conditions très difficiles, selon certains employés de cette institution, à tel point que les mendiants et les sans domicile fixe préfèrent errer dans les rues de la ville que de rester dans un lieu où ils sont traités d'une façon inhumaine.
Un centre anti-social. Une nourriture insuffisante, le manque d'hygiène, on ne distribue les ingrédients de propreté que lors des visites officielles, la corruption, les familles se trouvent obligées de verser vingt dirhams pour visiter un des leurs, les malades dans le pavillon des hommes sont dans une situation qui laisse à désirer, en plus d'autres comportements qui n'ont aucune corrélation avec le social, indiquent les employés dans une lettre adressée au cabinet royal, à la princesse Lalla Meriem, au Premier ministre et la Fondation Mohammed V pour la solidarité.
La gestion du centre, qui bénéficie d'un important budget de la communauté urbaine, a toujours suscité des suspicions. Le manque de transparence dans la gestion de ce centre est dû notamment au fait qu'elle n'a pas été confiée à des associations de la société civile, actives dans le domaine. Les victimes de cette mauvaise gestion ne sont pas uniquement les pensionnaires du centre mais également les employés de l'institution. Douze personnes ayant travaillé dans le centre en question depuis les années quatre-vingt ont été licenciés le 28 décembre 2001, sans aucune indemnité et sans aucune explication. On a délégué la gestion de la cuisine et du nettoyage à des sociétés privées et l'on a procédé à la réduction de l'effectif des travailleurs en renvoyant ceux qui ont sacrifié des années et des années au service de l'institution. Ils ont travaillé durant des années comme temporaires sans couverture sociale et sans aucun papier. Une forme d'exploitation au nom de la bienfaisance et du social.
Ces travailleurs qui se sont retrouvés dans les rues, avec des familles à leurs charges, attendent toujours une réaction des autorités et de la communauté urbaine de Casablanca. Dans ce sens, plusieurs lettres, adressées aux autorités compétentes, sont restées sans réponse. Ils ont travaillé dans un centre social et maintenant ils sont devenus des cas sociaux, sans ressources pour subvenir aux besoins de leurs familles. Quel paradoxe.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.