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Oulbacha outré par Bencheikh
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 13 - 05 - 2005

Incapable d'imposer sa tutelle sur l'OFPPT, le secrétaire d'Etat chargé de la Formation professionnelle, Saïd Oulbacha, soumet l'affaire au Premier ministre.
Le secrétaire d'Etat chargé de la Formation professionnelle, Saïd Oulbacha, a envoyé au Premier ministre Driss Jettou, en date du 26 avril 2005, une lettre confidentielle dont ALM a obtenu une copie. Cette missive de Saïd Oulbacha a pour objet les "problèmes de gestion de l'Office de formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT)", un établissement public sous tutelle du secrétariat d'Etat.
Dans sa correspondance, la septième du genre dans le même sujet et lors des deux dernières années, le secrétaire d'Etat rappelle au Premier ministre "les graves problèmes que vit l'OFPPT à cause de l'improvisation qui caractérise la gestion de cet établissement sur tous les plans par son directeur général", Larbi Bencheikh. Pour illustrer la gravité de la situation de l'Office, Saïd Oulbacha, cite quelques exemples. Il s'agit du blocage par le directeur général du projet de réingénierie de la formation professionnelle selon l'approche par compétences (APC), financé dans le cadre de la coopération avec le Canada. Ce pays ayant débloqué environ 70 millions de DH. Et à en croire Saïd Oulbacha, le DG de l'OFPPT aurait eu "des propos diffamatoires à l'égard des responsables canadiens de l'agence d'exécution du projet APC". Le Premier ministre a d'ailleurs été saisi de cet incident en décembre 2004, sans que Larbi Bencheikh ne soit inquiété.
Le DG de l'OFPPT est également accusé par son ministre de tutelle "d'insuffisance grave dans la gestion du projet Meda 1" doté d'une enveloppe avoisinant les 400 millions de DH. Pire, Saïd Oulbacha révèle l'existence de certaines "irrégularités dans la gestion des marchés publics et la falsification de documents dans le cadre du dossier concernant la société Samfor". Et encore une fois, Larbi Bencheikh n'a eu droit à aucune admonestation. Pourtant, le ministère des Finances et de la Privatisation, Fathallah Oualalou, était régulièrement saisi par Saïd Oulbacha qui a demandé l'envoi de l'Inspection des Finances à l'OFPPT pour effectuer les investigations qui s'imposent. Larbi Bencheikh a par ailleurs modifié "le statut du personnel de l'OFPPT, notamment la grille des salaires, en violation des procédures en vigueur". Et comble de l'effronterie, il s'est permis d'utiliser "le papier en-tête du ministère". Dans l'affaire des contrats spéciaux de formation, qui a entaché l'OFPPT, Larbi Bencheikh aurait "présenté au Comité Central des recours fictifs concernant des sociétés fictives". Et la liste n'est pas finie. D'ailleurs, deux dossiers ont été transmis au ministre de la Justice. Le premier concerne la société Somafor dans lequel Saïd Oulbacha parle de "tentatives de détournement de deniers publics". Et la deuxième affaire a trait aux contrats spéciaux de formation.
D'un autre côté, le DG de l'OFPPT "refuse toujours de présenter un projet de budget 2005 conforme à la Loi de Finances votée par le Parlement", affirme Saïd Oulbacha dans sa lettre du 26 avril. Et d'ajouter: "à ce jour, ni les comptes 2003 ni le budget 2005 n'ont été soumis au Conseil d'administration de l'OFPPT". Au niveau de l'encadrement de l'Office, "les treize directeurs centraux qui ont développé une grande expertise, affirme Saïd Oulbacha, ont été démis de leurs fonctions par l'actuel directeur général ou ont pris les devants en présentant leur démission pour intégrer d'autres organismes où ils occupent de très importants postes de responsabilité". En d'autres termes, "plusieurs années seront nécessaires pour remédier à la situation actuelle". "Sur le terrain, poursuit le secrétaire d'Etat, la situation a atteint un niveau de dégradation qui requiert la prise de mesures conservatoires".
En somme, Saïd Oulbacha est devant l'incapacité de jouer son rôle politique et technique. L'explication est bien simple. Larbi Bencheikh s'estime "protégé" et il le montre bien puisqu'il ne donne aucun crédit ni à son ministre de tutelle ni même au gouvernement.


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