Le projet de la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Kénitra à Marrakech progresse avec l'ouverture du chantier du tronçon TOARC 3 bis, situé à proximité de l'aéroport international Mohammed V. Ce segment, essentiel pour la continuité de la ligne vers le sud, englobe des opérations complexes de terrassement, la construction d'ouvrages d'art et l'installation des infrastructures de communication et de sécurité. Le marché, référencé sous le numéro 624318, prévoit un délai d'exécution de vingt-neuf mois. L'Office national des chemins de fer (ONCF) a confié l'assistance à la maîtrise d'ouvrage aux sociétés Egis, Systra et Navec tandis que la société STAM assure la conduite des travaux. Le bureau d'études Setec Maroc et le laboratoire LPEE sont chargés des contrôles techniques et de la conformité des matériaux utilisés. Les travaux de terrassement concernent non seulement la préparation de la plate-forme ferroviaire mais aussi la stabilisation des sols, un enjeu majeur dans cette zone marécageuse. Les ouvrages d'art incluent la construction de passages supérieurs et inférieurs destinés à assurer la fluidité du trafic routier et agricole dans les zones traversées. La mise en œuvre des clôtures de sécurité, élément clé pour la protection des infrastructures et la prévention des intrusions, s'accompagne de l'installation de rétablissements de communication souterrains, garantissant la continuité des réseaux affectés par le tracé ferroviaire. Ce tronçon s'inscrit dans la phase préparatoire de l'extension de la LGV vers Marrakech, un projet qui, une fois achevé, réduira le temps de trajet entre Casablanca et la ville ocre à environ 1 h 30, contre plus de trois heures actuellement. L'ONCF veille, selon ses propres termes, à l'exécution rigoureuse du chantier, en conformité avec les normes environnementales et les exigences de sécurité ferroviaire.