Rabat : La plateforme Chikaya actualisée pour améliorer les services de santé    Logement : 96 948 bénéficiaires de l'aide directe à ce jour    Maroc : Le taux de remplissage des barrages à 75% grâce aux récentes pluies    Supporters sénégalais : le parquet réclame jusqu'à 2 ans de prison    France : Achraf Hakimi se dit «tranquille» quant à son procès pour viol    Marruecos: Análisis sociológico de la evolución de los modelos familiares    Morocco launches digital Moushaf Mohammadi app for Quranic study and recitation    Les Lionnes de l'Atlas s'imposent face à la Tanzanie en amical    Sur Ordre de Sa Majesté le Roi, S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan inaugure la Tour Mohammed VI    Sur Ordre de Sa Majesté le Roi, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan inaugure la "Tour Mohammed VI", un emblème de modernité et symbole du rayonnement des deux villes jumelles de Rabat et Salé    Artisanat : Une convention pour promouvoir l'alphabétisation fonctionnelle des artisans    Cinéma : Le CCM dévoile la liste des projets retenus pour le Festival international du film d'animation    Genève : le Maroc élu rapporteur du Comité onusien contre la Torture    Séisme d'Al Haouz : face aux insinuations de Nabila Mounib, les faits scientifiques    Abdelhamid Aït Boudlal : Rennes ferme la porte et prépare une prolongation    AS Roma : Neil El Aynaoui attise les convoitises des géants européens    Ghana : un jeune footballeur tué dans une attaque armée contre son équipe    Algérie : Blida secouée par deux attentats-suicide en pleine visite du Pape    Ormuz : Paris et Londres veulent une "mission multinationale pacifique"    Aéroport Marrakech-Menara : Hausse de plus de 10% du trafic à fin février    Bilal El Khannouss en feu : un message fort avant le Mondial 2026    Diplomatie parlementaire : le Maroc prend les rênes des Sénats africains    Conseil des ministres : 210 milliards de DH pour refonder le développement territorial    Parlement : le bilan de l'action gouvernementale prévu ce mercredi    L'essor des hubs technologiques en Afrique, moteur de l'économie numérique    Pêche: Plus de 3 MMDH de produits commercialisés à fin mars    Faux SMS d'amendes routières : la NARSA alerte sur une tentative d'arnaque    Bourse de Casablanca : ouverture en grise mine    Conseil de la paix : Des dirigeants palestiniens saluent l'importance de l'engagement précoce du Maroc    Législatives 2026 : Benkirane veut cohabiter avec le «contrôle de l'Etat» et la «rente»    Des migrants marocains parmi les 25 expulsés des Etats-Unis accueillis au Costa Rica    Meurtre d'un prêtre à Algésiras : Kanjaa jugé irresponsable, internement confirmé    Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh rempile    Legislative Elections 2026: Benkirane seeks to coexist with «state control»    Atteintes à l'environnement : l'ANEF contribue aux travaux du CESE pour une chaîne intégrée    Le Moambe, le plat congolais qui révèle toute l'Afrique    De l'instant spontané à la reconnaissance officielle... L'histoire complète d'Ayoub Fadil..originaire d'Essaouira qui a conquis le cœur des Chinois    Le temps qu'il fera ce lundi 13 avril 2026    Le Liban dit œuvrer pour un retrait israélien total de son territoire    FEMUA 18 : Abidjan lance une édition sous le signe de l'IA    Moulay Youssef Elkahfaï explore l'âme humaine à Marrakech    Trump annonce un blocus du détroit d'Ormuz avec effet immédiat    Tétouan, une médina séculaire porteuse de l'héritage d'Al-Andalus    Archives au Maroc : le temps d'un basculement stratégique    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Législatives algériennes : le régime veut consacrer «la normalisation autoritaire»
Publié dans Barlamane le 13 - 06 - 2021

L'Algérie attend le résultat des élections législatives anticipées de samedi, marquées par un très fort taux d'abstention, nouveau signe de désintérêt de la population, après le boycott du scrutin par le mouvement contestataire du Hirak et une partie de l'opposition.
«La situation du régime algérien est très embarrassée. De toutes parts acculé ou débordé, essaye-il de se retrancher derrière ces élections destinées à mater l'opposition, on le débusque et on l'amène à la réalité, celle de son illégitimité» décrit une source proche du dossier à Barlamane.com, qui note que «ces législatives ne sont qu'une véritable comédie. Le pouvoir kleptomane tempère l'absolu de ses thèses par l'adoucissement trompeur de son langage et ses promesses de modération. Or, c'est l'autoritarisme électoral qui se précise pour faire durer le système de prédation». Le taux de participation national provisoire n'a atteint que 30,20 %, selon le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Chorfi.
«Le régime n'atténue pas une seule de ses attaques ; il les renouvelle en les exagérant, mêlant le faux et le vrai, donnant autant d'importance aux accusations imaginaires contre le Hirak qu'aux griefs infondés, ne pouvant cependant que se discréditer, tant est générale dans les classes sociales et politiques la prévention contre lui» note un activiste du Hirak.
Le taux de participation à l'étranger est également « très bas, de moins de 5% », a précisé M. Chorfi.
Comme lors des précédents scrutins, l'abstention est quasi totale dans des préfectures de Kabylie (nord-est), à Béjaïa, Bouira et Tizi Ouzou, où la participation est inférieure à 1%.
«Raz-de-marée abstentionniste», titre ainsi Liberté en Une. «Comme attendu, les Algériens ont majoritairement boudé les urnes. Le faible taux de participation confirme la tendance lourde au rejet du scrutin», estime le quotidien francophone.
La composition de la prochaine assemblée pourrait être connue dans ses grandes lignes dimanche mais, en raison du dépouillement «compliqué», les résultats officiels pourraient ne pas être annoncés avant 96 heures, a précisé le président de l'ANIE.
Les opérations de vote se sont déroulées généralement dans le calme à Alger, où les électeurs se sont fait rares, et en province, sauf en Kabylie.
Dans cette région berbérophone, traditionnellement frondeuse, la plupart des bureaux de vote étaient fermés et des échauffourées ont éclaté dans plusieurs communes, avec saccage des urnes, selon la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme et le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), qui ont fait état de dizaines d'interpellations.
Le pouvoir est déterminé à imposer sa «feuille de route» électoraliste, en ignorant les revendications du Hirak: Etat de droit, transition démocratique, souveraineté populaire, justice indépendante.
Quelque 24 millions d'Algériens étaient appelés à élire les 407 députés de l'Assemblée populaire nationale pour cinq ans. Ils devaient choisir parmi 2 288 listes, dont plus de 1 200 s'affichent comme «indépendantes».
C'est la première fois qu'un nombre aussi élevé d'indépendants se présentent face à des prétendants endossés par des partis largement discrédités et jugés responsables de la crise dans le pays.
Ils devraient être les bénéficiaires du scrutin, avec les partis islamistes modérés qui ont choisi d'y prendre part et se disent «prêts à gouverner».
Les vainqueurs des précédentes législatives en 2017, le Front de libération nationale et le Rassemblement national démocratique, associés à l'ère Bouteflika, sont aujourd'hui déconsidérés.
Avant le scrutin, le chef d'état-major, le général Saïd Chengriha, avait mis en garde contre « tout plan ou action visant à perturber le déroulement » du vote. Le régime s'est efforcé ces derniers mois d'étouffer la contestation, interdisant les manifestations et multipliant les interpellations et les poursuites judiciaires visant opposants, militants, journalistes et avocats.
Quelque 222 personnes sont actuellement incarcérées pour des faits en lien avec le Hirak et/ou les libertés individuelles, selon le CNLD.
Estimant avoir déjà répondu aux demandes du Hirak, le pouvoir dénie depuis plusieurs mois toute légitimité à ce mouvement sans véritables leaders, qu'il accuse d'être instrumentalisé par des «parties étrangères».
Il s'agit des premières législatives depuis le soulèvement populaire inédit et pacifique, né le 22 février 2019 du rejet d'un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, poussé près de deux mois plus tard à la démission après 20 ans de règne.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.