L'ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, pressenti pour diriger l'AFD    Crise au Moyen-Orient : quel impact sur la Bourse de Casablanca ?    La télévision accapare les deux tiers de la publicité au Maroc, la presse écrite plafonne à 1,9 %    Paris : 27 pays dont le Maroc signent une Déclaration sur le financement de l'énergie nucléaire    Colorado : hausse du résultat net de 44,4 % en 2025    Maroc : plus de 109.000 entreprises créées en 2025    Nayef Aguerd opéré pour revenir plus fort avant le Mondial ?    Thiago Pitarch, nouveau duel entre le Maroc et l'Espagne    Coupe du monde 2026 : Trump assure à Infantino que l'Iran pourra participer    Gessime Yassine, la nouvelle pépite marocaine qui séduit l'Europe    Stuttgart veut lever l'option d'achat de Bilal El Khannouss    Un nouvel espoir pour les patients... Des scientifiques chinois développent une technologie qui renforce l'immunothérapie contre la leucémie    Vente de vêtements traditionnels : dynamique accélérée en fin de ramadan    «J'étais l'otage du président algérien»... Un livre attendu de Boualem Sansal relance le débat sur la répression en Algérie    Guerre au Moyen-Orient: Les cours du pétrole chutent et le bilan humain s'alourdit    Nasser Bourita s'entretient à Paris avec le ministre français des AE    Le Maroc et le PNUD lancent le projet GMC2 pour une pêche durable et une économie bleue    Dix membres du Congrès poussent vers la désignation du Polisario comme organisation terroriste    Marrakech: À l'Ecole Royale de l'Air, des femmes officiers et étudiantes célèbrent l'excellence et le service à la Nation    Maroc et les Pays-Bas renforcent leur coordination diplomatique... Un échange entre Nasser Bourita et son homologue néerlandais ouvre de nouvelles perspectives de partenariat    Benjelloun, Akhannouch et Sefrioui en tête des fortunes marocaines selon le classement Forbes    Trump menace l'Iran de "conséquences militaires sans précédent" si Téhéran mine le détroit d'Ormuz    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Détroit d'Ormuz : Aucun pétrolier escorté par la marine américaine    Macky Sall se lance dans la course à la tête de l'ONU    Lutte antidrogue : Le Maroc appelle à une coopération internationale renforcée    Ayra Starr signe son retour avec « Where Do We Go »    Ethiopie. Le livre de Abiy Ahmed devient une bibliothèque pour le public    « Piaf, Invités & Héritiers » : la comédie musicale qui fait revivre l'âme d'Edith Piaf en tournée au Maroc    Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, a eu, mardi à Paris, un entretien avec le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot.    Kickboxing à Tikiouine : une initiative solidaire pour les jeunes d'Agadir pendant le Ramadan    The Minister of Foreign Affairs, African Cooperation and Moroccan Expatriates, Mr. Nasser Bourita, held, on Tuesday in Paris, a meeting with the French Minister of Europe and Foreign Affairs, Mr. Jean-Noël Barrot.    El Polisario minimiza la pérdida de apoyo internacional frente a la iniciativa marroquí para el Sahara    Le FC Barcelone envisagerait un retour d'Abdessamad Ezzalzouli    Le projet de loi désignant le Polisario comme organisation terroriste gagne du soutien au Congrès américain    La compañía alemana Discover Airlines lanza nuevas rutas hacia Agadir y Fez para el invierno de 2026.    Mazagan Beach & Golf Resort célèbre la 3e promotion de son programme Leadership au Féminin    Accès des femmes à la justice : Ben Yahia met en avant à New York les avancées du Maroc    Le président Trump affirme que la guerre en Iran est « quasiment » finie    Akhannouch représente le Roi au 2è Sommet international sur l'énergie nucléaire à Paris    Paris: Akhannouch représente SM le Roi au deuxième Sommet international sur l'énergie nucléaire    Trump : L'armée américaine prendra le contrôle du détroit d'Ormuz "le moment venu"    Le Maroc sous les projecteurs avec l'émission «Voyage Voyage» sur France Télévisions    Interdiction d'une fresque à Tanger : quand l'art s'arrête face aux autorités locales    Lions de l'Atlas : quel cap après le changement de coach ?    Après le changement de direction, l'IMA présente sa nouvelle offre éditoriale    Caftans au Maroc #3 : De Tétouan à Oujda, les influences locales et andalouses se croisent    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La Russie face à son passé
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 11 - 05 - 2005

La fin de la Seconde Guerre mondiale est perçue comme la victoire contre le fascisme et la défaite de l'Allemagne nazie. Elle signifie aussi un début d'occupation soviétique que la Russie refuse de reconnaître.
Depuis son arrivé au pouvoir, le président Vladimir Poutine a voulu rendre à la Russie l'image de grandeur qu'elle a perdue après la chute du communisme. Une image qui reflétait la force et la puissance. Il n'a pas manqué une occasion pour rappeler avec une grande nostalgie une époque où seul le mot communisme suffisait pour faire trembler l'Europe entière. Cet amour nostalgique a poussé le chef du Kremlin à organiser une cérémonie de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale dans un esprit rappelant l'époque stalinienne. Avec cette cérémonie, le chef du Kremlin a souhaité faire un flash-back pour rappeler aux Etats des quatre coins du globe que
l'Union soviétique a énormément contribué à la défaite du nazisme. Et que son intervention a marqué la fin d'une guerre ayant traumatisé le monde entier.
Il est vrai que nul ne peut contester le rôle de l'ex-URSS dans le conflit. Cependant, la fin de la Seconde Guerre mondiale était aussi un début d'une occupation soviétique des Etats baltes qui durera jusqu'en 1991. Elle a aussi renforcé les gouvernements communistes staliniens en Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie et Allemagne de l'Est.
L'origine de cette occupation date de bien avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1939, l'ex-URSS signe avec l'Allemagne le traité Ribbentrop-Molotov de non-agression réciproque. Ce traité a délimité les pôles d'influences des deux puissances et a placé les États baltes à l'intérieur de la sphère d'influence de l'ex-URSS.
Celle-ci débute donc la Seconde Guerre mondiale comme alliée de l'Allemagne et annexe une partie de la Pologne, la Finlande, puis les États baltes.
Les Etats baltes resteront annexés par l'Union Soviétique entre 1944 et 1990, et deviennent des républiques de l'Union. Cette annexion ne fut pas reconnue internationalement et les trois pays seront considérés comme territoires occupés.
En août 1989, les Baltes se révoltent. Ils organisent une chaîne humaine de 560 km de long entre les villes de Tallinn et Vilnius pour protester en souvenir du pacte germano-soviétique à l'occasion de son cinquantenaire.
L'échec du putsch soviétique de 1991 va permettre aux Baltes de déclarer leur indépendance politique, que de nombreux pays occidentaux s'empressent de reconnaître.
Ayant perdu toute marge de manœuvre, Moscou s'est vu obligé de suivre le mouvement et reconnaît leur indépendance le 4 septembre 1991.
Pendant quarante-cinq ans, l'ex-URSS a imposé à ces pays comme à la Pologne le régime communiste. Un régime qui provoquera des blessures très profondes et difficiles à panser. Aujourd'hui, les gens qui ont vécu les difficultés et les souffrances de ces années du communisme ont du mal à dissiper leur frustration. Pour sa part, la Russie réfute toujours l'idée d'une occupation soviétique des pays baltes.
En effet, dans un communiqué officiel le ministère russe des Affaires étrangères a rejeté les appels à réécrire l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale. Réfutant la thèse selon laquelle les pays occidentaux, et en premier lieu les Etats-Unis, n'avaient pas reconnu l'appartenance des pays baltes à l'Union soviétique.
«Sans parler des résultats des conférences de Yalta et de Postdam, rappelons un événement plus récent : le 1er août 1975, les dirigeants des pays d'Europe, des Etats-Unis et du Canada ont signé à Helsinki l'Acte final de la Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe dont l'un des principaux points était la reconnaissance de l'intégrité territoriale des Etats» , a souligné le communiqué.
De son côté, le ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov a lui aussi dénoncé les affirmations selon lesquelles l'Union soviétique a occupé les Etats baltes.
S'exprimant devant des anciens combattants, le ministre a déclaré qu'il s'agirait de foutaise et que c'est absurde. Personne ne peut occuper ce qui lui appartient, a-t-il avancé.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.