Le Maroc élu au Conseil exécutif de l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques    Mondial 2022: France et Australie passent, la Tunisie out    Laâyoune / Droits de l'Homme : Pour une meilleure intégration dans la planification et la gestion urbaine    La Tunisie bat la France(1-0), championne du monde, mais quitte le mondial    Mondial 2022 : Yassine Bounou "prêt" pour le Canada    Covid-19/Maroc : 1.283 cas actifs à l'échelle nationale    Casablanca / Associatif : Zakoura en faveur de l'éducation des tout-petits    Rabat / Inauguration : «La parure» dispose de son propre musée !    Naufrage algéro-polisarien !    Tenue de la 3e réunion du Comité de Pilotage du Programme National d'Approvisionnement en Eau Potable    Maroc-Chine : Signature à Rabat d'un MoU pour la promotion du commerce    La Centrale Turbines à Gaz Mohammedia 300 MW remporte la certification ISO 45001    Qatar 2022: la FIFA ouvre une enquête contre le Sénégal    Eau Potable et Irrigation : Akhannouch préside la troisième réunion du Comité de Pilotage du PNAEPI 2020-2027    Secousse tellurique ce mercredi au large de Driouch    Santé universitaire: signature à Rabat d'une convention de partenariat portant sur le Plan d'action 2022-2026    H&M supprime 1.500 emplois dans le monde    Canada – Maroc : Les Lions de l'Atlas, avec ou sans Sofyan Amrabat ?    Mercato : Cristiano Ronaldo en Arabie Saoudite pour 200 millions euros !?    Sommet Etats-Unis-Afrique : Revers de plus pour Alger et sa milice séparatiste    France : Une restauratrice condamnée à indemniser une cliente voilée    Palestine : Grève générale et des affrontements en Cisjordanie occupée    Santé: le gouvernement passe à la vitesse supérieure    Palestine : Pour le président de l'AG de l'ONU, "l'occupation doit cesser"    En visite en janvier au Maroc, Macron va-t-il ramener avec lui un nouvel ambassadeur?    Charrettes à traction animale : Le Conseil de Casablanca a du mal à y mettre fin    ONU/Foot : Carton rouge aux discours de haine    Concert « Stars in The Place 2022 » à Marrakech : les têtes d'affiches !    K-pop : Saiki Weesa de Pychic Fever revient sur ses origines marocaines    Les confessions touchantes du père de Walid Regragui (VIDEO)    CDG : Comment se présente 2023 ?    Mondial 2022 / Lu sur Twitter ce mercredi matin : Franck Leboeuf présente ses excuses après ses propos sur le Maroc / Stéphanie Frappart première femme à arbitrer un match de coupe du monde masculine    Décès de l'ancien président chinois Jiang Zemin    Bénin-Maroc: échange des instruments de ratification relatifs à la Convention en vue d'éviter la double imposition (communiqué)    L'institutionnalisation du dialogue social contribue à garantir les conditions nécessaires pour développer la production    Charte de l'investissement. La Chambre des Conseillers adopte le projet de loi-cadre    Météo. De la pluie dans plusieurs provinces du Royaume et même de la neige...    Le temps au Maroc, ce mercredi 30 novembre 2022    Revue de presse quotidienne de ce mercredi 30 novembre 2022    Le sida est toujours là... Faisons un don !    TGCC : Des projets d'expansion dans le pipe d'ici fin 2022    Maroc : Démarrage de la période de souscription à l'introduction en bourse d'Akdital    IPPIEM: Principaux points de la note du HCP    Un MOOC sur le patrimoine vivant et le développement durable présenté à Rabat    Exposition «Melehi à Loft Art Gallery 2009–2020» : Histoire de complicité entre un artiste et sa galerie    8 longs-métrages et 3 courts-métrages à découvrir dès le 7 décembre    Front commun Maroc-UNESCO pour la protection du patrimoine    Cinéma : Une célébration haute en couleur pour la 20e édition anniversaire du FIFM    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Maroc : le casse-tête du PJD pour former son gouvernement (JA)
Publié dans Barlamane le 22 - 10 - 2016

Onze jours après sa nomination en tant que chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane n'en est qu'au début de ses consultations pour former sa majorité. Les alliances les plus inattendues commencent à apparaître.
Au Maroc, les consultations en vue de la constitution d'une alliance gouvernementale se passent dans un tel désordre que les analystes politiques n'ont pas intérêt à s'aventurer dans des pronostics.
Contre toute attente, l'Union socialiste des forces populaires (USFP, gauche), ennemie déclarée du PJD, s'est dite disposée à participer au gouvernement d'Abdelilah Benkirane. « Nous avons décidé de mener des consultations avec le nouveau chef de gouvernement et nous attendons sa proposition », a déclaré le secrétaire général de l'Union, Driss Lachgar, à l'issue d'une réunion de concertation avec le chef islamiste le mercredi 19 octobre. Le même Lachgar qui, à la veille des élections du 7 octobre, avait prévenu « d'un scénario à la syrienne » si jamais le parti islamiste devait arriver en tête…
Perdant mais audacieux
Au terme du scrutin législatif, l'USFP a perdu la moitié de ses sièges au Parlement (20 contre 42 en 2011), une des plus importantes défaites de son histoire, mais cela ne l'a pas empêchée de répondre à l'invitation de ses adversaires idéologiques, ni de leur faire part de de ses vues sur la présidence du parlement.
« Il faut éviter de trop interpréter ces premières consultations qui n'augurent en rien de la participation de l'USFP. Tout ce qui se joue actuellement, y compris la présidence du perchoir, ce ne sont que des cartes de négociation que notre parti entend jouer pour peser dans la nouvelle équipe au pouvoir », affirme un membre du bureau politique de cette formation. Il n'en reste pas moins que ces potentielles alliances contre-nature ont de quoi dérouter.
Un bloc islamo-socialiste
Avec ce virage, l'USFP voudrait rejoindre ses anciens partenaires de la Koutla (une coalition formée par les socialistes de l'USFP, les nationalistes de l'Istiqlal et les anciens communistes du PPS sous Hassan II mais qui n'a jamais vraiment fonctionné), qui sont d'accord pour pactiser avec les islamistes afin de faire contrepoids aux penchant conservateurs de ces derniers.
Le 17 octobre, à l'issue d'une réunion avec l'état major de l'Istiqlal, Driss Lachgar avait fait savoir que son parti ferait tout pour « l'intérêt de la nation » et pour éviter tout retard dans la formation du nouveau gouvernement « qui pourrait paralyser les institutions ». « La stabilité du pays doit émaner d'un effort collectif qui transcende les conflits politiques », a t-il doctement déclaré.
Dans les rangs de la gauche, le virage à 360 degrés du patron socialiste a eu l'effet d'une douche froide. D'autant qu'il se trouve aux antipodes de la position de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), invitée à participer au prochain gouvernement et qui a adressé une fin de non recevoir à Abdelilah Benkirane pour « divergences idéologiques ». « Certes, cette fédération ne pèse que deux sièges au Parlement mais elle est restée fidèle à ses principes », se désole un ancien membre de l'USFP. Le nouveau positionnement de Driss Lachgar, notre source ne s'en offusque pas outre mesure : « on sait tous qu'il a toujours été du côté gagnant », lâche-t-elle.
La variante RNI
S'ils arrivent à s'entendre, le PJD, l'USFP, le PPS et l'Istiqlal formeraient 203 sièges au Parlement, un peu au-dessus du seuil exigé pour former une majorité. Mais rien n'est encore joué. Le Rassemblement national des indépendants (RNI), occupé à préparer son congrès extraordinaire du 29 octobre qui officialisera Aziz Akhannouch au poste de secrétaire général, ne s'est pas encore prononcé. Si Benkirane l'invite à participer, il pourrait se présenter avec ses alliés de l'Union constitutionnelle (UC) avec qui il a formé un groupe parlementaire commun pesant 56 députés, soit la troisième force du Parlement après le PJD et le PAM.
Le PAM dans l'attente
Le seul parti qui paraît isolé pour le moment est le Parti authenticité et modernité (PAM), obligé d'attendre que chacun se soit positionné vis-à-vis du PJD pour former son opposition. Mais il a déjà commencé son travail de parti opposant en annonçant son intention d'adresser un mémorandum au roi demandant un amendement de la Constitution dans le but de mieux encadrer l'exercice du pouvoir et de faire barrage à l'instrumentalisation de la religion dans les campagnes électorales. Le PJD n'a qu'à bien se tenir. Une chose est sûre, ses consultations gouvernementales sont parties pour durer.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.