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Tanger : Fendak Chejra, un patrimoine en péril
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 08 - 08 - 2007

Les Tangérois le connaissent tous. Fendak Chejra est l'un des lieux les plus fréquentés de la ville du détroit. Mais, le poids du temps n'a pas épargné ce patrimoine.
Fendak Chejra, un des premiers bâtiments construits à l'extérieur des remparts de l'ancienne médina, s'étend sur une superficie de 3200 m2. Soumis à l'oppression du temps, son architecture en a fait les frais. Et pourtant, ce lieu attire toujours du monde aussi bien les habitants que les visiteurs de la ville qui viennent contempler la diversité des produits aux prix imbattables.
C'est tout simplement une caverne d'Ali Baba, qui regorge de différents produits : électroménager, habillement et alimentation.
Pour les habitants de la ville, ce site reste avant tout un patrimoine menaçant ruine. Le site se voit même squatter, la nuit, par les clochards et les dealers. Ceux qui visitent pour la première fois ce souk seront certainement surpris de constater que ce bâtiment en ruine est aussi un lieu d'habitation pour des familles très pauvres. «Les jeunes viennent ici pour se cacher dans la cour et fumer des joints achetés des dealers qui sont devenus des habitués de ce lieu. L'expulsion de certains habitants soupçonnés de trafic de haschich et de comprimés psychotropes, il y a quelques années, n'a pas mis un terme à ce fléau», constate un commerçant de la place. Selon le président de la ligue des commerçants de Fendak Chejra, Lahssen El Fakili, «le site est, toutefois, mieux protégé qu'auparavant grâce aux efforts des autorités qui lancent des opérations de ratissage. Ce souk est devenu, depuis le début des années 90, un lieu structuré où chaque commerçant dispose de son local ».
Au premier étage de Fendak Chejra, les tisserands travaillent en silence. Leurs produits séduisent une grande clientèle et attirent beaucoup de touristes. «Notre production s'est développée et diversifiée au cours de ces dernières années. Elle ne concerne plus seulement la djellaba et les vêtements traditionnels, nous réalisons actuellement, également, des draps, des rideaux, des couvertures, des châles... Ce qui a donné un autre charme à ce lieu qui marque l'histoire contemporaine de la ville et attire de plus en plus de touristes», explique l'“Amine“ des tisserands, Boughaleb Saïdi. Et de souligner que les autorités viennent de doter le local abritant leurs ateliers d'une grande porte permettant un accès facile aux visiteurs qui n'ont plus à se bousculer en empruntant le rez-de-chaussée.
Les anciens tisserands sont une véritable mémoire vivante de ces lieux. L'histoire du bâtiment n'a pas de secret pour eux. «Cet espace a été construit par les Anglais pour servir de caserne. Mais ce projet n'a pas abouti, ce qui a poussé le gouvernement britannique à le vendre à un citoyen anglais qu'il a choisi de l'aménager en un lieu d'hébergement pour les commerçants de passage à Tanger et leur bétail. Ce bâtiment a été, par la suite, vendu à des particuliers et est devenu un marché de légumes et fruits avant de se convertir en un lieu de vente de différents articles», confie Mohamed Dakoune, qui, depuis plus quarante ans, travaille dans le tissage à Fendak Chejra.
A présent ce qui tient le plus à cœur aux commerçants mais aussi aux habitants, c'est de voir ce lieu rénové. L'Agence urbaine de Tanger a présenté, il y a quelques années, un projet visant l'amélioration et la requalification du paysage urbain tangérois au niveau de ce site historique. Il s'agit de la restauration et du réaménagement des salles du rez-de-chaussée en vue de leur restituer leur aspect traditionnel et en faire un lieu pour les activités culturelles et touristiques de la ville. Le projet prévoit également la réhabilitation des ateliers de tissage traditionnels situés au premier étage. Les études menées par l'Agence urbaine ont aussi concerné l'autre bâtiment servant d'habitation aux familles défavorisées. Le projet envisage, par ailleurs, la restauration, entre autres, des portiques supportés par des piliers couronnés par des chapiteaux de style andalous. Mais ce projet, selon les responsables, tarde à voir le jour en raison de certains problèmes liés principalement au recasement de plusieurs centaines de commerçants qui exercent dans ces lieux.


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