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Le 8 mars, journée-bilan peu reluisant de "l'avancement" du chantier de l'égalité hommes-femmes
Publié dans Barlamane le 08 - 03 - 2020

Le Maroc connaît un niveau d'inégalités très élevé entre les hommes et les femmes, selon le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) 2019 sur le développement humain, le Haut commissariat au Plan ( HCP) et la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF) . Ces inégalités sont notamment d'ordre économique et social. A l'occasion de la Journée international de la Femme célébrée le 8 mars, quel bilan et quelles perspectives peut-on dresser des disparités qui subsistent encore entre hommes et femmes au Maroc ?
Le rapport 2019 du PNUD sur l'IDH, publié en décembre 2019, place le Maroc dans la catégorie des pays à développement humain moyen. Le Maroc se classe 121ème sur 189 pays avec un score de 0,676. Dans le détail, en termes de développement humain, le Maroc obtient le score de 0,603 contre 0,724 pour les hommes. Ces deux scores sont utilisés pour calculer un indice de développement du genre (IDG). Dans ce dernier, le Maroc a obtenu un score 0,833, ce qui fait du Royaume un pays ayant un niveau de développement humain très inégalitaire entre les hommes et les femmes.
La quête vers l'égalité femmes-hommes n'est pas prête de s'achever. Le Maroc l'a consacrée par l'article 19 de la Constitution de 2011, l'autonomisation économique, politique et sociale des femmes marocaines a été consacrée par les articles 31 et 92, et le Maroc s'est engagé dans de nombreux accords et conventions internationaux pour les droits des femmes et s'est attelé à l'élimination de toute forme de discrimination, pourtant, sur le terrain et dans la société, peu de choses ont changé. L'on peut citer dans ce sens la loi 79.14 portant création de l'Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination (APALD), et qui malgré son vote, n'est toujours pas opérationnelle.
Grand nombre de disparités subsistent donc les plus frappantes sont économiques. Ces dernières engendrent d'autres types de disparités notamment sociales. Le PNUD y revient notamment à travers le plan économique : le revenu national brut par femme est de 3.012 dollars par an contre 12.019 dollars pour chaque homme, soit un écart de 9.007 dollars. Le Haut-Commissariat au Plan, lui aussi s'y intéresse : d'après le chiffres sortis aujourd'hui à l'occasion du 8 mars, le Maroc comptait en 2019 quelque 17,9 millions de femmes, soit 50,3% de la population, dont 13,4 millions de femmes sont en âge d'activité. L'analyse de la situation des femmes Dams le marché du travail a révélé une faible participation de ces dernières à l'activité économique. En effet, leur taux d'activité n'est que de 21,5%, largement en décalage avec celui des hommes, qui est de 71%. Ce taux d'activité est de 27,1% en milieu rural contre 18,5% en milieu urbain.
Toujours selon le HCP, le volume des femmes en situation de chômage s'établit à 388.000 personnes en 2019, soit 35% du volume global du chômage. Près de 8 femmes en chômage sur 10 sont âgées de moins de 35 ans et près de 9 sur 10 sont diplômées. Cela s'explique par le fait que, même aujourd'hui, les domaines offrant de l'emploi aux femmes restent très limités. Le HCP cite, en l'occurrence, que les femmes sont plus présentes dans le secteur de l'agriculture, forêt et pêche avec une part de 46,9% de l'emploi féminin. Le secteur des services constitue le deuxième secteur pourvoyeur d'emplois pour les femmes avec une proportion de 38,5% et celui de l'industrie, y compris l'artisanat contribue avec 14% des postes d'emploi féminins. Cette structure de l'emploi cache des disparités par milieu de résidence. En effet, en milieu rural, la majorité des postes féminins relèvent de l'agriculture, forêt et pêche (90,7%), alors qu'en milieu urbain, les femmes exercent principalement dans le secteur des services (71%).
Ajoutons que, les derniers chiffres concernant l'inégalité salariale au Maroc issus d'une étude de la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF), démontrent que les Marocaines gagnent environ 17% moins que les Marocains en termes d'inégalités salariales, et ce, malgré le recul des disparités salariales entre les deux sexes, à niveaux académiques et expériences professionnelles égaux. De plus, selon la même étude, les femmes sont essentiellement embauchées dans les secteurs à faible productivité, pour occuper des emplois peu qualifiés et faiblement rémunérés. Les femmes urbaines, notamment, celles diplômées de niveau supérieur, sont plus concernées par le chômage, avec un taux moyen de 22,8% contre 14,9% pour les hommes, soit un écart de près de 8 points, fait savoir l'ouvrage.
Face à ce portrait repoussant, l'on se demande quand même, quels acquis avons-nous pu réaliser en termes de droits de la Femme ? L'année 2019 a été fortement marquée par des avancées en ce qui concerne les terres soulaliyates. Ces mesures institutionnelles et législatives ont témoigné de la volonté du Maroc à améliorer la parité, l'égalité des chances entre les deux sexes et la promotion de la représentativité des femmes au niveau des différentes institutions. Ce sont également des mesures qui ont été acclamées au niveau international, notamment par Ivanka Trump, fille et conseillère du Président Donald Trump. En 20 ans de règne, le Roi Mohammed VI a été le principal initiateur des réformes qui ont révolutionné la parité des genres au Maroc, avec la réforme du Code de la Famille en 2004, du Code de la nationalité et certaines "retouches" du Code pénal, en plus du lancement de plusieurs stratégies nationales notamment celle de lutte contre la violence à l'égard des femmes et l'institutionnalisation de l'égalité des sexes dans la fonction publique.
Reste l'application effective de ces lois sur le terrain, le vote du code pénal avec les amendements demandés par la société civile qui consacrent l'égalité totale et l'abandon de l'interprétation de la loi coutumière et religieuse à travers la charia, jugée largement patriarcale et misogyne. Une application qui demande courage et volontés politiques.


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