Le cliché, diffusé jeudi 22 avril sur les réseaux sociaux, est devenu viral. Il livre, pourtant, une vision déformée de la scène qu'il prétend refléter. Les autorités de Rabat «ont promptement réagi» après les déclarations d'une enseignante prétendant avoir été victime «d'un harcèlement violent de la part d'un policier» dans la ville de Tamesna, après avoir été verbalisée pour infraction des dispositions de l'état d'urgence sanitaire, a déclaré la DGSN, affirmant qu'il est nécessaire «de corriger les inexactitudes publiées à ce sujet, et de clarifier la véracité des mesures juridiques consécutives à cette l'affaire». Selon la DGSN, la brigade cycliste de Tamesna a arrêté, le 14 avril 2021 une femme en violation des procédures d'urgence sanitaire, «effectuant ses achats dans un quartier populaire sans masque de protection». «L'intéressée a été verbalisée pour n'avoir pas porté de masque en public en dépit du fait qu'il lui a été demandé cde le porter», laquelle s'est rebiffée contre l'agent de police en faisant appel à l'intercession de tiers, dans une tentative claire d'entrave à l'exercice de la justice et d'interférence dans le travail d'un agent dépositaire de l'autorité publique. Le policier a «soigneusement demandé à l'intéressé d'accompagner la patrouille jusqu'au service de police, d'autant plus qu'elle ne disposait pas de document prouvant son identité, mais elle a catégoriquement refusé en proférant des menaces contre lui, ayant recours à des appels téléphoniques avec sa famille» détaille la DGSN. Une enquête judiciaire a été ouverte sous le contrôle du parquet, où la jeune femme et son accompagnatrice «ont été entendues». Le témoignage du vendeur corrobore le fait qu'il n'y a rien qui étaye les allégations de violence ou de harcèlement pendant la journée du mois sacré du ramadan, véhiculées par l'intéressée, comme cela a été mentionné dans les contenus diffusés sur le réseaux sociaux. Les autorités de Rabat ont également entendu les membres de la patrouille à l'origine de cette intervention. Dans le sillage de l'instruction judiciaire menée dans l'affaire, qui a été menée sous le contrôle du parquet compétent, l'intéressé, remise en liberté conditionnelle, a comparu devant la justice le 19 avril. Les autorités de Rabat soulignent enfin que «le corps judiciaire tranchera ce dossier», et rejette «les tentatives de préjuger du cours de l'affaire et de promouvoir des informations entachées d'inexactitudes affectant la considération personnelle du personnel de police qui remplissait ses devoirs».