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La chasse aux voix est ouverte
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 26 - 05 - 2006

En perspective de 2007, le PJD fait feu de tout bois quitte à s'introduire dans les chambres à coucher. Les questions écrites de leurs députés replongent la première chambre dans une triste polémique face à un Saâd Alami exaspéré qui ne sait plus quel saint invoquer.
Grosse colère, mercredi 24 mai 2006, à la chambre des députés lors de la séance des questions orales adressées aux membres du gouvernement Jettou. L'avocat Mostafa Ramid et ses amis du PJD sont revenus à la charge pour crier "le mépris du gouvernement à l'encontre des députés de la Nation". Cette volée de bois vert est motivée par le fait que le gouvernement ait renvoyé aux députés du parti islamiste plusieurs centaines de questions écrites estimant que ces dernières ne relevaient aucunement du contrôle, par le législatif, de l'action de l'exécutif comme le stipule la Constitution. Que font les députés islamistes ? Ils reposent, tout simplement et pour la cinquième fois, une question orale pour s'enquérir sur le "mépris"
Dans lequel sont tenus leurs requêtes et tirent, par la même occasion et à boulets rouges, sur le gouvernement dont ils demandent carrément la démission.
Saâd Alami, le calme ministre istiqlalien qui a hérité de la lourde tâche des relations avec le Parlement, perd patience et clarifie les choses. Pour lui, les questions auxquelles font référence les députés du PJD doivent trouver réponse ailleurs et par d'autres moyens. Les islamistes s'agitent de nouveau. La séance, sérieusement perturbée, est levée sur fond de tumulte créé par les islamistes. Quand on se penche sur le contenu de ces questions, on ne peut s'empêcher de comprendre et le coup de gueule de Saâd Alami et le courroux des députés du parti à la lanterne. Ces derniers sont visiblement engagés, de manière prématurée, dans la campagne électorale pour 2007. Jugez-en.
L'une des questions écrites, objet du litige entre le PJD et le gouvernement, concerne les problèmes d'un commerce de la circonscription du Maârif à Casablanca. Une autre est relative à la mutation d'une institutrice. Une troisième demande l'octroi d'un agrément de transport pour telle personne. Une quatrième "revendique" de faciliter la tâche à une autre personne devant être hospitalisée et nécessitant un "traitement spécial". Une cinquième demande à octroyer un lot de terrain à un citoyen d'Errachidia. Et une énième, tenez-vous bien !, concerne les mesures à prendre contre un homme dont l'épouse se plaint de pratiques sexuelles "non orthodoxes". En quoi le Parlement est-il concerné par ces problèmes ? Les députés islamistes ignorent-ils à ce point le rôle de l'appareil législatif?
“Seule explication, dans sa quête éperdue des voix sur fond de populisme, le PJD n'hésite pas à verser dans le clientélisme à outrance quitte à transformer en question les problèmes des chambres à coucher “, indique non sans ironie un député USFP. Voilà comment les membres du PJD exploitent leur fonction auprès des petites gens auprès desquels ils veulent passer pour des défenseurs de la veuve et de l'orphelin, de la femme opprimée par son mari ainsi que du retraité qui ne reçoit plus sa retraite. Ratisser large en faisant des obligés chez le petit peuple a toujours été la stratégie de la formation islamiste.
Selon des statistiques dévoilées par le ministère chargé des Relations avec le Parlement, près de 6.000 questions écrites, un record jamais égalé, ont été déposées par les députés du PJD depuis le début de l'actuelle législature. De quoi écraser le plus costaud des chevaux. Sur ce chiffre, près de 300 questions ont été renvoyées aux destinataires pour non conformité. Les députés du PJD, furieux face à la fermeté de l'exécutif, ont décidé de saisir ce dernier via la procédure des questions orales et à cinq reprises. Leur question sur le "mépris" du gouvernement a été re-posée, pour rappel, le 19 avril 2006.
Une source parlementaire s'insurge contre cette pratique et explique que le PJD profite de toutes les manières de la procédure des questions écrites pour engranger les voix. "Sachant que le gouvernement est, de par la Constitution, tenu de répondre dans un délai de 20 jours, les députés islamistes font ou bien valoir leur intervention au cas où le problème serait résolu ou alors disent qu'ils avaient, en vain, fait l'essentiel en faisant porter le chapeau au gouvernement", ajoute cette source qui affirme que les élus du PJD gagnent à tous les coups. Les lois, dont certaines sont d'importance capitale pour le pays, peuvent, semble-t-il, attendre. Il est urgent de donner la priorité à 2007.


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