Football: Tarik Sektioui, nouvel entraîneur de la sélection omanaise    Exploit au Caire : l'AS FAR renverse Pyramids et s'ouvre les portes du dernier carré    Trump menace de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz d'ici 48h    L'AS FAR bat Pyramids et file en demi-finales de la Ligue des champions de la CAF    Morocco's FAR reach CAF Champions League semi-finals after historic win over Pyramids    U23: Double confrontation amicale du Maroc face à la Côte d'Ivoire les 26 et 30 mars    Port d'Essaouira : Baisse de 45% des débarquements de pêche à fin février    Report de la visite de la rapporteuse de l'ONU sur la torture à Rabat et Laayoune    CAN 1976 : comment L'Equipe, BeIN Sports, Goal et Koora ont relayé une fake news sur le Maroc    Sahara : l'administration Trump annonce un «examen stratégique» de la MINURSO    Marrakech-Safi : 12.341 entreprises créées en 2025    Aïd Al-Fitr : Casablanca déploie un dispositif renforcé pour l'accueil du public dans ses parcs et jardins    L'ambassadeur du Maroc empêché accéder à la cour de la Mosquée Hassan II au Sénégal : une source évoque une procédure protocolaire habituelle    Après une absence due au service militaire... le groupe coréen BTS signe un retour en force avec des chiffres records    Accord agricole Maroc-UE : la Commission européenne soutient le système d'étiquetage    Tanger-Med : Saisie de 4 tonnes de cannabis dissimulées dans du faux poisson    Après-pétrole maritime : ce que le Maroc peut faire, dès maintenant    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    2ème tour des municipales en France: La participation focalise l'attention    Paradoxe des Lions : Regragui part sans titre, Ouahbi arrive déjà champion    Commerce extérieur : le Maroc accélère sa transformation numérique    Kyntus Morocco Branch : dans l'Oriental, 220 emplois créés, 400 visés d'ici 2028    Sultana Khaya sort du silence et dément toute «scission» avec le Polisario    Sultana Khaya rompe el silencio y desmiente cualquier «ruptura» con el Polisario    Sénégal : Contrainte par la CAF, la FSF tente d'éteindre la polémique autour du maillot Puma à une étoile    Gaz de Tendrara: Le commercialisation annoncée pour le troisième trimestre 2026    De la 2G à la 6G : une innovation chinoise réduit la consommation d'énergie et multiplie la vitesse des communications    Ligue 1: Bilal Nadir de retour à l'entrainement avant le choc OM-Lille    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Le temps qu'il fera ce samedi 21 mars 2026    Washington allège ses sanctions contre le pétrole iranien pour faire baisser les cours    Pétrole: Les stocks stratégiques commencent à être mis sur le marché    L'ambassadeur de France Christophe Lecourtier annonce son départ du Maroc    Tanger Med: Mise en échec d'une tentative de trafic de plus de 3,9 tonnes de chira    Alerte météo: Averses orageuses et fortes rafales de vent ce vendredi    Etablissements pionniers : L'ONDH engage 15,8 MDH pour mesurer la conformité à la labellisation    Rabat. SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée "Ahl Fès" et reçoit les voeux en cette heureuse occasion    Mort de Chuck Norris, légende du cinéma d'action    Théâtre : Ouverture des candidatures pour le soutien aux projets culturels et artistiques    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Aïd Al Fitr célébré vendredi au Maroc    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplira vendredi la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La France a fait le bon choix
Publié dans Barlamane le 27 - 10 - 2024

La visite d'Etat du président Macron au Maroc, dans le contexte actuel, se présente comme un événement diplomatique majeur et hautement symbolique. Après les moments de forte tension que les relations franco-marocaines ont traversés ces dernières années, l'heure est à la détente et à la réaffirmation de l'amitié entre les deux pays.
La visite du président français offre l'occasion de relancer et d'adapter la relation bilatérale. Montrer un soutien concret à la marocanité du Sahara, accompagner les efforts de modernisation du Maroc et renforcer la coopération bilatérale sont des gestes français attendus. Le soutien de la France à la souveraineté du Maroc sur le Sahara et son appui explicite au plan d'autonomie marocain pour cette région marquent un changement significatif et ouvrent des perspectives diplomatiques et économiques plus solides entre les deux pays.
Pour répondre aux attentes marocaines, l'engagement français devra se traduire en actions tangibles destinées à promouvoir une approche sans ambigüités qui s'aligne sur les aspirations de Rabat.
Le discours que M. Macron prononcera au parlement sera le point d'orgue de cette visite, dont le succès dépendra largement de l'équilibre qui sera trouvé entre les contraintes internationales de la France et son engagement auprès d'un pays ami historique.
Issue politique rapide au Sahara
Membre permanent du Conseil de sécurité, la France pourrait désormais jouer un rôle plus actif pour une résolution durable de la question du Sahara au Conseil de sécurité. Elle pourrait :
Encourager une résolution plus favorable au plan d'autonomie marocain en recherchant des appuis parmi d'autres membres du Conseil, notamment les Etats-Unis.
Pousser pour une issue politique rapide sur la base du plan d'autonomie en tant que solution pragmatique, dans l'optique de stabiliser la région du Maghreb et de mieux répondre aux défis de sécurité régionale.
Intégrer les pays africains dans un dialogue diplomatique autour de cette question, pour renforcer l'approche de soutien au plan marocain.
Par son positionnement stratégique aux côtés du Maroc, la France ambitionne de préserver son influence dans une région où elle fait face à une concurrence croissante de la part d'autres puissances. Par la même occasion, elle renforce un allié stratégique loyal, le Maroc, sur lequel elle sait qu'elle peut compter. Cette orientation stratégique vers le Maroc apparaît comme un choix pragmatique de la part du président Macron, après l'échec des tentatives de rapprochement avec l'Algérie. En privilégiant une relation renforcée avec le Maroc, et après avoir perdu pied au Sahel, la France assure au moins un point d'ancrage solide en Afrique du Nord, face à une concurrence internationale accrue et des enjeux sécuritaires en constante évolution.
Le Maroc, du fait de sa proximité géographique avec l'Europe et de sa coopération sécuritaire avec les pays européens proches, la France en particulier, est un partenaire clé pour Paris dans la lutte contre le terrorisme et la gestion des flux migratoires. En consolidant l'alliance avec le Maroc, la France, comme hier l'Espagne, espère mieux contrôler ces enjeux tout en sécurisant ses propres frontières.
Opportunités économiques
Le soutien de la France permettra au Maroc, désormais, de lancer des projets de grande envergure. On peut s'attendre à une réactivation de projets d'infrastructures, de transports et d'énergie renouvelable, secteurs où la France et ses entreprises sont particulièrement compétitives.
Les accords pourraient se concentrer sur :
Le renforcement des investissements dans les infrastructures ferroviaires, dans le but d'étendre le réseau marocain, notamment de lignes à grande vitesse.
Les énergies renouvelables, où le Maroc est un leader africain, et où des partenariats stratégiques avec des entreprises françaises pourraient émerger, avec une priorité pour le solaire et l'éolien.
Le développement numérique et technologique, afin de soutenir la stratégie numérique marocaine, notamment dans la cybersécurité et la transformation numérique.
Avec le soutien au plan d'autonomie, la France a fait le choix de la raison, au risque d'approfondir la brouille avec Alger. Mais l'Algérie, empêtrée dans ses problèmes et ses contradictions, n'a plus ni influence ni prestige et sa parole, dévalorisée, a perdu toute crédibilité, même auprès de ses alliés. Qui le sait mieux que Paris, qui préfère miser sur la stabilité d'un allié engagé dans des réformes internes et une diplomatie proactive, plutôt que de s'épuiser à essayer de gérer les caprices et les sautes d'humeur d'un partenaire imprévisible.
Avec le soutien au Maroc dans ses ambitions régionales, qui s'affirment nettement avec l'ouverture du royaume sur l'Atlantique, la France a fait le bon choix, celui de la raison.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.