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Africom : Washington dément vouloir créer un commandement militaire en Afrique
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 31 - 01 - 2008

Les Etats-Unis n'ont aucun plan relatif à la construction de bases militaires en Afrique, précise Mary Carlin Yates, adjointe au Commandement américain chargé des activités militaires en Afrique (Africom).
Les Etats-Unis n'ont ni l'intention, ni la volonté, et moins encore de plan pour construire un Commandement militaire unifié pour l'Afrique (Africom). C'est ce que vient de préciser un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis à Rabat, citant un haut responsable militaire US. Dans ce communiqué, le démenti est catégorique. «Nous n'avons aucune intention d'établir de nouvelles bases militaires ou de mettre en garnison des troupes au continent africain», peut-on lire dans le communiqué, rapportant des propos de l'ambassadeur Mary Carlin Yates, adjointe du Commandement pour les activités civiles et militaires en Afrique. Ce haut responsable américain, qui s'exprimait récemment lors d'une vidéoconférence organisée au siège de l'ambassade US à Alger, a également démenti l'existence de pourparlers avec les pays du Maghreb concernant l'établissement d'un quartier général d'un commandement américain en Afrique sur leurs territoires. Lors de cette vidéoconférence, tenue avec des responsables militaires et gouvernementaux ainsi qu'avec des journalistes depuis Rabat, Alger et Tunis, Carlin Yates a indiqué que «le quartier général de l'Afrique est installé à Stuttgart en Allemagne», siège du Commandement européen des forces armées américaines. La responsable américaine, qui intervenait depuis l'ambassade US à Paris, a par ailleurs indiqué que «sur les 9 milliards de dollars d'aide américaine aux pays africains dans le cadre de l'Africom, seulement 250 millions concernent le volet militaire».
Le démenti américain, si clair soit-il, laisse toutefois planer plus d'un point d'interrogation. Une déclaration de Carlin Yates elle-même vient jeter la confusion sur les réelles intentions des Etats-Unis. «Le transfert de l'Africom vers un pays africain n'est pas encore envisagé», a-t-elle lancé, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les hypothèses. Si les Etats-Unis affirment n'avoir pas (encore) envisagé ce transfert, il n'en reste pas moins qu'ils laissent entrevoir la possibilité de l'envisager. L'idée du «transfert» avait toutefois germé depuis le milieu des années 1990. Les spécialistes régionaux du département de la Défense avaient, en effet, réclamé la création d'un commandement militaire en Afrique. Les craintes sécuritaires, notamment après les multiples attaques terroristes survenues dans la région sahélo-saharienne, ont renforcé cette hypothèse. Plusieurs capitales africaines, dont Alger, avaient officiellement récusé le projet. Le ballet diplomatique effectué dans la région ces derniers temps par de hauts responsables militaires américains avait alimenté les spéculations sur les intentions américaines.

Controverse autour de l'Africom
Le commandement de l'Africom - une unité conçue pour diriger toutes les opérations militaires américaines en Afrique - a suscité une vive polémique au sein des pays africains. Si, pour l'heure, la structure reste basée en Allemagne, l'idée de l'implantation d'une force américaine de cette envergure sur le sol africain a été accueillie avec des réactions hostiles. D'autant plus que les informations fournies sur le mode de fonctionnement de cette structure restent floues. Et ce flou qui plane autour du projet américain alimente de nombreuses spéculations, voire une certaine méfiance quant à sa raison d'être. Une méfiance que les déclarations de hauts responsables US n'ont pas réussi à dissiper. Le sous-secrétaire américain à la Défense, Ryan Henry, avait essayé en vain de minimiser l'impact de ce projet, en affirmant qu'il s'agit «simplement d'un redéploiement de quelques centaines de personnes». Le président Bush n'est pas parvenu non plus à apaiser les inquiétudes, en expliquant que «l'Africom contribuera non seulement à renforcer la sécurité en Afrique, mais aussi à promouvoir le développement, la santé, la démocratie, l'éducation et la croissance économique du continent». Le démenti que vient d'apporter Washington pourrait-il stopper net les spéculations autour de ce projet ?


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