Le président américain Donald Trump a estimé vendredi qu'un changement de régime en Iran « serait la meilleure chose qui puisse arriver », alors que son administration examine différentes options face à Téhéran, y compris un possible recours à la force. Ces déclarations interviennent peu après l'annonce du déploiement d'un second groupe aéronaval américain au Moyen-Orient, dans un contexte de tensions persistantes autour du programme nucléaire iranien. Washington a confirmé l'envoi du porte-avions USS Gerald R. Ford vers le Moyen-Orient afin de rejoindre d'autres moyens militaires déjà positionnés dans la région. Interrogé par des journalistes, Donald Trump a affirmé que si aucun accord n'était trouvé avec Téhéran, ce renforcement militaire deviendrait nécessaire. « Il partira très prochainement », a-t-il précisé au sujet du bâtiment de guerre. Si la réduction du programme nucléaire iranien demeure officiellement l'objectif prioritaire de Washington, le président américain a laissé entendre que d'autres exigences pourraient être formulées. L'Iran assure que son programme nucléaire poursuit des objectifs civils. Toutefois, selon plusieurs experts, Téhéran a enrichi de l'uranium jusqu'à 60 %, un seuil proche du niveau requis pour une arme nucléaire. Lors de sa récente visite à Washington, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a plaidé pour un accord incluant également la fin du soutien iranien à des groupes armés régionaux et l'abandon du développement de missiles balistiques. Les propos de Donald Trump en faveur d'un possible renversement du régime dirigé par l'ayatollah Ali Khamenei ont suscité des réactions prudentes au sein même de l'administration américaine. Une nouvelle série de discussions indirectes devait initialement se tenir cette semaine, mais elles ne se sont pas concrétisées. Des échanges auraient néanmoins eu lieu par l'intermédiaire de canaux diplomatiques régionaux, notamment via Oman et le Qatar. Sur le plan intérieur, les autorités iraniennes font également face à une pression accrue, alors que des commémorations marquent les 40 jours des manifestations réprimées le mois dernier.